CHAPITRE BI
Saint Antoine. Développement des ordres religieux.
1. DES PREMIERS RELIGIEUX. — De tout temps ha pratiqué dans l'Eglise les conseils de perfecène fn évangélique, qui sont le fondement de la vie L où Migieuse. Les premiers chrétiens en ont donné EM, 0xemple, en renonçant, pour la plupart, à leurs
4 COMSmnelle, de sorte qu'ils n'avaient tous qu'un cœur Me dB qu'une àme. Saint Paul parle souvent des vierges COURS des veuves consacrées à Dieu, et: l’histoire nous
OURrétiens fervents qu'on nommait æscètes, renonçant x affaires du monde, s’appliquaient aux exér-
S à SOMBons et en faisant le sacrifice de leur volonté per- :
16 MEBprend qu'avant la fondation dés monastères, des *
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cices de la prière et de la mortification ; maisi restaient isolés près des villes et des bourgad4 Ils ne se rassemblèrent dans les déserts et ne fn mèrent des communautés qu'après les persécutio
®. SAINT ANTOINE FONDE LES PREMIERS MOM TÈRES. — Saint Antoine, qui fut l'auteur de cel nouvelle institution, était né en Egypte de pareil nobles, riches et vertueux, qu'il perdit de bon heure. Ayant un jour entendu lire dans l'église € paroles de l'Evangile : « Si vous voulez ètre pa faits, donnez aux pauvres tout ce que vous avez,i vous aurez un trésor dans le ciel, » 1l se les appl qua à lui-mème ; il vendit tous ses biens et en dist bua le prix aux pauvres. S'étant ensuite retiré dai une solitude, il s'occupa uniquement de son sal Il s’y exerçait aux œuvres de pénitence pour dom ter Sa chair ; une natte lui servait de lit, et souva il couchait sur la terre nue ; il ne mangeait qu'un fois le jour après le coucher du soleil et seulema du pain avec un peu de sel ; il ne buvait que d l'eau : enfin, pour tout vêtement il ne portait, pa dessus son cilice, qu'un manteau de peau de moult avec un capuchon (269-356).
8. DÉVELOPPEMENT DE CES INSTITUTIONS. — Apr que saint Antoine eut ainsi vécu, loin du commert des hommes, Dieu, qui voulait le faire counaîtn
l'honora du don des miracles. Les guérisons qui
Opéra lui attirèrent bientôt un si grand nomb de disciples qui demandaient à vivre sous sa co duite, que, pour les recevoir, on fut obligé de bà
plusieurs monastères. Les lisciples de saint Antoi
devinrent à leur:tour' fondateurs d’autres ordres,!
jent de déserts bles, de freux r
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MAIS it en quelques années ses institutions s’éten-
Sad}; la Thébaïde, où elles avaient pris naissance, ne LR jout l'Orient. Saint Pacôme les propagea dans CUS je Tapène sur les bords du Nil; saint Hilarion
MONS 1e désert de Gaza et saint Ammonius dans les
de c@, de Nitrie. De là elles se répandirent dans la Pare, 1 la Palestine, d’où Eustathe de Sébaste les € bon h en Asie Mineure. Plus tard, tous ces monas-
lise @ rangèrent sous la règle de saint Basile le
we Pa], qui en fonda lui-mème un très-grand aVE2,{ hbre.
S app Vie pcs souiTaIREs. — La vie des solitaires n dist t pour objet de s'élever à la perfection chréré da: en se vouant à la pauvreté, à l’obéissance n Sal }; chasteté parfaite. Pour y parvenir. ils emr don aient quatre moyens principaux : [a solitude, SOUVEavail manuel, le jeûne et la prière; Ils s'éloit QU’ jent de toute habitation et s'enfonçaient dans ulema® déserts non-seulement inhabités, mais inhaque bles, des plaines arides, des montagnes stériles, NE, Pareux rochers. Ils s’arrêtaient dans les endroits MOURiIs trouvaient de l'eau et y bâtissaient de paus cellules de bois ou de roseaux. Leur travail - Aptit continuel : il consistait à faire des nattes et
NME corbeilles de jonc dont ils donnaient le prix mMalTS pauvres. Ils jeûnaient toute l'année, excepté
ns QU dimanches et le temps pascal, encore leur 10Mbirriture ne se composait-elle que de pain et Sa Cou. Ce régime austère. semblait prolonger leur le bà stènce ; il était mème de ces pieux solitaires qui, \ntoidés avoir éprouvé aucune maladie, parvenaient à res, à extrême vieillesse,
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