‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 148 sur 180 · VARIATION DES PROTESTANTS · texte numérisé non relu

VARIATION DES PROTESTANTS

admirer les vertusetlestalents des souverains pontifes que Dieu mit à la tte de son Église dans ces temps malheureux. Après la mort de Léon X,latiare fut donnée à Adrien VI. Ce Neérlandais austère, qui traitait avec dédain tout ce qui n’était pas chrétien, fondit en larmes sur les fautes de ses prédécesseurs, etse mit à réformer, dans Rome, cet excès de luxe et de grandeur qui avait scandalisé la roideur et le

flegme des Germains. Les larmes de ce digne pon-

tie n'ayant pas suffi à tout expier, le Seigneur châtia sa ville éternelle en lui envoyant sous Clé-

ment VIT, successeur d’Adrien, les soldats fana-

tisés du luthérien Fronderberg. Puis, après l’avoir ainsi purifiée dans les souffrances, il lui donna pour pontife le célèbre Paul LT, qui introduisit dans le sacré collége les Contarini, les Caraff*, les Sadolet, les hommes les plus saints et les plus savants de leur siècle. D'après leurs sages conseils, il réforma là chambre asostolique, la chancellerie et la péni-

Kencerie. Depuis ce moment on ne voit plus paraître

sur le siége pontifical que des hommes d'un mérite éminent : Pie IV, appuyé de la science et de la vertu de saint Charles Borromée; saint Pie V, le

painqueur de Lépante; Grégoire XIIE et Sixte V, dont le génie est au-dessus de tout éloge. Le xvi®

siècle est fermé par Clément VIIT, qui voit à ses

Aités Beliarmin et Baronius, les Geux flambeaux le la catholicité. Ces courageux pontifes se mélèrent franchement à tous les événements, et, seuls

entre tous les souverains de l'Europe, ils eurent le mérite d’un but avoué et d’une politique parfai-

lement conséquente avec elle-mème. Leurs prin-

cipaux moyens d'action furent le concile de Trente, les ordres religieux, et le $alent des hommes qui se dévouèrent à la défense du catholicisme.

8. DU CONCILE DE TRENTE (1545-1565). — La tenue d'un concile universel, au milieu de toutes les divisions qui déchiraient l’Europe, fut vraiment un événement providentiel. Il parut d’abord impossible de rassembler les princes de l'Eglise, tant il y avait d’oppositions à vaincre du côté des puissances temporelles ; cependant on parvint à aplanir les difficultés. Mais il y avait tant d’irritation dans les esprits, que d’épouvantables orages éclatèrent au sein même de cette auguste réunion. Trois fois le concile fut forcé d'interrompre ses travaux, et son œuvre ne fut achevée qu'après dix-huit ans d'efforts. Malgré ces épreuves de tout genre, le Saint-Esprit n’abandonna pas un seul instant son Eglise. En dépit de tous ces conflits d'opinions diverses, les décisions du concile offrirent un ensemble de doctrines admirable d'unité et d’harmonie. Ses règlements disciplinaires respirent la ils sagesse et la sainteté des lois ecclésiastiques Ces * 1 premiers siècles. HN

4. SAINT CHARLES BORROMÉE. — Saint Charles FE Borromée, évèque de Milan, avait été l'âme des dernières sessions du concile et les avait, pour mx, ainsi dire, dirigées. Ses exemples et ses parolcs LE à: contribuèrent beaucoup à détruire ies difficultés et les obstacles qui s'opposaient dans de grandes Eglises à l'exécution des décrets du concile. Il exécuta lui-même ce qu’il avait prescrit, et com-

: mença par réformer dans sa maison tout ce qui ne

Trente, mes qui , — [a le toutes raiment ord imlise, tant les puisà aplanir ion dans clatèrent rois fois vaux, et huit ans t genre, | instant Dpinions 1t un ent d’harpirent la ques Ces

Charles ame des it, pour paroles ifficultés grandes ncile. Il et come qui ne

SAINT CHARLES BORROMÉE. p.04 |

| ressentait pas la gravité et la dignité épiscopale.

Le concile s'était élevé avec force contre les évèques qui ne résidaient point dans leurs diocèses. Saint Charles, retenu à Rome par un ordre exprès du souverain pontife, se crut néanmoins obligé d'aller gouverner l'Eglise qui lui avait été confiée.

[obtint du pape la permission de retourner dans

son diocèse, ettravailla avec persévérance à la sanctification de son peuple et à la gloire de son Eglise. Ils'entoura d'hommesremarquablesparleur science

Let leur piêté, convoqua un concile provincial, et y

fit statuer, suivant ies décrets de Trente, les plus sages règlements pour la réception et l'observation du concil£g, la réformation du clergé et la célébra-

[tion du service divin. Ces statuts servirent de

| modèle à un très-grand nombre d'Eglises, et saint

Charles mérita d'être considéré comme le restau-

| rateur de la discipline ecclésiastique.

QUESTIONNAIRE

Page 1