‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 23 sur 194 · OBSERVATIONS SUR LE MOUVEMENT · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LE MOUVEMENT

longée que nous étions chargés d’instituer, et qu’en toutes occasions je tâchai d’éviter.

En 1874, je commençai l’application très régulière de la méthode de Lister. Le traitement des fractures compliquées de plaies fut, pour moi, comme pour tous les chirurgiens de cette époque, l’objet de soins tout particuliers. Je constatai rapidement, comme je l’ai signalé dans mon Manuel de chirurgie antiseptique (1876 et 1880) que le mouvement ne gêne pas la réparation d’une fracture ouverte et traitée par la méthode de Lister. A cette époque, l’application de la méthode nécessitait des pansements et par conséquent des mouvements fréquents. Je suivis, entre autres cas, une fracture du coude avec plaie qui, malgré des pansements faits tous les quatre jours, se répara avec autant de rapidité que celles qui étaient tenues dans la plus complète immobilité *.

1 Dans ma Chirurgie antiseptique , publiée en 1879, on trouvera la phrase suivante : « Tandis que les auteurs attachent une importance capitale à l’immobilisation d’une fracture compliquée, nous trouvons ici qu’avec de petits mouvements, avec un appareil médiocrement immobilisant, la consolidation se fait bien, et aucune complication inflammatoire n’en résulte. Ce fait a une valeur réelle pour le traitement de certaines fractures. Même j’ai pris l’habitude, dans les cas de fractures articulaires voisines des articulations, de ne pas immobiliser absolument, de façon à tâcheivde conserver les mouvements articulaires. »

LUCAS-CHAMPIONNIÈRE.

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