ESPACE UNIQUE
Silicate chloruré de fer et de manganèse.
{pyrosmalite).
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Troisième S^ib-Genre. auicèXES atju: fluorures.
SSPECES.
Silicates fluorures d'aluinine.
— topaze.
-^ pjcnite.
Quatrième Sons-^Genre. boro^ikicatu.
ESPÈCES
Boro- silicates d'alumine et de cliaux.
— datolithe.
-^ botryolithe«
Boro-silicates d'alumine, d'alcali, et de fer
;* ou mianganèse.
— tourmalioles.
Boro-silicates de chaux , et de fer ou manganèse.
— axinîte.
Treizième ÎGenre. ALXJMOfATBS.
Cabact. Corpt «oUdct , donMmt« après atirtr été fondas avec la aoade , diasout dan« un scmÎ* , et trahéa par l'aininooiaaot, un précipité gélatineux aoluble dans la potasse causfi> ^ , et qui dcTMot d\in beau i>ka par la calcinalion , IwsquV» lliumeele a? ce du ui* tiatc de cobalt.
Premier Soos-Genre. Ax.uxiyATB8 siîiplbs.
SSPiCES.
Aluminate de magnésie {spineUe)^ Aluminate de zinc {gahnàe), Aluminate de fer et niagaésie (piéonnsie), Aluminate de plomb hjdr {plomb gomme).
Deuxième Soos-Gemre. sxlico-axvkivatzs.
— saphirine.
— chamoisite^
— berthiérine,
Qaatomème Genre. TITANATES '.
Caiact. Corps soUdei donnant , Ion|qit*OB iMinite au feu de rédaction par le tel de pbo^hore , en y, ajoutant de Pétain , un terr^ de couleur bleU'TÎolfttre.
Premier Sous-Genre, titavates 8iMFX.k8 :bt multiples.
Titanate de zircone el d'jttria {polymignite), Titanate de zircone et de cerium {œschfniié). Titamaie de chaux.^ de c^um et d-urane.
{pyrochlore).
Deuxième Sx)usrGenre. siJLicorTiTAKATES.
Silico-tltanate de chaux (^iftèn^).
Quinzième Genre. TÀNTÀLÀTES,
CiaicT. CorpcM^deii. doniuntt par Iffueion arec la aoudejjune matière soluble dans Teau, dont la solution précipité par Papide nitrique une poudre blauche qui ne colore pas les verres de borai el de sel plilt^to^nqURr^ ■■ , -. —
ESPACÉS
Tantaj^te d' y t tria {j-ttro-tantale) . . Tantàlatès de fer et dé manganèse.'
. r— columi)ite.
, — lai^talite.
Seizième Genre. TUNGSTATES.
Caract. Corps solides, donnant par la fusion aTcc la soude une matière soiuble dans l'eau , dont la solution précipite par Pacide nitrique une poudre qui devient jaune quand on fat bouillir la liqueur, et qui douocau feu de rcju^lion un verre bleu uyee le sel pbosphorique.
ESPECES
Tungstate de chaux {scfu'eliié), • Tungstate de plomb.
Tungstate de fer et de manganèse (wolfram).
Dix-Septième Genre. MOLYBDATES.
Oaralt. Cori»s solides , donnant après aroir été fondus avec la soude un eei soiuble dans l\au, dont la solution précipite par Pacide uitrique uue poudre biumhe , qui devient bleue lorsqu'on la dépose sur une lame du ziuc.
* Les acides des genres suivans ont tous pour radicaux des raétaux chroïcolyies.
paa b mîlUèine ptriie ilu raj'ou ilo
olKcmtÙMis que Too a Csiiles daiis tous 1m
dutcan de nous est à même de nfpt'ter, en
cscarpeiueiis des moutaj;ues ou le» exca-
arafiâdlesdes mines et des carrièix^ , ont appri»
be cnTdoDpc saperdcielle du elobe est com|>oaee
'mm ^iMMJ BOuiDre de masses de ^ivei^o. nature , les ■■es ic^nlicres, en fonne de couches qui se recouvrent roue Fantre, et qui, dans les divers lieux où on les rc* troirrc , HjUdent entre elles un ordre fixe de superposi« lion, les autres plus ou moins ii-regulicres « placées au* desscms des terrains à couclies , ou s*iuteix\daat entre eux comme des coins, et quelouefois s*eieYaut aunlcs^ sas de leur niveau sous forme ao colonnes » de dûmes | de pics 9 etc. Cet ensemble de coudies et de masses de diverses formes est le résultat d'une succession de depùtSi qui se scmt opérés à des époques plus ou moins eloiguéeS| et par des voies différentes. Les causes qui ont donné naissance à ces masses minérales peuvent être facilement reoonniies; car elles existent encore, pour la plupart i et ccMitinaent d'agir , mais avec moins d'énergie qu'autrefois.
