SAINT THOMAS BECKET RÉSISTE A HENRI
E- Au moment où le courageux pontife abandon-
aitses États, Thibaut, archevêque de Cantorbéry, Élait aussi contraint de quitter l'Angleterre, pour
Bvoir soutenu les droits de l'Église contre les-pré-
entions despotiques du roi Henri IT. Le prélat Thijaut étant mort, le roi crut utile à ses ambitieux :
153 CINQUIÈME ÉPOQUÉ.
projets de donner le siége vacant à Thomas Becker R et p qui était alors son premier ministre. Thomas, crai. M Églis gnant que sa conscience ne pût souffrir les nsur. M tôt | pations que préméditait Henri contre Les droits du BR mo clergé, refusa obstinément l'honneur qui lui était M Quoi fait. Mais le monarque insista, et le chancelier Be cœur dut échanger les sceaux de l'État contre la crosse R cour primatiale (1162). Dès lors, un changement com. BB rant plet s'opéra dans sa vie : il quitta le faste de la RS rent cour, dont il se parait avec ostentation quand i D de l était chancelier, pour pratiquer la pauvreté aposto- R& tien, … Jique. Il devint le père des pauvres, ct résolut de M leri “4 défendre les droits de son Église. 11 demanda donc ÿ à Henri de jui restituer tous les biens dont il l'a- Æ chré vait injustement dépouillée ; mais celui-ci répondit gnat par des statuts qu'il fit promulguer dans un synode D du s | à Clarendon {1164). Ces statuts, qui ôtaient à l'É- D Rom | D glise d'Angleterre toute sa liberté, et confisquaient D nou au profit de l'autorité royale toutes les diguités ec- Î chré clésiastiques, avaient été signés par Thomas dans M iadic un premier instant de faiblesse. Mais le remords ne à ser € tarda pas à se faire sentir au fond de son cœur; it MK loml en écrivit au pape Alexandre I, quile désapprouva à sant et condamna les statuts qu'il avait souserils. Alors à gue l'illustre archevêque s'étant rétracté, Henri le força à Mila de sortir du royaume. Le courageux pontife se ÆK une réfugia d’abord à Saint-Omer, puis à Pontigny et à bar Vézelay, d’où il excommunia Henri Il. | ho Î &. MARTYRE DE SAINT THOMAS (1170). — Louis VII: en À ! 1 et Alexandre HI s'étant ouvertement déclaks D el
les protecteurs de l’archevèque de Cantorbéry, à truc le roi d'Angleterre dut céder, quoique à regret; à mai
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ALEXANDRE III. 159 et permettre au noble exilé de rentrer dans son Église, qui était impatiente de le revoir: Mais bientôt les divisions recommencèrent, et le roi, dans un moment de colère, eut l’imprudence de s'écrier :
| Quoi! pas un de ces lâches que je nourris n'aura le | cœur de me débarrasser de ce prétre! Aussitôt quatre
courtisans qui avaient entendu ces paroles, espérant s’attirer les bonnes grâces de Henri II, allèrent égorger le pieux archevêque au pied même de l'autel. Alexandre III canonisa ce héros chré-
Ltien, et les fidèles de tous les pays allèrent en pè-
lerinage à son tombeau.
&. TRIOMPHE D'ALEXANDRE III (1477). — La
| chréticnté tout entière ayant témoigné son indi-
gnation contre Frédéric Barberousse, le persécuteur du souverain pontife, Alexandre III fut rétabli à Rome (1165). L'empereur entreprit bientôt une
nouvelle expédition contre la capitale du monde
chrétien, mais son armée fut anéantie par une maiadie cohtagieuse. Tandis qu’il était forcé de repas-
ser en Allemagne sous un déguisement, les villes | lombardes chassaient les podesta!s, et reconnais-
sant Alexandre IIT pour leur chef, formaient une li-
| gue dont le premier résultat fut la reconstruction de Milan. Elles bâtirent en même temps une ville dans june position importante pour la défense de la Lombardie, et lui donnèrent le nom d'Alexandrie, en | l'honneur du pontife. Frédéric, retenu longtemps | en Allemagne par les révoites des Welf, passa enfin s en Italie en 1174, et signala son arrivée par la destruction de Suze, dont il fit un monceau de ruines;
p mais il échoua au siége d'Alexandrie, et vaincu bien-
tôt après à Legnano (1176), il fut contraint, par un B traité signé à Venise, de reconnaître la liberté de à
l'Italie et les droits du saint-siége.
G. ILISTOIRE DE LA TROISIÈME CROISADE. — [A lutte entre le saint-siége et l'empire semblait prête à se ranimer encore, lorsque la nouvelle de la prise de Jérusalem, parles Turcs, se répandit en Europe, Alors le zèle des chrétiens de l'Occident se réveil avec une ardeur nouvelle. À la voix de Guillaume de Fyr, la France, l'Allemagne, l'Angleterre, le Danemark et plusieurs autres États fournirent de nombreuses armées ; en sorte que le mouvement fut plus général que celui de la première croisade, qui avait été presque exclusivement l’œuvre de 1 France. Les trois hommes les plus distingués de leur siècle par le courage et le génie, Krédéric Barberousse, empereur d'Allemagne, Philippe Auguste, roi de France, et Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, se mirent à la tête des croisés. Frédéric Barberousse, suivi d’une armée forinidable, se rendit par terre dans l'Asie-Mineure; malheureusement, après avoir surmonté de nombreux obstacles il trouva la mort dans les eaux du Sélef en Cilicie (1190). Alors son armée se débanda, et, de trois cent mille croisés qui avaient marché sous ses ordres, cinq mille seulement arrivèrent à Constantinople. Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se rendirent en Palestine par mer, et trouvèrent.les chrétiens d'Orient occupés au siége de Ptolémaïs ou Saint-Jean-d’Acre (1191). La ville fut prise après de brillants faits d'armes, et Philippe Auguste se hâta de repartir pour la France
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JE. — LA lait prête je la prise n Europe, se réveil Suillaume eterre, le ‘nirent de ouvement croisade, avre de là ngués de Frédéric Tippe Au- Lion, roi Isés. Frérmidable, malheu- Lombreux du Sélef anda, et, marché ivèrent à ard Cœur mer, et au siége . La ville s, et Phi- France