INFLUENCE SUR LA DOULEUR
La douleur résulte des déchirures des parties molles et des tiraillements, des irritations des filets nerveux par les fragments. Mais elle résulte aussi des contractures musculaires provoquées par ces irritations.
C’est précisément à cause de la nécessité de calmer la douleur au plus vite que l’immobilisation a dominé la thérapeutique des fractures. L’observation la plus élémentaire montre que le meilleur moyen de calmer promptement la douleur est d’immobiliser les fragments d’os brisé. Mais ce résultat n’a rien de définitif. 11 n’est même que passager, car longtemps encore le moindre mouvement réveillera la douleur jusqu’à ce que des modifications intimes se soient produites dans la profondeur des tissus. 11 y a plus, des crises douloureuses éclatent dans les membres les mieux immobilisés dépendant des contractures musculaires très variables suivant les sujets et suivant les fractures, mais qui n’ont de tendance à disparaître qu’après un très long temps. Ce phénomène a encore contribué à faire immobiliser le membre non pas momentanément mais définitivement jusqu’à ce que tout phénomène de consolidation soit achevé.
L’observation clinique apprend pourtant que ces douleurs qui se produisent non seulement au niveau de la fracture, mais au voisinage et au loin sur les muscles, les tendons et les articulations peuvent être