HÉRÉSIE DE NESTORIUS
eur, ét la vérité aurait succombé, si Dieu ne lui it donné la force de vaincre tous les obstacles. In messager, déguisé en mendiant, apporta la vétable relation enfermée dans le creux d'une canne tpénétra dans le palais. L'empereur, instruit alors le ce qui s'était passé à Ephèse, relégua Nestorius ans un monastère d'Antioche; mais comme cet érésiarque continuait d'y prêcher ses erreurs, il tenvoyé dans une oasis du grand désert de la ybie, où, quelques années après, il mourut miérablement (439).
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QUESTIONNAIRE
A, Qu'était Nestorius ? présida à ce concile ? Qu'est-ce elle erreur avança-t-il? qu'on y décida ?
elle impression produisirent 4, Quel effet ce jugement bs paroles ? produisit-il sur le peuple?
R2. Quel docteur s'éleva con Comment Théodose fut-il e lui? Qu'est-ce qu'ensei—= instruit de la décision du ja saint Cyrille? A quiécri- concile? Quelle peine prot-il? nonÇa-t-il contre Nestorius ?
8, Où l'empereur convoqua- Comment mourut cet hérésiar- Îl un concile général? Qui que?
NeEsTo- Re Dpnes CHAPITRE WAEL.
je bénté
louar-h Hérésie d’Eutychès (448).
virent il an
nom ERREUR D'EurycnËs. — L'hérésie de Nesto- À n & donna bientôt naissance à une autre erreur per hi n'était as moins contraire au dogme de es de mcarnation. La première avait divisé la per- 'empé mne de Jésus-Christ; la seconde en confon-
hit les natures. Un maine nommé Eutychès,
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supérieur d'un monastère, près de Constan.
tinople, fut le père de cette nouvelle doctrine. ||
avait montré beaucoup de zèle pour soutenir l'unité}
de personne contre Nestorius; mais l'éloignement qu'il avait pour le nestorianisme le jeta dans l’hérésie opposée, et cette erreur n’excita pas moins de troubles que celle de Nestorius. Ses amis firent inutilement tous leurs effer-s pour le désabuser 4 prévenir un éciat scandaleux. Son obstination étant indomptable, saint Flavien, patriarche de Constantinople, après avoir épuisé tous les moyens de douceur, condamna sa doctrine et lui ôtak gouvernement de son monastère.
®. BRIGANDAGE D'EPHÉSE. — Le novateur trouva auprès des grands un puissant appui contre son évêque, et Chrysaphe, l’un des principaux min'stres de l’empereur, le soutint de son crédit. Ce fà-
vori était un barbare, dont la figure avantageuse
faisait tout le mérite ‘: avare, cruel et impie, i rassembiait en lui tous les vices. Il s'était emparé de l'esprit du prince, et gouvernait seul toutes les affaires. Il obtint de Théodose que l'affaire d'Eutychès fût discutée de nouveau dans une assemblée d'évèques que l’on convoqua à Ephèse. Chrysaphe se rendit maître absolu de cette assemblée, Il en avait nommé président Dioscore évèque d'A lexandrie, ami d'Eutychès, qui fit absoudre le novateur et condamner Flavien. Les évêques qui re fusèrent de signer cette sentence furentægnvoyés el , €xil, entre autres saint Flavien qui fut si cruelle: ment maltraité durant le chemin qu'il en mouru bientôt après. L'empereur Théodose ne survécu
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s longtemps à ce conciliabule, qu'on a appelé ec raison le brigandage d'Ephèse.
M3. CCNACILE GÉNÉRAL DE CHALSÉDOINE (451). —
int Léon, qui occupait alors la chaire de saint erre, reconnut que la plaie qui avait été faite à Eglise était profonde et s’appliqua à la guérir. Ne jutant pas qu'un concile æœcuménique n'apportàt jelques adoucissements à tant de maux, il fit part son projet à l’empereur Marcien. Celui-ci, selon
B désir du pontife, convoqua l'assemblée à Chal-
doine, l’un des faubourgs de Constantinople, in de pouvoir y assister lui-même et y maintenir
Drire. Les évèques se réunirent au nombre de
is cent soixante dans l'église de Sainte-Euphéie, et la première session se tint le huitième jour octobre de l’année 451. Saint Léon, n’ay2ni pu y nir, envoya trois légats qui présidèrent en son om. Le iivre des Evangiles était, comme au conle d'Ephèse, placé sur un trône au milieu de l’asmblée. On commença par examiner la conduite jolente de Dioc.ore à l'égard de saint Flavien; h lui reprocha d’avoir foulé aux pieds toutes les gles, et l’on prononça contre lui la sentence de Éposition.