£q effet, le plus grand nombre des masses minérales qui affectent la forme de couches ont été évidemment formées par l'action sédimen taire des eaux superGcielles. Ce sont aes dépôts de sédiment , c'est-à-dire que leurs matériaux, réduits à Tétat de parties plus ou moins grossières, et tenues en suspension dans les eaux des rivières, des lacs et des mers, ont fini par se déposer sur leur fond i par un simple effet de la pesanteur , avec les débris cal* caires de coquillages que ces eaux nourrissaient t or c'est ce qui se fait encore de nos jours , mais sur une plus pe« tite échelle. L'action des agens atmosphériques sur les roches des hautes montagnes tend sans cesse à les décomposer et à les désagréger ; des éboulemens conthiuels remplissent les vallées de débris , lesquels , entraînés par les eaux courantes , vont au loin s'accumuler dans les parties basses des continens , et former des amas immenses de galets , de sable et de limon. On trouve intercalées au milieu des dépôts de sédiment de nombreuses couches composées de fragmens et de cailloux rott-
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les , auxquelles on est conduit à attribuer une semblable origine (les poudingues, les grès, les roches are'nacées).
Nous voyons de temps en temps les matières situées au-dessous de la croûte mine'rale du globe être soulevées parles forces souterraines qui produisent les tremblemens de terre et les volcans , ébranler et rompre les couches qui font obstacle à leur passage , et faire éruption au dehors, tantôt sous forme de masses plus ou moins Solides {lies et montagnes soulet^ées) , tantôt comme des jets de matières en fusion , qui s'épanchent à la surface du sol sous formes de larges nappes ou de bandes étroites , et dont les élémens , a abord confondus , se séparent et cristallisent souvent pendant le refroidissement de la masse (coulées de la^es).\Jn grand nombre de masses minérales anciennes paraissent avoir été formées aussi par Faction volcanique ou (comme on le dit maintenant dans un sens plus général) par l'action plutonique des forces souterraines, c'est-à-dire par voie de soulèvement et d'éruption , et le plus souvent avec fusion ignée (les tracliytes, les basaltes, les porphyres, et.même les granités).
Nous voyons encore les eaux de certaines sources et de certains lacs précipiter sur leur fonds une partie des molécules qu'elles tiennent en dissolution , y produire des dépôts cristallins, et, par l'accumulation de ces dépôts , des couches pierreuses de différente nature. C'est de même par voie de dissolution préalable et de précipitation chimique qu'ont clé formées un certain r.ombre de masses minérales , parmi celles surtout qui sont plus ou moins solubles dans l'eau.
Parmi les substances qui ne se présentent que disséminées par petites parties au milieu des grandes masses, il en est qui ont été produites comme quelques-unes de celles qui se forment encore de nos jours par les dépôts ou les décompositions qu'opèrent les gaz et les eaux minérales qui sortent de l'intérieur de la terre. D'autres enfin paraissent avoir été formées par les actions galvaniques , qui , dans les anciens dépôls , ont eu lieu au contact de substances de diverse nature , ainsi qu'on peut le conclure d'expériences nombreuses dans lesquelles on est parvenu à reproduire, à l'aide de courans galvani-
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ques, nn tenàiB aoasbre de ces substances, ou à pitxluîrc des compotes noaTesiax qui leur sont aualogues.
Les difiér entes caoies que nous venons d'enuuie'rer « et smtoaC celles qn ent donné naissance aux grandes ■lasses minérales , ont agi à dtfféreutcs reprises de ma- DÎère à entremêler leurs produits. Elles continuent encore d'agir , mais avec une moindre e'nergie , pour modifier de Dooveaa et accroître la cix)ùte supeiiicitlle du globe ; mais les coaches profondes, celles qui renferment tontes les substances utiles , et qui sont de formation ancienne, n'éprouvent plus en général de modification : les affinités des éléinens avant été satisfaites , ceux-ci sont panrenns au repos depuis long- temps , et chaque substance peisiste dans le même éial sans altéiaticn ni accroissement. Les anciens minéralogistes > et Pline était de ce nombre , s'imaginaient que les pierres végétaient ou croissaient d'elles-mêmes à la manière des plantes ; que les métaux précieux se pei-feciionnaient avec le temps et njûrîssaieut en quelque sorte dans leurs mines ^ qu'ils y rcDaissaienC même à mesure qu'on en faisait l'extraction. L'observation de la nature a fait disparaître ces grossiers préjugés, qui ne sont plus partagés aujourd'hui que par les personnes étrangères aux plus simples notions de riiistoire naturelle. Ln minéral ne naît point , et ne saurait se développer à la manière des plantes : une fois formé , il ne change plus , jusqu'au moment où il est détruit par des causes qui lui sont extérieures.
DU GISEJCEST DES VIKÉRAUX, OU DE LEUR MANIÈRE d'iTRE
DAMS JLE SEIZr DE 1.1 TERRE.
