‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 51 sur 180 · CHAPITRE VE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VE

Du pélagianisme et du semi-pélagianisme (419).

Du, Erreurs DE PÉLAGE. —- Le schisme des do- Biistes s'étcignait insensiblement, lorsque l'Eglise vit attaquée par de nouveaux ennemis qui lui

dans la Grande-Bretagne, en fut le chef. D'un E CES rit subtil, artificieux et hypocrite, il savait irent langer de langage, sans changer de sentiment. Se Mint à Rome, et y répandit sourdement une nou-

lle doctrine qui prenait sa source dans l’orgueil

imain qu'elle flatte. Il niait le péché originel et NUE Lécessité de la grâce du Rédempteur.) Pélage

aute cor ; a fut-il osa d’abord s'expliquer ouvertement, de peur de ise? volter les esprits en combattant la croyance an-

ractère (8 it Chryso t-il exil

bnne et universelle; mais, pour les disposer peu

ei eséquivoques{Ils’'attacha un disciple nommé Cé- +-i1? Qu tius, qui contr ibua beaucoup au progrès de cette | Bt impie. Celui-ci passa en Afrique, et comme il Le dit plus entreprenant que son maître, il y enseiement «ie Sans détour, contre la doctrine de saint Paul, époque Be le péché du premier homme ne s’est point comnd Hniqué à ses descendants, et que l’homme, sans ramen#liie grâce intérieure, peut, par ses seules forces, pomplire les commandements de Dieu.’

* CONDAMNATION DE CETTE ERREUR. — | Cette

Lveauté profane excita des troubles. Saint Au-\ Bin la réfuta avec force dans de savants écrits. :

rèrent de longs et dangereux combats. Pélage,

beu à accepter ses erreurs, il les enveloppait de pa-

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Les évêques d'Afrique tinrent deux conciles, l’un}

arthage et l’autre à Milève, où l’on définit, confor mément à la foi catholique, que le péché d'Adam a passé à ses descendants, et que, sans une grâq intérieure qui nous inspire la bonne volonté, l'o ne peut faire ducun bien surnaturel ou utile % salut. Les pères de ces conciles écrivirent au pay saint Innocent, pour le prier de confirmer cet décision par l'autorité du siége apostolique. La souverain pontife répondit aux lettres synodales des évèques d'Afrique : il loua leur zèle à maintenirh pureté de la foi; il établit solidement la doctrin ancienne du péché originel et de la nécessité de hi grâce pour toutes les actions surnaturelles: il cond&mna solennellement Pélage, Célestius, et ses sectateurs, etil les déclara séparés de la communion de l'Eglise, à moins qu'ils ne renonçassent à leurs erreurs. Après ce décret du pape, saint Augustin s’écria : « Rome a parlé, la cause est finie, plais à Dieu que l'erreur le soit aussi! » (417).

$. SUITES DE CETTE CONDAMNATION. — Le dési du saint docteur ne fut pas rempli; l'erreur con.

tinua de subsister, malgré la condamnation qu'ellt favait subie, Pélage et ses sectateurs essayèren | de tromper la bonne foi de Zosime, qui avait ét appelé à remplacer Innocent au siége de sain

Pierre, Célestius alla lui-même à Rome et mit tout

en œuvre pour surprendre ce pontife. Mais Zosimi ayant confirmé la sentence d'Innocent;'les sectaires en appelèrent du décret du pape à un concik général.ÿSaint Augustin prouva que cet ap: «1 étai illusoiré, et que l'Eglise assemblée ne ferait autrt

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PÉLAGIANISME ET SEMI-PÉLAGIANISME. 75 those que confirmer @ qui avait été décidé par le jape et les évêques d'Afrique; que l’hérésie était ufisamment condamnée, et qu'il ne s'agissait plus je l’examiner, mais de la réprimer.

| A. DES ERREURS DES SEMI-PÉLAGIENS. —< L'héésie pélagienne, foudroyée, s'éteignit peu à peu; jais il sortit de ses cendres une autre secte qui doucit ce que la première avait de plus révoltant, tqui prit le milieu entre la doctrine de Pélage et hh)iorthodoxe. Ce furent quelques prêtres de Mar-eille qui donnèrent cours à ce pélagicnisme mitigé; nes nomma semi-pélagiens. 11s attribuaient au bre arbitre le commencement de la foi et les prehiers mouvements de la volonté humaine vers le jien ; selon eux, Dieu, en conséquence de ces preiers efforts, donne l'accroissement de la foi et la râce des bonnes œuvres)Ainsi, les semi-pélagiens dmettaient, comme les éatholiques, le péché oriinel et la nécessité d'une grâce intérieure pour aire le bien ; mais ils disaient que l’homme peut hériter cette grâce par un commencement de foi, ju par un premier mouvement de vertu, dont Dieu , est pas l’auteur.

| qu'ellth ayèrerll D. RÉFUTATION ET .CONDAMNATION DE CES ERyait éREURS. — Saint Augustin s’éleva encore avec force ol poutre cette pernicieuse erreur et poursuivit le ait tou élagianisme jusque dans son dernier reiran- Zosimé hement.fLa cause fut ensuite portée au tribunal actairee PAPE saint Célestin. Ce pontife condamna les Mrètres de Marseille et définit contre eux, que Dieu

l'un} onfor "Adan grâct é, l'a itile a u pape r cetk ue, ales des enir |} Octrine é de les: 1% 5, et Ses union à leurs ugustil , plais

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à] éviletre tellement äans le cœur des hommes, que

Dute sainte pensée, tout pieux dessein, et touf

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mouvement de bonne volonté, dans l’ordre du:

lut, vient de Dieu, et que si nous parvenons à fi quelque bien, c’est par celui sans lequel nous

pouvons rien. Le monde chrétien reçut avecn pect cette sentence qui mit fin à toutes les dispuk

QUESTIONNAIRE

soumirent-ils? À qui ent ils appelé? Quelle fut l ponse de saint Augustin?

4. Par qui le semi-péÿ nisme fnt-il enseigné ? Eng consistait cette erreur ?

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