‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 22 sur 194 · MES OBSERVATIONS ANCIENNES · texte numérisé non relu

MES OBSERVATIONS ANCIENNES

vation qui m’avait beaucoup frappé. J’avais eu la bonne fortune, dès le début de mes études médicales, d’être initié au massage pour l’entorse tibio-tarsienne par un de mes maîtres. Mais celui-ci, comme tous les autres, m’avait mis en garde contre les cas obscurs dans lesquels on confond l’entorse et la fracture du péroné, ce qui vous expose à masser une fracture au lieu d’une entorse et doit causer les accidents les plus graves. J’eus la bonne fortune de faire l’observation du contraire. Je fus frappé de voir guérir sans incident aucun, même avec une grande perfection, un sujet que j’avais bien observé, qui fut massé par un empirique, malgré une fracture très évidente du péroné, méconnue et niée par l’empirique. Cette guérison survint malgré la brutalité très connue du masseur, malgré la douleur subie, malgré les craquements osseux perçus pendant le massage, par le patient. J’eus ensuite l’occasion de suivre le malade pendant bien des années et de constater le bon état du membre.

Ces observations m’avaient conduit, dès mon internat (1866-1869), à étudier tous les cas contredisant les idées reçues, et à chercher toutes les occasions de diminuer la part de l’immobilisation absolue dans les fractures, très frappé que j’étais partout des désastres dûs à l’immobilisation absolue et pro-

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