‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 120 sur 180 · BONIFACE VIII ET PHILIPPE LE BEL · texte numérisé non relu

BONIFACE VIII ET PHILIPPE LE BEL

ter en prison (1301). Alors le pape lui adressa me seconde bulle (Ausculta fili), par laquelle il uicommandait de venir à Rome avec les prélats it les docteurs de son royaume, pour que sa cause it entendue et jugée en concile. Philippe falsifia abulle du pape, lui en substitua une tout à fait injurieuse, et, après avoir excité de cette manitre le mécontentement général envers le saintsiége, il la fit brûler publiquement (1302). Les états rénéraux furent convoqués à ce sujet pour la pre-

ière fois, etles trois ordres, le clergé, la noblesse et le tiers état, écrivirent à Boniface des lettres plus qu'insolentes. Neanmoins le pontife tint son

fconcile à Rome, et quarante-cinq prélats français

sy rendirent, malgré la défense de Philippe. Bopiface y publia unetroisième bulle (Unam sanctam),

Mans laquelle, sans toutefois condamner personne,

il définit la supériorité de la puissance spirituelle sur la puissance temporelle.

&. VIOLENCE DU ROI CONTRE BONIFACE. — Pendant ce temps, le roi de France était loin de garder une semblable modération. Il réunit une assemblée nouvelle où, par l'organe de Guillaume de Nogaret, son chancelier, il déposa Boniface, et

jen appela de ses sentences à un pape futur et à un concile (1303). C'était se faire schismatique.

Boniface. allait enfin porter la sentence d’excommunication, quand Philippe, profitant ues trou-

phles de l'Italie, envoya Guillaume de Nogaret, het Pierre Flotte, lesquels ne rougirent pas de Bsemparer de cet auguste vieillard et de le traiter de

k manière la plus odieuse. Le malheureux pontife,

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