EFFORTS DES PAPES CONTRE LES TURCS. %Z
aient apparioules les fondations des Florentins en Attique ; ils jétruisirent le misérable empire de Trébizonde, occupèrent Lesbos, et couvrirentla Bosnie etla Servie je leurs bataillons triomphants.
L produisit à 2. COURAGE DES SOUVERAINS PONTIFES. — Au ra bruit de tous ces désastres, l'Europe s'était émue l'Orient soutiMiét leS Souverains pontifes, du haut du Vatican, ils avaient hit Byaient cherché à ranimer le zèle des chrétiens. ne Mais leurs exhortations n'obtinrent aucun résultat. iction s’est-dprès avoir mis fin aux divisions aui agitaient l'I- Aalie, Nicolas V prècha une croisade au congrès de: en odi (4454); sa parole excita une sorte d’enthouprise de cuBiasme, et cependant cet élan s’éteignit aussitôt nsavoir porté de fruit. Son successeur Calixte III jui, malgré son grand âge, avait conservé le feu de a jeunesse, usa de toute sa puissance pour opposer ne digue aux envahissements des infidèles. Il ens(1453-L460) oya, pour seconder ses efforts, des prédicateurs ans tous les royaumes chrétiens et parvint, à force la prise deMie persévérance, à mettre sur pied une armée de d'épouvantellus de soixante mille hommes. Cette armée sous fière, douteliR conduite du légat, Jean Campistran, marcha au ar un princMecours du généreux Hunyade qui commandait les lus glorieuWoupes de Ladislas, roi de Hongrie, et qui s'était et d'insprreistingué dans plusieurs campagnes contre les ans le sein eus.
é, et y aval 8 PIE IT (1458-1464). — En s'asseyant sur la e ardeur dare de Saint-Pierre, à cette époque où tant de mbrasait lsiicultés surgissaient autour du saint-siége, tous : rien ne !+iis pontifes de Rome s'élevaient- à la hauteur des 6 Constani-Méros. OEnéas Sylvius de Piccolomini, qui avait à et ruinèreiti npli le monde de sa gloire littéraire, fut à peine
élu pape sous le nom de Pie Lf, qu'il se ligua aus avec le roi de Hongrie, l'intrépide Mathias Corvin, pour combattre les Turcs. Il voulut se placer Ini. même à la tête des croisés, et leur assigna Ancône comme lieu du rendez-vous (octobre 1463). Venise et le duc de Bourgogne s’agitèrent vainement pour équiper quelques troupes. Pie Il ne se rendit pas moins au lieu qu'il avait fixé, et ses préparatik étaient terminés lorsqu'il fut atteint de la fièvre. Il expira en vue des galères vénitiennes qui devaient le transporter sur la terre étrangère.
Æ, INDIFFÉRENCE DE L'OCCIDENT. — Le cardini Pierre Barbo qui succéda à Pie Il, sous le nom de Paul IL, tint aussi des consistoires pour ja défense de la chrétienté. Malgré tous ces généreux efforts, on vit seulement quelques chevaliers se dévouer à la cause sainte, mais il fut impossible de déterminer un mouvement général de l'Occident tin contre l'Orient, parce que les nations, dévorées par un étroit égoïsme, ne songeaient qu'à ellesmêmes et ignoraient la vertu du dévouement et du sacrifice. Le caractère indécis de Frédéric II laissa l'Allemagne en proie à toutes les discordes; Louis Xl était dominé par le désir d’abaisser les grands afin d’affranchir la royauté detoute gène féodale; l'An gleterre se noyait dans des flots de sang, au miliet des anarchiques horreurs de la guerre des deu koses ; l'Italie continuait tristement ses luttes intestines; enfin l'Espagne, pressée d’en finir avet cette portion de l’islamisme qui l'avait si duremeit affligée, enfermait ses derniers Maures dans Crenade et les forçait à capituler La foi d’ailleurs
on TE PRES CRETE EE)
igua auss| as Corvin, placer Inina Ancône 53). Venise ment pour rendit pas préparatifs la fièvre. Il ai devaient
Le cardinal le nom de ja défense eux efforts, se dévouer ble de dél'Occident , dévorées qu'à ellesbment et du ic LIT laissa s; Louis XI orands all Ddale; l'An- , au miliel e des deut
s luttes in-
finir avet ji durement ; dans Grei d’ailleurs
| 4. Quel. effet produisit en
EFFORTS DES PAPES CONTRE LES TURCS. 203 s'était affaiblie dans les âmes, et le sentiment chrétien n'avait plus assez d'énergie pour exciter, en faveur de la religion, un soulèvement général,
semblable à celui qui avait entraîné les premiers
croisés,
&. ACTION PROVIDENTIELLE. — Néanmoins les partisans de Mahomet ne poussèrent pas leurs conquêtes au: delà du terme que la providence leur avait assigné. Sur les confins de l'Europe ils ren-
contrèrent la race scythique des Hongrois, dont
l'invincible résistance émoussa leur courage; et les flots de l'invasion vinrent se briser contre les murs
de Belgrade. Là en effet se términaît la mission
des Turcs. Ils avaient envahi l'empire romain d'Orient, comme les Germains avaient occupé l'empire romaih d'Occident. 11 ne restait donc plus aucun débris du vieux monde : aussi lés invasions devaient bientôt cesser, et un nouvel âge, l'âge
moderne, allait commencer.
QUESTIONNAIRE
Pie 11? Où mourut-1? ,
&. Dans Quelle indifférence l'Europe fut-elle alors plongée ? Quels sont les désordres qui régnaient à cette époque au sein de joutes les nations ?
5. Où NarHiérent les conquêtes des Turcs? Quelles. limites la Providence leur avaitelle assignées ?
2. Comment les souverains pontifes montrèrent = ils leur ièle? Dans quel congrès Nitolas V préçha-t-il la croi gade ? Que fit son successeur ?
Quels furent leurs succès ?
Quel fut le dévouement de