MARTYRE DE LA LÉCGION THÉBAINE. — Une
révolte ayant éclaté dans les Gaules, Maximien s'y rendit pour la comprimer, et, pour renforcer son
svt fl
ennemis de l'Etat et non pour se souiller par wn
, le vôtre ; nous sommes disposés à exécuter vos
armée, il fit venir d'Orient la légion thébaine. CetulB pourrie légion, entièrement composée de chrétiens, étailmanqui commandée par Maurice, Exupère et Candide. ABvous v leur arrivée dans les Gaules, Maximien voulut con-Bremont traindre ces braves soldats à prendre part aux sa-du tyr crifices solennels qu'il faisait à ses dieux. Tous rè-héroïqu pondirent qu'ils étaient venus pour combattre leBEnvelo furent
leurs a présent entendr
culte impie. L'empereur, irrité de cette réponse, fi aussitôt décimer la légion. Ceux que le sort désigna se laissèrent égorger sans la moindre résistance. Ce massacre, loin de produire l'effet qu'enchaient attendait Maximien, ne fit qu'anime: de plus en plusfà mour au-martyre ces valeureux chrétiens, qui s’écrièrentfffut jonc avec une nouvelle ardeur, qu'ils détestaient le culteBétaient, des idoles. Lorsque ce fait eut été rapporté à Maxi-Æ Les
mien, celui-ci ordonna que la légion fût décimée unelsaint seconde fois. Cet ordre barbare fut exécuté, pnis onBsaint D pressa de nouveau les soldats du Christ d’obéir aufBsaint Vi tyran ; c’est alors qu'ils adressèrent au prince ces dernier sublimes paroles : « Nous sommes vos soldats, sei-Manéanth gneur ; mais nous sommes aussi les ser'''eurs de Dieu : nous vous devons le service de i: ‘verre; à Dieu nous devons l'innocence des mœurs : nous recevons de vous le salaire s de Dieu nous tenons l'existence : nous ne pouvons donc vous obéir en renonçant à Dieu, notre créateur, notre mattre et