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CHAPITRE I

Des progrès de la foi au dix-septième siècle.

%. CARACTÈRE RELIGIEUX DU XVII SIÈCLE. — xvie siècle, inauguré par la rébellion de cette pa tie de la chrétienté qui, suivant les doctrines hër

(1) Voyez dans notre Atlas les cartes de l'Europe pendant le règm de Louis ÆIV, et de L'Europe pendant le xvzxx° siècle,

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|__ PROGRÈS DE LA FOI AU XVII SIÈCLE. 931 ues, protesta contre l'autorité de l'Église, fut temps de lutte violente et acharnée. Quand le té de Westphalie fut signé, le protestantisme nt enfin obtenu la tolérance générale qu'il ré-

ait, perdit tout à coup sa puissance. Sa décace date précisément du jour où on lui accorda ine liberté. Il s'éteignit, comme doctrine, ausjt que les controverses eurent cessé, et il ne serva plus qu’une existence extérieure qu'il dut protection des princes. Le catholicisme au conre vit augmenter son influence; il se fit partout à sorte de réaction en sa faveur, et il compta multitude d'hommes qui lui firent le sacrifice

leur vie, de leur temps et de leurs talents, S’'es-

ant heureux de défendre sa cause.

, DES ÉCRIVAINS ECCLÉSIASTIQUES. — Il n’est nt d'époque qui, sous le rapport des lumières, plus richement dotée que le xvne siècle. Sans ler de Bossuet, de Fénelon et de tous les grands nmes qui illustrèrent ia France en défendant la sion, on vit s'élever de toutes parts des savants lrépondirent avec autant de solidité que d'élonce aux nombreuses attaques des hérétiques.

sectaires ne cessaient de répéter que l’Église holique avait varié dans ses dogmes, que l’engnement de Rome n'était pas celui des apôtres. étudia l’antiquité avec le plus grand soin sous différents aspects, et l’on prouva aux novateurs leurs déclamations étaient saus fondement.

D. DES ORDRES RELIGIEUX. — La plupart des nmes qui se dévouèrent à ces études profondes lient des monastères. Mais les ordres religieux

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n'eurent pas seulement l’avantage d'étendre le ce cle des sciences, ils enfantèrent encore des lesions d'apôtresquitravaillèrent à dissiper l'erreur. Quand le protestantisme, revenu de ses premiers empor tements, se fut enfin reposé dans le calme et y paix, des missionnaires catholiques pénétrèren dans ies pays qu'il avait envabis et s’efforcèrent de toucher le cœur de ceux qui s'étaient écartés del vraie foi, afin de les faire rentrer dans le sein de l'Église. Saint Francois de Sales sigaala son à pour la conversion des hérétiques et des rnauvais catholiques. Saint Vincent de Paul, le fondatn des sœurs de la charité, établit une congrégation de prêtres dévoués à ces missions. Le Bienheurex Eudes marcha sur sestraces, et, en quelque temps, dans toutesles villes et les villages, il y eut des pré: dicateurs qui annoncèrent la véritable croyance avecun zèle apostolique. Peu après, le Bienheureux de la Salle établit à Reims, pour l'éducation des enfants pauvres, les Frères des écoles chrétiennes: institution admirable, contre laquelle les efforts de l’impiété moderne ont ét impuissants et qui esth encore aujourd'hui vénérée par les hommes de tous < les partis. Ces divers établissements opérèrent des conversions nombreuses et ranimèrent la ferveur des fidèles, surtout en France qui était le berceau de ces œuvres saintes.

Æ. DES MISSIONS ÉTRANGÈRES. — Toutefois ces tra vaux apostoliques ne nuisirent en aucune manière au développement des missions étrangères. L'Eglise de Dieu, qui trouvait des prêtres disposés à évan-À géliser leurs concitoyens, enfantait aussi des api

PROGRÈS DE LA FOI AU XVII SIÈCLE s qui S'élançaient au delà des mers pour y porter semence du salut. La foi de Jésus-Christ fut anncée dans le cours de ce siècle en Grèce, en eypte, dans le cœcr de l'Afrique et de l'Asie, en ine et dans presque toute l'étendue de l’'Amérije. Les :roquois reçurent, pour la première fois, bonne nouvelle ; les trois Thibets furent éclairés la lumière divine, et le nouveau monde vit presetous ses habitants, désabusés de leurs ancienssuperstitions, brûler avec joie leurs idoles pour ler s'agenouiller au pied de la croix. Ni la disce, ni les incommodités des divers climats, ni barbarie des peuples, rien ne put ralentir le zèle s pieux missionnaires. Une persécution horrible ant élevée dans le Japon, tous ces hommes déués, ainsi que leurs plus fervents disciples, furent cessivement victimes des atroces cruautés des rsécuteurs. Ainsi se trouva presque entièrement fantie l'Eglise si brillante que saint François Xaer avait fécondée de ses sueurs.

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, Quel fut le caractère du ligieux qu'on fonda à cette le siècle? Que devint. le époque? Quel était le but de testantisme ? Le raitholi- ces ordres? Quel effet produine fit-il de très-grands pro- sirent-ils ?

7. &. Les missions étrangères , l'Eglise romaine fut-elle reçurent-elles beaucoup de de en écrivains distingués ? développement? Dans quels el fut le but des travaux pays les missionaires se réquels ces savants se livrè- pandirent-ils? Quel fut le 1? caractère de la persécution , D'où ces savants sorti qui s'éleva dans le Japon? bils pour ta plupart ? Quels Quel en fut le déplorable ré- M les nouveaux ordres re= sultat?

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