Il y a, comme nous l'avons dit précédemment ^ deux
{principales manières d'être des minéraux dans la nature : es uns s'offrent en grandes masses , les autres en petites parties isojées. Comme les petites parties sont nécessairement contenues dans les grandes masses , et qu'ainsi le gisement de ces dernières doit déterminer le leur, nous nous occuperons d'abord des minéraux qui s'offrent en grandes masses. Parmi les grandes masses , il en est d'irrégulières et dont la forme n'est point susceptible de définition précise -, d'autres se présentent en montagnes
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ou rochers isoles , dont la forme rappelle celle de. dô« mes , de côues , de colonnes, etc. Il en est enfin que Von distingue par des dépominations spéciales, W sur les- <IueUes nous devons arrêter notre attention : ce sont les couches^ les amas^ les filons y les nappes. jet les coulées.
On entend eu général par couche ou strcue y en minéralogie , une masse minérale très-étendue en longueur et en largeur , mais limitée .dans le sen» de son épaisseur par deux gi^audes faces sensiblement parallèles. Quand les couches sont très-épaisses , elles prennent le nom de bancs y et quand elles sont très-minces on les nomme lits Q\x feuillets. Chaque couche est formée ou d'une seule substance minérale , ou de l'agrégation de plusieurs minéraux en une même masse. On donne en général le nom de roche, à la substance simple ou composée qui constitue la matière des couches et des grandes masse? appelées amas etjilons. Ces couches ne sont point continues, quoiqu'on en retrouve de pareilles dans une multitude de lieux très-éloignésles uns des autres : elles sont fréquemment interrompues et limitées , soit par les escarpemeus , soit par les bords des bassins dans lesquels elles se sont déposées. Elles ne sont pas non plus toujours parallèles , mais on les trouve souvent plus ou moins inclinées, et quelquefois même presque verticales, de telle sorte que les couches qui, dans les pays de plaines , ne se rencontrent qu'à des profondeurs considérables , se relèvent à mesure qu'on avance vers les grandes chaînes de montagnes, et vont successivement se montrer au jour , et former par leurs afïleuremens la surface du sol. Cette disposition des couches permet d'en étudier un bien plus grand nombre que si elles étaient partout horizontales ; car en marchant sur leurs tranches , dans le sens perpendiculaire à leur direction , on obtient le même résultat que si l'on creusait verticalement dans un terrain de même nature y qui serait composé d'assiaes horizontales.
Les couches sont tantôt horizontales, et tantôt incli<^ nées; tantôt planes , et tantôt contournées (fig. i, pi. 5). Quelquefois elles sont repliées en zigzag (fig. a). Elles peuvent offrir des ondulations et des courbures en sens divers ; et c'est ce qui a lieu fréquemment dans les ter
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rains qoi, poslérieureroent au dépôt de leurs coaches, et avant leur entière consolidation, ont été dérangés et toarmentés par de violentes commotions (ex. : les terrains faouillàrs).
IxMTsqoe tontes les masses minérales dont se compose un terrain sont disposées par conches placées les unes sur les autres , on donne à cette disposition des parties du terrain le nom de slraiificaiMon , et Ton dit du terrain lui-même qu'il est slraiiné. La stratification d'un massif de terrain est indiquée tantôt par les fissures planes qui séparent les couches , ou seulement par les plans qui les limitent , lorsqu'elles sont de nature différente ; tantôt par le sens des feuillets dans lesquelles la roche ellemême se divise ; tantôt enfin par les tètes de couches qui se montrent souvent en saillie dans les escarpemens.
Toutes les couches qui ont été produites par voie de sédiment , doivent avoir été sensiblement droites et horizontales au moment de leur formation ; Thorizontalité est en effet le caractère le plus général de tous les dépôts mécaniques qui s'opèrent sous les eaux. Mais ces couches ont pu être redressées après leur formation , soit posté» rieurement , soit antérieurement à leur parfaite consolidation. De là la nécessité où Ton est souvent d'indiquer la position plus ou moins inclinée que présentent actuellement un grand nombre de couclies , que tout prouve avoir été primitivement horizontales. On doit distinguer deux choses dans une couche qui a été redressée : sa direction, qui est la ligne autour de laquelle le plan de la couche est censé avoir tourné , et son inclinaison > (lui m'esure la quantité de la rotation qu'il a subie , ou 1 angle qu'il fait actuellement avec l'horizon. La direction d'une couche étant celle d'une ligne horizontale menée sur son plan , se détermine par les points opposés de l'horizon vers lesquels cette ligne se dirige, ou, ce qui revient au même , par le point unique situé à go* des premiers , vei^ lequel plonge la couche. Ainsi la position d'une couche est complètement déterminée, lorsqu'on dit qu'elle plonge de tant de degrés vers le nord; il est clair que sa direction est alors de l'est à l'ouest. Dans la recherche de Tinclinaison et de la direction d'une touche, on fait abstraction des petites sinuosités qu'elle