‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 110 sur 180 · SAINT THOMAS BECKET ET HENRI I · texte numérisé non relu

SAINT THOMAS BECKET ET HENRI I

ja Pologne et la Hongrie, il passa en Italie, prétendant exercer un pouvoir absolu sur les villes lombardes, qui, depuis longtemps, jouissaient d’une indépendance presque complète, et sur Rome ellemême. Il avait fait donner à ses prétentions une sorte de sanction par l’université de Bologne, qui avait décidé, qu'en sa qualité d'empereur, il était le maître du monde. Milan, la plus puissante des républiques lombardes, s'arma pour résister au despotisme impérial ; mais après une lutte héroïque qui dura deux ans, les habitants furent contraints de se rendre à discrétion. L'empereur ordonna que sous huit jours la ville fût évacuée ; il fit ensuite raser cette opulente cité, et semer du sel sur ses : ruines (1162).

®. EXIL D'ALEXANDRE Hi. — Toutes les autres

Wiles, saisies de terreur, se soumirent alors, et l'empereur leur imposa, sous le nom de podestats, des gouverneurs qui les tyrannisèrent par d’hor- Bribles exactions. Frédéric, dans l'ivresse de son preueil, était allé jusqu’à se déclarer en quelque

jorte chef de la religion, en nommant un antipape verains, M

entièrement dépendant de ses volontés, et le pape Alexandre III avait été obligé de.se réfugier en rance où un généreux asile lui avait été offert.

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