‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 116 sur 180 · EN LD AR ANT EE CON · texte numérisé non relu

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et dépouiHa l'Eglise de toute sa liberté dans k royaume de Naples. Grégoire IX, poussé à bout px tous ces excès, excomrmunia une seconde fois «@ prince impie, qui ne rougissait pas de S’allier awk Sarrasins pour défendre ses desseins tyranniquesi (1240). Frédéric en appela à un concile général quel Grégoire convoqua à Rome ; mais l’empereur fit je le ter en prison tous les évêques allemands et fran çais qui s'y rendaient, et mit le siége devant la vilk éternelle. Grégoire presque centenaire mourut int branlable au milieu de tant de périls (1241). | &. INNOCENT IV. DÉpPosirion DE FRÉDÉRIC IT 4 TRISTE FIN (1241-1950). — A Grégoire IX on don pour successeur Célestin IV, qui n'occupa le saint siége que dix-huit jours. Après deux ans de cor testations soulevées par Frédéric, on élut une ses amis, le cardinal Fieschi. Mais le nouveau portife, qui prit le nom d'Innocent IV comprit queses affections devaient se taire devant ses devoirs, Après avoir essayé des moyens de douceur, il sé: chappa de l'Italie, où l’empereur faisait surveiller toutes ses démarcues, rt, se fixant à Lyon, sous la protection de saint Louis, il y convoqua un cor lit. cile général, dont Frédéric rendait la réunion in-fk possible en Ltalie. Malgré la défense que fit pré senter Frédéric par un de ses confidents, à di excommunié en plein concile, et on le déclara dé: chu de la dignité impériale(1245). A cette nouvel, plaçant sa couronne sur sa tête, il s'écria d'u voix terrible : Je l'ai eñcore cette couronne, avant.qu'elle ne me soit arrachée, il coulera bien dif sang. Mais toutes ces menaces n’aboutirent quafiBi

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SAINT LOUIS. 169 elques efforts impuissants. Accablé de revers,

mourut dans un coin de l'Italie. Son fils Cona ne lui survécut que quatre ans (1254), et son Qui fils Conradin, ayant voulu disputer la con-

pnne de Sicile à Chàrles d'Anjou, périt sur un hafaud. Ainsi s'éteignit tristement la dynastie des henstauffen qui avait causé tant de maux à l’E-

dise (1268).

QUESTIONNAIRE

D! A qui Fréderic IT devait-il après son retour? Comment

h élévation ? Quel était son traita-t-il les villes lombardes ? hactère? A quelle époque Pourquoi fut-il excommunié pnqua-t-il aux promesses par Grégoire IX ?

il avait faites ? &. Quel fut le pape qui le 2. Dans quelles dispositions déposa? Dans quel ep. a-t-il en terre sainte? cette sentence fut-elle portée el fut le résultat de cette Quelles furent les destinées jisade ? de ce prince et de sa fa- , Que se passa-t-il en Italie mille ?

CHAPVTIRE VEN.

Saint Louis. Dernières croisades (1226-1270).

MÉDUCATION DE SAINT Louis. — Si l’Église était

Bublée par l'ambition de l’empereur d'Allemagne,

le était consolée, d'un autre côté, par les vertus et

Bniété du roi de France. Saint Louis, à peine àgé

Bdouzeans lorsque son père mourut, futélevé sous utelle de sa mère, Blanche de Castille, qui gouma le royaume en qualité de régente. Cette veruse princesse inspira de bonne heure à son fils

Muour de la vertu et le goût de la piété. Elle lui ré-

äitsouvent ces belles paroles sidignes d'une mère

chrétienne : « Mor fils, quelque tendresse que j'ais

pour vous, j'aimerais mieux vous voir privé dutrôn et de la vie, que souillé d’un péché mortel. »[4 jeune Louis prenait plaisir à écouter les sages ins. tructions de sa mère, et il ne les oublia jamais.

Lorsqu'il eut atteint sa majorité, il prit en mai les rênes de l’État et demeura fidèle à remplir tow ses devoirs. Magnifique, lorsque les circonstance l'exigeaient, il aimait cependant l’économie et pré. férait en toutes choses la simplicité : ses habit Sa table, sa cour, tout annonçait un prince @rnemi du faste. Après avoir donné la plus grand partie de son temps aux affaires de l’État, il se plai sait à converser avec des personnes pieuses, et con srait chaque jour quelques heures aux exercice de la religion.

®. SAINT LOUIS PREND LA CROIX, — L'amour de saint Louis pour ses peuples, son zèle pour la gloire de Dieu, son dévouement pour l'Église, l'avaient déjà

rendu vénérable à tous les Chrétiens, lorsqu'une

maladie dangereuse dont il fut atteint, devint l'occasion de 1a première croisade qu'il entreprit à terre sainte. Le mal qu’il éprouvait était si viole qu’à chaque instant on craignait pour ses jours;

tomba enfin dans un assoupissement tel que pe}

dant quelques moments on le cru‘ mort. Ceux (il l'entouraient placèrent sur lui le morceau de vraie croix et les autres reliques qui avaient l envoyées de Constantinople, et de toutes parlsol adressa au ciel des nrières our sa conservaliol

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