‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 14 sur 180 · PREMIÈRE PERSÉCUTION, SOUS NÉRON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PERSÉCUTION, SOUS NÉRON

Le plus méchant de tous les hommes et le plus pervers de tous les empereurs fut celui qui, le pze- Buier, persécuta les chrétiens. Un incendie affreux iyant consumé presque toute la ville de Rome, on rut que Néron y avait fait mettre le feu, pour la châtir ensuite avec plus de magnificence. Dans le put d’apaiser les bruits fâcheux qui circulaient conre lui, et de donner un objet à la haine publique, l'rejeta ce crime sur les chrétiens et commença à es persécuter de la manière la plus barbare. On n fit mourir un grand nombre, disent les auteurs païens eux-mêmes, comme convaincus, non .de ce rime d'incendie, mais d'être odieux au genre humain, à cause de la religion nouvelle qu'ils profes-

ge, € nt dis

1ste pu avaien nt eu | amine ille as ment nl té auss re pou t pou tionné ant soi 1e peu VEN upplicès ordinaires : quelques-uns furent envelop-

les pr

és de peaux de bètes et exposés à des chiens pour, nèêtre dévorés; d’autres étaient revêtus de tuni-: sinistrues enduites de poix auxquelles on mettait le feu;

aient. Néron ne se contente pas à leur. égard des.

| et servaient ainsi de torches pour éclairer pendant

| la nuit. L'empereur en fit un spectacle dans ses jardins, où lui même conduisait un char à la lueur de ces horribles flambeaux.

2. MARTYRE DE SAINT PIERRE ET DE SAINT Pau. — Ce fut pendant cette persécution que saint Pierreet saint Paul terminèrent leur vie parle martyre. Saint Pierre fut condamné au supplice de la croix ; mais il demanda à être attaché la tête en bas, se jugeant indigne de mourir de la même manière que son divin maître. Saint Paul, qui était ci-

. toyen romain, eut la tête tranchée (66).

| 8. SECONDE PERSÉCUTION, SOUS DOMITIEN (93). — Les guerrés que se firent les empereurs qui suivirent Néron et le caractère pacifique de Vespasien et de Titus donnèrent quelque reläche aux chrétiens, jusqu'à ce que Domitien commençât la seconde persécution. Get empereur, qui avait tous les vices de Néron, l'imita aussi dans sa haine contre | ! les chrétiens : il publia un édit pour renverser, s'il 1 eûtété possible, l'Eglise raissante, déjà solidement | établie en une infinité de lieux. Dieu avait annoncé |. cette tribulation à ses serviteurs, afin qu'ils s'y pré- || parassent par un redoublement de ferveur. On peut juger de Ja violence de cette persécution par la manière dont l'empereur traita les personnes les plus distinguées et mème ses plus proches parents. Il fit mourir le consul Flavius Clemens, son cousin germain, et bannit Domitilla, femme de ce consul, parce qu'ilsavaient embrasséle christianisme, Deux de léurs esclaves, Nérée et Achillée, qui avaient imité léur exemple, eurent la tête tranchée. Beau-

PER d'au és de 4. Mar dit céll artyre d tyran, 0 x plus uile bo sans à e, arrivé sté par u ne églis us l'inve tuer le & émoire | saint J Saint J athmos Lort du t vangile té de Jé ème te us tend e ce feu eur, SUÏ fin de elles pa es enfa 6. TI La tr iolente

lus lon:

A TO PERSÉCUT. DES EMPEREURS ROMAINS. 47 | p d’autres subirent le mème sort ou furent déillés de leurs biens.

4. MARTYRE DE SAINT JEAN (95). — Mais ce qui ndit célèbre la persécution de Domitien fut le ant Bbriyre de saint Jean. On déféra le saint apôtre aint tyran, qui le fit amener à Rome et le condamna ar- x plus affreux supplices : on le plongea dans e la Muile bouillante ; mais le serviteur de Dieu en sore en D sans avoir éprouvé aucune souffrance. Ce mirama- Be, arrivé près de la porte Latine, est encore atit ci- Msté par un monument illustre et fort ancien : c’est ne église que les chrétiens bâtirent en ce lieu, 93). Bus l'invocation de l'Apôtre bien-aimé, pour persui- tuer le souvenir de cet événement. C'est aussi en sien Bémoire de ce prodige que nous célébrons la fête hré- Re saint Jean devant la porte Latine. ; a se- M Saint Jean fut relégué par Domitien dans l'île de is les Bathmos où il composa son Apocalypse. Après la ntre Mort du tyran, Jean revint à Ephèse et y écrivit son , s'il Bvangile contre les hérétiques qui niaient la diviment Mitéde Jésus-Christ. Ses Epitres sont à peu près du oncé ème temps ; elles respirent partout la charité la pré- Blus tendre : on y voit que son cœur était embrasé peut Me ce feu divin qu'il avait puisé dans le sein du Sauma- eur, sur lequel il reposa dans la dernièrecène. Sur plus B fin de sa vie, il ne répétait à son peuple que ces Il fit Belles paroles qui résument la religion tout entière: ger- Mes enfants, aimezx-vous les uns les autres. sul, M5. TROISIÈME PERSÉCUTION sous TRrAIAN (144). Jeux Æ- La troisième persécution fut à là vérité moins: iolente que les deux premières; mais elle:düra lus longtemps et fit un très-grand nombre: dé mar-

