‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 141 sur 180 · NE · texte numérisé non relu

NE

en 4509, Calvin fit ses humanités à Paris, puis alla étudier le droit à Orléans et à Bourges dont les écoles étaient renommées. Ce fut dans cette dernière ville qu'il connut Melchior Wolmar, savant helléniste, malheureusement imbu de la doctrine de Luther, qui lui apprit le grec, et le fortifia dans ses idées de réforme. A cette époque l’hérésie commençait à pénétrer en France, et François [er sévissait avec vigueur contre ses partisans. Calvin ne se trouvant pas en sûreté se retira à Bâle, où il publia son livre de l’Institulion chrétienne, qui est 4, commeél'abrégé de sa doctrine. Excepté l’article de

) | ! l'Eucharistie, il s'écarte peu des sentiments de 0 Luther; il enseigne que le libre arbitre a été entièrement éteint par le péché; que Dieu a créé la plupart des hommes pour les damner, non à cause de leurs crimes, mais parce qu'il lvi plaît ainsi: ilrejette l’invocation des saints, le purgatoire etes indulgences:ilne veutnipapes, niévèques, niprètres, . : nifêtes, niculteextérieur, niaucune des cérémonies sacrées, qui sont d’un si grand secours pour élever l'âme jusqu'à l'adoration de l'Étre suprême. Luther avait été si convaincu de la présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, qu'il ne put abandonner ce dogme; Calvin osa le rejeter.

&. TYRANNIE DE CALVIN A GENÈVE. — Le novateur, après avoir cherché à répandre sa doctrine, alla s’établir à Genève, qui, depuis quelques années, avait chassé son évêque et embrassé le luthéranisme. Il y exerça l'emploi de prédicateur et de professeur de théologie. Ayant acquis beaucoup de crédit et une immense célébrité, il établit solide-

, Puis alia nt les éco-

e dernière À

ant hellé- >ctrine de a dans ses ésie com- OÏS [er séns. Calvin Bâle, .où il 1e, Qui est ’article de ments de été entieréé la pluà cause de nsi:ilre- > etles iniprôtres, srémonies Dur élever ne. Luther du corps stie, qu'il e rejeter.

Le novadoctrine, s années, luthéraeur et de ucoup de t solide-

Page 1