RÉVOLTE DES PAYS-BAS AUTRICHIENS
1790). — La révolte éclata dans les Pays-Bas. Ces provinces, si jalouses de leurs priviléges et si dé. vouées à la foi, se soulevèrent contre les réfor. mes impies de l’empereur philosophe. L'université de Louvain avait été privée de ses priviléges, on y avait envoyé des professeurs vendus au pouvoir, on avait institué un séminaire général dont les directeurs devaient enseigner aux élèves les erreurs du souverain, et on avait touché aux matières ecclésiastiques les plus délicates. Alors les Etats de Brabant donnèrent le signal de la résistance, et toutes les provinces, à leur exemple, prirent la cocarde nationale. Joseph IT, redoutant les conséquences d'une pareille guerre, rétablit chaque chose sur l’ancien pied, mais dès que la sédi tion fut calmée. il res int à ses premières idées. L'insurrection devint alors générale, et toutes les provinces se confédérèrent sous le titre d'états Belgiques-Unis. Au moment de sa mort, Joseph eut le bonheur de reconnaître ses fautes ; il signa un édit pour révoquer et annuler les ordonnances qu'il avait rendues en matière ecclésiastique. Le pape, informé par l’empereur lui-même dun changement si inespéré, écrivit un bref aux évêques d'Allemagne pour achever de calmer les troubles qui régnaient dans leurs provinces; ainsi se terminèrent les démêlés qui avaient menacé l'Église d'une funeste division.
oncer à ce ins à trou-