dant ses ueur

— eue 2 +

tyrs. Pline le Jeune, gouverneur de Bythinie, ayani demardé à Trajan quelle conduite il devait teni envers les chrétiens, alors très-nombreux dans a province, et qu’il ne trouvait d’ailleurs coupables d'aucun crime, l’empereur lui répondit qu'il ne fal lait pas les rechercher, mais qu'il devait les puni de mort s'ils étaient dénoncés et s'ils s'avouaien eux-mêmes chrétiens. Réponse insensée ; car sl les chrétiens étaient coupables, pourquoi défendre

jour la

ue les { on de 1 dressa Bure, lai urs ; C’ Biel. Je MOyÉ P ésus-C

de les rechercher ? si au contraire ils étaient inno-ÿBes bêtes cents fallait-il les punir d’ètre accusés ? Saint Si-BBoint m méon, évêque de- Jérusalem et proche parent de LL. À P Notre-Seigneur, fut un des martyrs les plus célè-Mhithéat

bres de cette persécution: Dénoncé comme chrétienÿartyr et: comme appartenant à la race de David, on luiapproc fit souffrir divers tourments qu'il endura avec unelneté n1 constance admirable. | panonça

S MARTYRE DE SAINT IGNACE. — Trajan persé- [ais un cuta lui-même les chrétiens. En passant par Antio-Mongtem che, il fit coinparaître devant lui Ignace, éveque deMui etle cette ville, et, aprèsl'avoir interrogé, ordonna qu'onfue les le traînât à Rome pour y être déchiré par es bètespvec res féroces. Saint Ignace entendit cet arrêt avec joie, et aussitôt après avoir recommandé son Eglise àl Dieu, il se livra aux soldats qui devaient Le conduire} à Rome. Les chrétiens de tous les pays accouraientBlé] sur son passage pour le saluer et enten.!re ses encourageantes paroles. À Smyrne, il vit saint Polycarpe, qui avait été comme lui disciple de saint Yean, et de là il écrivit à toutes les Eglises d'Asie ‘les lettres remplies de l'esprit apostolique.

Le désir qu'Ignace éprouvait de sacrifier sa vie!

ulgués. | que, no!

r Lhomo

aYan| t ten) ans S;

pable ne fall

puni uajent car $l fendre

Innoint Si.

ent de

s célè-h

rétien on lui ec une

persé- Antioque de 1 qu'on

s bètesl

C joie,

glise à!

nduire lraient es en-

Poly-

saint

d'Asie

sa- vie

PERSÉCUT. DES EMPEREURS ROMAINS. 49 jour la religion était si ardent, que, dans la crainte

ue les fidèles de Rome ne s'opposassent à l'exécu-

jon de la sentence prononcée contre lui, il leur dressa cette lettre admirable : « Je vous en conure, laissez-moi servir de pâture aux lions et aux urs ; c'est un chemin fort court pour arriver au

hiel. Je suis le froment de Dieu, il faut que je sois

jroyé pour devenir un pain digne d'être offert à ésus-Christ. En arrivant à Rome j'espère trouver

es bêtes prêtes à me dévorer ; puissent-elles ne

joint me faire languir !....» Son désir fut accomli, À peine arrivé à Rome on le conduisit à l'amhithéâtre où toute la ville était rassemblée. Le saint nartyr entendit les rugissements des lions : mais lapproche de son supplice ne lui ôta rien de sa ferheté ni de son ardeur. Son visage et sa contenance

innonçaient au contraire le bonheur et la joie,

mais une joie douce et paisible. Il n'attendit pas ongtemps la mort, car‘deux lions se jetèrent sur 1 etle dévorèrent aussitôt. Il ne resta de son corps

que les plus gros ossements, qui furent recueillis ivec respect par les fidèles et conservés à Aritioche,

omme un précieux trésor (116).

Page 1