DÉVELOPPEMENT DE L'ORDRE DE SAINT-BE
Noir. — Un des grands spectacles que l'Église nous offre à cette époque, c’est le développement des ordres religieux. Les monastères, qui avaient été
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troublés dans leurs observances par les invasions du x° siècle, revinrentà leurs habitudes de travail et de piété. Presque toutes les maisons religieuses se
placèrent sous la règle de Saint-Benoît, qui pres. Bai
crivait l'étude et le travail manuel. L’ignorang était toujours la plaie générale du siècle, et l’on ne pouvait rendre de plus importants services à ka
civilisation, qu'en cultivant les lettres. Cluny el
Citeaux furent les deux abbayes les plus considé. rables. Cîteaux eut jusqu’à deux miile couvent
d'hommes et six mille couvents de femmes sous à
sa juridiction; Cluny en comptait un nombre
presque aussi grand. Tous ces religieux exercaient}
au dehors une profonde influence, car outre les travaux d'étude auxquels ils se livraient, ils confessaient, prêchaient et combattaient pour la foi contre les hérétiques.
®. FONDATION D'ORDRES NOUVEAUX. — Du xi° au xime siècle, pour satisfaire à tous les Besoins par-
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ticuliers de la société, on vit de nouveaux ordres ei
s'élever à côté de celui de saint Benoît. Quelques
uns étaieat des maisons de refuge où ceux qui craï BB
gnaient les inquiétudes du monde pouvaient, dans le sitence et le repos, travailler à leur sanctification. Tel fut l’ordre des Chartreux, fondé en 1084 par saint Bruno. D'autresreligieux, parmi lesquels nous citerons les Hospitaliers de Marseille, se consicraient entièrement au soin des malades. Les Trinitaires, touchés des maux qu'enduraient les chré
tiens esclaves chez les infidèles, se dévouaientàls
leur délivrance; les Prémontrés, établis par sain 4
Norbert (1120), allaient partout prèchant le règné
S invasions de travail et ligierises se
t, qui pres-
L'ignorance e,etl’onne rvices à la
s. Cluny el
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eaux ordres à . Quelques ux qui crai Allemagne, ainsi que dans toute l'Asie. Quarante-
aient, dans ctification,
n 1084 par squels nous se Consis. Les Tri nt les chré évouaient af
drchand,
k Jésus-Christ; les Célestins, les Augustins ensci-
aient par leur exemple le détachernent des cho-
ps du monde. Toutes ces maisons religicuses hient autant d'asiles, où l'étranger était tou-
urs accueilli, et où 1e malheureux trouvait des
Boours à tout instant. L'abbaye de Cluny seule
purrissaii jusqu'à dix-sept mille pauvres.
®. DES DOMINICAINS ÊT DES FRANCISCAINS. — Mais
s deux crdres qui Femportèrent sur tous les aues, furent ceux de Sgint-Dominique et de Saintpançois d'Assise. Dans un songe, le pape Innopat LIT avait vu, dit-on, l’église de Vatran, la lhédrale de toutes les églises, sur le point de rouler lorsque le brus de Dieu la soutint, en
laçant deux colonnes du côté où elle penchait.
s deux colonnes furent saint François, fils d'un et saint Dominique, prêtre d'Eswne. Saint François et ses frères mineurs s'aessaient surtout au peuple, et s’efforçaient d'éindre la haine dans tous les cœurs en y alnant le feu de la charité. Hs se répandirent Bus la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal.et
hq ans après leur fondation, ils comptaient déjà mille couvents et deux cent mille religieux.
int Dominique et ses frères précheurs voulaient Muut convertir les savants du monde et les lenir, au nom de la science, dans la pratique des ‘ceptes évangéliques. Ils remplirent du bruit de r doctrine l’ancien et le nouveau monde.
