RUINE DE JÉRUSALEM
avant la ruine de Jérusalem, on ne cessait de voir dans le temple des choses étranges. Tous les iours | y paraissait de nouveaux proûiges, de sorte qu'un sions fameux rabbin s'écria un jour : O temple ! 6 temet se ! qu'est-ce qui l'émeut et pourquoi te fais-tu oliqueMpeur à toi-même?
» Un bruit affreux fut entendu par les prêtres dans le sanctuaire le ‘jour de la Pentecôte, et, du fond de ce lieu sacré, une voix fit entendre ces paroles : Sorions d'ici ! sortons d'ici ! Les saints anges protecteurs du temple déclarèrent hautement qu'ils il'abandonnaient, parce que Dieu, qui y avait établi a demeure durant tant de siècles, l'avait réprouvé, » Josèphe et Tacite mème ont raconté ce prodige qui ne fut aperçu. que des prêtres. Mais un putre prodige éclata aux yeux de tout le peuple. Quatre ans avant la guerre, un homme, dit Josèphe, se mit à crier : « Une voix est sortie du côté t deuMe l'Orient, une voix est sortie du côté de l'Occis Juifent. une voix est sortie du côté des quatre vents : touteMoix contre Jérusalem et contre le temple ; voix ommontre le peuple. » Depuis ce temps, nuit et jour il itre 1e Cessa de crier : Malheur, malheur d Jérusalem ! punis 31 redoublait ses cris les jours de fête. Aucune étaienutre parole ne sortit de sa bouche : ceux qui le érationlaignaient, ceux qui le maudissaient, n’entendiville elfent jamais de lui que cette terrible paroie : Males ant à Jérusalem ! Il fut interrogé et condamné au d ouet par les magistrats ; mais à chaque coup, il ‘écriait sans jamais se plaindre : Malheur d Jéru-.
Jssuet mud e ite an
alem ! Renvoyé comme un insensé, il courut tout e pays en répétant sans cesse sa triste prédiction. | | à
Il continua durant sept ans à crier de la sork sans que sa voix s’affaiblit. Enfin, lors du derni siége de Jérusalem, il se renferma dans la vill tournant infatigablement autour des murailles, criant toujours : Maiheur au temple, malheur la ville, malheur à tout le peuple ! Puis, àl ajout Malheur à moi-même ! et aussitôt 1l fut tué d COup de pierre lancée par une machine de guerre, 7 8. PmsE DE JÉRUSALEM (70). — Les Juifs, avaient toujours supporté avec peine le joug d Romains, s'étant révoltés, Vespasien fut chargé Néron de les réprimer. Les chrétiens, avertis p la prophétie du Sauveur des, maux qui allaient fo dre sur Jérusalem, se retirèrent dans la petite vi de Pella, au milieu des montagnes de la Syrie ; 1 Juifs, au contraire, restèrent dans la cité où ils. D : préparèrent à résister aux Romains. Vespasi | ayant alors été appelé à l'empire, laissa le com mandement de son armée à Titus son fils, qui v
. mettre le siége devant Jérusalem (69).
a Ce prince établit son camp à une petite distan | de cette cité et en intercepta toutes les issud lil Comme la fête de Pâques approchait, une immen | | multitude de Juifs se trouva renfermée dans \| ville, de sorte qu’en peu de temps tout ce qu | avait de vivres fut consommé. Bientôt la fami | se fit sentir d'une manière cruelle. Les factieux. jetaient dans les maisons pour les piller, ils mi traitaient ceux qui avaient caché quelques prof sions, et les forçaient par des menaces ou des tot ments à les leur livrer. La plupart des citoye en étaient réduits à manger ce qu'ils trouvaiel
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