III. — Fracture du péroné au-dessus de la malléole externe
C’est parmi ces fractures que se rencontre la fracture à grandes déformations qu’on appelle imporprement la fracture de Dupuytren. Les rares chirurgiens qui ont lu le mémoire trop célèbre de Dupuytren savent que Dupuytren ne différenciait pas les cas très graves des cas moins graves, puisque ce fameux mémoire comporte la statistique de deux cent dix-sept cas traités par son appareil. En réalité il réunissait ensemble toutes les fractures du péroné. Il éliminait celles qui étaient à plus de trois pouces au-dessus de l’articulation. 11 ne les considérait pas comme susceptibles des déformations qu’il croyait toujours possibles avec les autres,- pour lesquelles il appliquait son attelle spéciale le long du côté interne du membre pour permettre à des tractions sur le pied de corriger la tendance à son déplacement latéral.
Dupuytren avait raison de différencier des autres les fractures siégeant au-dessus de sept centimètres. Nous avons la même raison de rappeler ici qu’elles sont fort différentes des fractures situées plus bas. Elles sont sans tendances aux déformations. Elles ne demandent que le repos au lit, une simple gouttière