CHAPITRE PREMIER
De ce qui constitue la valeur «les choses.
Nous venons d’étudier l’histoire de la production des richesses : nous avons vu comment les différentes branches de l’industrie humaine concouraient, au moyen des fonds de terre et des capitaux, à la création des valeurs. Il convient d’examiner maintenant quel est le fondement de la valeur des choses, et par quelle série de phénomènes ces choses pourvues de valeur se distribuent dans les veines du corps social. On comprendra mieux tout ce qui doit se rapporter aux variations dans les prix, à la source de nos revenus, aux profits attachés à chaque industrie, aux effets de la distribution des richesses sur la population, et à ceux des revenus perçus d’une nation dans l’autre, c’est-à-dire aux exportations.
La valeur des choses dépend de leur utilité reconnue. Elle se mesure par la quantité de tout autre produit qu’on peut se procurer en échange. Mais cette manière de mesurer est sujette à quelques inconvénients, et elle présente certaines difficultés qu’il est nécessaire d’éclaircir. Ouel est, par exemple, le juge de la valeur des choses? Est-ce l’acheteur ou le vendeur?
Commençons par les richesses naturelles. Ce sont celles que la nature a départies avec une égale abondance à tous les hommes, comme l’air, l’eau, la lumière. Leur valeur n’est point échangeable, et par conséquent elles n’ont point de