PRINCIPAUX DOCTEURS DE L'ÉGLISE
e Jui Paint Athanase, la terreur des ariens, on vit paraître ce des peu près en même temps saint Hilaire, saint Bans JeMsile. saint Grégoire, saint Ambroise, saint Jean »s dé. MChrysostome, saint Jérôme et saint Augustin. Chais, seseun de ces hommes extraordinaires eut sa mission remplir, et nous tenons à la signaler. 4 2. DES TRAVAUX ET DES ÉCRITS DE SAINT HILAIRE. Saint Hilaire, évèque de Poitiers, tint, en Occient, la même conduite que saint Athanase en Drient : il s'opposa avec un courage inébranlable à l'impiété des ariens ; 1l présenta une requête à onstance, pour le supplier de faire cesser les persécutions injustes que souffraient la plupart des Eglises, privées de leurs pasteurs et livrées à de ee faux évèques /qui s'étaient emparés à main armée
lu siége qu'ils occupaient. L'empereur, blessé des peupk remontrances et du zèle de saint Hilaire, l’exila en per Phrygie. Les lumières du courageux évèque effrayèfut-ele rent bientôt les ariens de l'Orient, qui, pour se dé-
livrer de sa présence, engagèrent l'empereur à le
renvoyer à son Eglise. En retournant dans son dioèse, Hilaire traversa l'Ilyrie et l'Italie, et partout l ranima la piété chancelante des chrétiens. Son retour dans les Gaules produisit les plus heureux
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" flets ; la foi fut rétablie dans toute sa pureté, la — De-MMiscipline de l'Eglise recouvra s1 vigueur; les scan- ’à nosMMales cessèrent, et la paix succéda aux troubles.
ssour- 3. COURAGE DE SAINT BASILE. — Saint Basile fut à tra-Min des défenseurs les plus intrépides de la foi,
le futiontre les subulités des ariens. Après la mort suscitaiMe Jovien, l'empereur Valens s'étant déclaré le ent defBartisan de ces sectaires, se mit à parcourir les
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provinces de son empire pour en chasser fes évi ques catholiques. Avant d'aller à Césarée, doi Basile était évèque, il envoya Modeste son préf du prétoire, afin de gagner, ou du moins d'inti mider ce savant prélat. Le préfet s'entoura de tou l'appareil de sa dignité, la plus grande de l'empire et, environné de ses licteurs armés de leurs fais ceaux, il fitcomparaître Basile à son tribunal.Aprè avoir vainement employé les flatteries et les pa roles insinuantes, il le menaça de la colère de l'em: pereur, lui disant qu’il pouvait le dépouiller de sa biens, l’exiler et même lui ôter la vie. « Ces me: naces me touchent peu, répondit Basile : ne possk dant rien, je ne puis rien perdre, à moins que vou ne vouliez m'enlever ces misérables vêtements que je porte, et quelques livres qui font toute ma ri chesse. Quant à l'exil, je n’en connais point, n'était attaché à aucun lieu. D'ailleurs, toute la terre n'est elle pas à Dieu ? je trouverai donc partout ma pa trie, ou plutôt le lieu de mon passage. A l'égard de la mort, ajouta-t-il, je ne la crains pas, elle sera mème une faveur pour moi, puisqu'elle me fera pas ser à la véritable vie. » Ce discours, tout nouvear pour les oreilles d'un homme de cour, étonna | préfet : « Jamais, dit-il, on ne m'a parlé avec tant} de hardiesse. » — Alors, reprit le saint prélat, c'est qu'apparemment vous n'avez jamais eu affaire à un évêque. » Le préfet rapporta ces paroles il l'empereur, et Valens trembla devant le couragel de Basile, de mème que les hérétiques tremblaient devant ses écrits.