A. Saint THOMAS ET SAINT BONAVENTURE. —
is par sainif nt le règné
gint Thomas fut l'un des membres les plus illus-
tres de l’ordre de Saint-Dominique., Le Scignew qui le destinait à devenir la lumière de l'Église s'était plu à orner son esprit et son.cœur des plus belles qualités. Ses progrès dans les sciences furent rapides ; mais il les cachait si bien que son silenel passait pour de la stupidité. Aussi ses compagnons l'appelaient-ils par dérision le bœuf muet de Sicile MR Mais Albertle Grand, son maître, qui le connaissait mieux, disait avec raison, que les mugissements di ce bœuf retentiraient un jour par toute la terre Thomas devint en effet la merveille de son siècle et composa un grand nombre d'ouvrages qui font encore aujourd'hui l'admiration de tous les savants, Saint Bonaventure ne fit pas moins d'honneur} l'ordre de Saint-François que saint Thomas à l'or dre de Saint-Dominique. Ayant été guéri d’une mx ladie mortelle par les prières de saint François, il entra dans son ordre par recannaissance, et en fit élu général peu après la mort de son saint fonda-R teur. Le pape Grégoire X l'éleva à la dignité de car dinal, et l'illustre docteur mourut peu de temps après au concile de Lyon, en 1274. | &. DES ORDRES MILITAIRES. — Les croisades don nèrent lieu à l'établissement des ordres militaires, dontle plus ancien est celui des hospitaliers deSaint Jean, si connu sous le nom de Chevaliers de Mali, La première maison de cet ordre célèbre n'étai d’abord qu'un hôpital bâti à Jérusalem pour y rect: voir les pèlerins quivenaient visiter les saint lieux poury prendre soin des malades. Raymond du Puy un des chefs de l’ordre, ajouta, après la premièn croisade, aux obligations qui étaient imposées aulSe
e Seignem DÉVELOPPEMENT DES ORDRES RELIGIEUX. 183
de i'Égisempeligieux, celle de prendre les armes contreles enner des plus pis de la religion, Ces chevaliers étaient de braves nces furatiBuerriers auxquels la piété ainsi que la cause pour son silences haquelle ils combattaient, inspiraient une nouvelle ompagnonpaleur. Plus tard leurzèle et leurs vertus trouvèrent et de Sicik Res imitateurs ; à côté de cet ordre qui sut toujours connaissiiBonserver l'estime universelle, on en vit s'élever ssements diautres qui avaient absolument le mème but. te la ter els furent les Chevaliers de l'ordre Teutonique, on siècle «lt! les Templiers dont nous avons raconté la qui font enMriste fin. En Espagne et en Portugal, où les les savant hrétiens étaient sans cesse armés contre les inl'honneuriMidèles, on fonda également des ordres qui se promas à l'oMbosèrent avant tout la défense de la foi. L'ordre de i d’une m-Malatrava, celui d’Alcantara et celui d’Avis furent François, iles plus célèbres. Possesseurs de domaines ime, et en futirenses, ils constituèrent de véritables puissances aint fondu milieu des pays qui les avaient vus naître.
nité de car a de temps
QUESTIONNAIRE
2 !. Quel est le plus beau k. Quel est le docteur dont pectacle que l'Église ait of- se giorifia le plus l'ordre isades don- de Saint-Dominique ? Quelle y militaires, urent les maisons les plus prédiction fit, à son sujet,
| onsidérables de l'ordre de Albert le Grand? A quelle ers de Saint nt pénoit ? dignité fut élevé saint Bonars de Malte 2. Qui fut le fondateur des venture?
bre n'étaliiirartreux ? Quels sont les au- 5. Quels ordres furent fon- É res ordres fondés à cette épo- dés pendant les croisades ? OUT Y l'E tte? Quel était leur but? Quel est le plus célèbre des
aint lieuxe 3. Quelle vision eut le pape ordres militaires ? Comment
nd du Puÿ u sujet de saint François et fut-il fondé? A-t-on établi
esaïit Dominique? Quelétait plusieurs ordres semblables?
a premiè e but de l'ordre de Saint- Quels sont ceux qu'on distin-
posées au rançois ? — de celui de Saint- nee en Espagne et en Portuga