4, DOCTRINE DE SAINT LÉON. — On lut ensuite lettre admirable que saint Léon avait écrite à Javien dès le commencement de cette hérésie, et ans laquelle le savant docteur avait exposé avec ütant de solidité que de lumière la foi catholique ur le mystère de l’Incarnation; c’est-à-dire l'unité é personne et la distinction des natures on Jésis-
Mrisi, La doctrine qui y était contenue fut trouvée
parfaitement conforme au symbole de Nicée «t} celui de Constantinople. Elle fut donc approuvél d’une voix unanime et regardée comme une règk infaillible de foi. « Nous croyons tous ainsi, S’écrik rent les évêques; telle est la loi des pères, telle ex la foi des apôtres; c’est saint Pierre lui-même qu a parlé par la bouche de Léon : cette doctrine & orthodoxe : anathème à qui ne croit pas ainsi, » ®. BELLE CONDUITE DE MARCIEN. — L'emperen assista à la sixième session, et déclara, qu'à l’exem. ple de Constantin, il n’avait voulu entrer dans ceth sainte assemblée que pour appuyer de l’autoril impériale les décisions du concile, et non pourir fluencer les suffrages. Il fit lire la définition dei arrêtée par le concile et demanda si tous les assir tants étaient d'accord sur ce qu'ils venaient d'en: tendre. Les évèques s’écrièrent : « Nous n’avon qu'une foi et qu'une doctrine; telle est la foi del saints docteurs ; telle fut celle des apôtres : c’est cett foi qui a sauvé l’univers. » Marcien rendit alors un loi pour faire exécuter les décrets du concile, G. AFFAIRE DES TROIS CHAPITRES. — Après l} mort de Marcien, les partisans d’Eutychès se rele vèrent en Egypte, et commirent d’horribles violer ces; ils étaient si nombreux et jouissaient d'un grand crédit, qu’on ne pouvait mettre un terme! leur débordement. Ils firent les plus grands efforf pour affaiblir l'autorité du concile de Chalcédoim qui les avait condamnés. Du temps de Nestoriarqu il avait paru trois ouvrages favorables à cet hérBamne siarque : les écrits de Théodoret, évèque de Titlenfer une lettre d’Ibas, évèque d'Edesse, et les écrits dent à
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Théodore, évèque de Mopsueste. Ces trois ouvrabes, qu'on à nommés les Trois Chapitres, étaient, à la vérité, répréhensibles. Mais leurs auteurs les avaient retractés en anathématisant Nestorius et e concile de Chalcédoine avait approuvé les peronnes d’après leur déclaration, sans rien prononer sur leurs ouvrages.
Les eutychiens poursuivirent avec ardeur la conjamnation de ces écrits, parce qu'ils espéraient par ke moyen discréditer le concile. Les catholiques,
quoiqu'ils n'approuvassent pas la doctrine qu'ils Montenaient, craignaient qu’en les condamnant, pn ne parût donner atteinte au concile de Chalcéloine, et que cette condamnation ne fût un sujet de riomphe pour les eutychiens.
4. CINQUIÈME CONCILE OECUMÉNIQUE. — Enfin on je détermina à convoquer, à Constantinople, un Mouveau concile, qui fut le cinquième des conciles kcuméniques. On yexamina les trois écrits qui exitaient tant de contestations et on les condamna, hais sans donner atteinte au concile de Chalcéloine. Les pères déclarèrent mème expressément qu'ils tenaient la foi des quatre premiers conciles, nettant ainsi celui de Chalcédoine an même rang jue les trois autres, ce qui déconcerta les eutyhiens. Le pape Vigile confirma ce jugement, et butes les Eglises de l'Orient et de l'Occident l’ac-
èptèrent. On voit dans ce concile un exemple re-
parquable du pouvoir que possède l'Eglise de con- Mamner des écrits, de prononcer sur le sens qu’ils
enferment, et d'exiger que les fidèles se soumetnt à son jugement (553).
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