USAGE DES BÉQUILLES
le diriger au lieu de l’abandonner à lui-même, il faut l’inciter à l’exercice, tout en lui recommandant de n’en pas trop faire.
Si on ne le dirige pas, il en a pour fort longtemps par exemple à se servir de béquilles auxquelles il s’habituera et qui lui causeront des accidents, ou bien il subira des complications nouvelles, quelquefois des déformations, parce qu’il n’a pas su profiter du secours temporaire qu’elles doivent lui assurer.
Il importe de bien diriger l’usage des béquilles que l’on donne systématiquement aux blesssés et qui peu* vent rendre des services ou causer des accidents.
Chez les fracturés les béquilles ne doivent avoir qu’un but, permettre la déambulation alors qu’il est impossible au sujet de mettre le pied par terre.
On a souvent le tort de continuer l’usage des béquilles pendant un temps beaucoup trop considérable, et cet usage empêche précisément les progrès que le sujet pourrait faire dans des essais de marche. Si le membre conserve quelque sensibilité ou si le sujet éprouve quelque paresse, les béquilles sont utilisées immédiatement et il n’y a aucune raison pour que la fonction revienne dans de bonnes conditions.
Aussi, sytématiquement, aussitôt que la béquille n’est plus indispensable pour empêcher tout appui