‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 13 sur 89 · IO · texte numérisé non relu

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peut offrir, comme lorsqu'il s'agit de de'termincr la direction d'une rivière.

Lorsque des couches soiit superposées de manière à conserver le parallélisme entre elles, on dit que ces couches sont en stratificaiion concordante; lorsqu'au contraire l'inclinaison de deux systèmes de couches a et ^ (fig. i), qui sont en contact l'un avec l'autre , est différente , on dit que ces deux systèmes sont en siraùficaxion discordante, ou transgressée»

On observe plusieurs sortes de dispositions des couches dans les difierens massifs dont se compose une chaîne de montagnes à stratification inclinée. Tantôt toutes les couches quiforment un de ces massifs sont parallèles entre elles, de sorte que sur un côté ou sur un des versans le plan de pente s^incline dans le même sens que la stratification, et sur l'autre versant il s'incline en sens contraire; tantôt les couches sont disposées de manière qu'elles se relèvent des deux côtés à la fois vers le sommet , ou qu'elles plongent vers le cetitre du massif. Si l'inclinaison des couches est extrêmement variable dans une même chaîne de montagnes, on remarque, au contraire, que la direction moyenne de ces couches est partout sensiblement la même , et généralement parallèle à celle de la chaîne. Ce fait est d une grande importance, en ce qu'il fournit un caractère à l'aide duquel on peut reconnaître les différens massifs ou chaînons qui font partie d'une même chaîne, et distinguer ceux qui appartiennent à des divines diftércntes. Dans les groupes circulaires de montagnes, et clans les massifs coniques, auxquels on donne les noms de cônes et de cratères de soulèvement (pag. JoS), la direction des couches, au lieu d'être constante comme dans les montagnes en chaînes rectilignes, varie, au contraire , d'une manière continue, de telle sorte que les couches inclinées se relèvent de toutes paris vers le sommet de l'axe central.

Les amas sont des masses minérales de forme irrégulière , qui ne sont plus étendues indéfiniment ou bornées par lesaccidens du terrain, comme les couches, mais qui sont limitées par elles-mêmes et enveloppées de toutes parts par des roches de nature différente. Ce sont des masses ordinairement de forme ovale ou lenticulaire ,

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qui se distinguent des couches proprement dites , çn ce qu'elles ne présentent pas une épaisseur à peu près constante dans toute leur étendue, n'étant pi us terminées par des plans parallèles (voyez c^ c, fig. 3, pi. 5). Les amas peavent êti^ situés ou entre deux couches minérales, ou dans l'épaisseur d'une seule couche ; ou bien dans l'intérieur d'une montagne , dont la division en couches n'est pas appaiente. Quand les amas s'étendent entre ks «oàcbes , dboins leur direction mcmc , on les nomme amas couchés ou paratlèles y ils sont appelas transi'ersaux lorsqu'ils coupent les couches d'un terrain plus ou moins obliquement. Beaucoup de subslaiiccsmétalliques se présentent en amas : il en es.t de volumineux, et d'autres quf sont beaucoup plus petits.

hcs filons honi des amas de matières minérales, en forme de grandes plaques, ou de coins très-aplatis , qui coupent transversalement les couches deà terrains qui les renferment , et dont les substances composantes difièrttnt plus ou moins de celles qui constituent la roche environnante (voyez «fl, bh^ fig. /|, pi. 5). On peut les considérer comme des fentes qui se sont opérées dans les terrains , pendant ou après leur formation , et qui ont été remplies postérieurement , en tout ou en partie , de matières pierreuses ou métalliques. Si l'on compare les strates d'un terrain aux assises d'un édifice, on pourra comparer les liions aux crevasses ou lézardes qui souvent traversent toutes ces assises , lorsque l'aplomb du bâtiment a été dérangé.

Les filons coupent en tous sens les terrains stratifiés , comme ceux qui ne le sont pas. Dans le premier cas , ils sont prescjue toujours obliques à la direction des couches, quelquefois cependant ils se montrent parallèles à cette direction; mais ce ]>arall(Hisme n'a jamais liiu d'une manière conq)lète , et ne se soutient pas sur une grande étendue. Les filons sont souvent ramifiés, et forment quelquefois comme des reseaux. Dans le même pays , il existe frécpieinment un fçrand nombre de filons de même nature, dont les directions moyennes sont sensiblement

1)aralU'U-s. Souvent nième un premier système de fions se trouve coupé et traverse par un autre système , comme on le voit lig. l\. Les mineurs distinguent plu-

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peut offrir^ comme lorsfutU s'agit de déterminer la.di- MCtiop d'une rivière. .

Lorsque 4^ couches s(^ supeiposëes de manière à conserver le parallélisme entre elles, on dit que ces couches sonten sirat^caiionconcordanieilorufa!dM contraire l'inclinaison de deux systèmes de couches a et ^ (fig. i), oui sont en contact Tuik avec Tautre ,est différente , on dit que ces deux systènnes sont en stratification discor-danie, ou irantgressii^e. ' <

On. observe plusieurs sortes de dispositions des coujMftdanslesdifférensmassifsdontse compose une chaîne ^Ppontagnes h^ stratification inclinée. Tantôt toutes les couches quiHorment unde ces massifs sont parallèles entre elles |. de sorte aue sur un côté ou sur un des.versans le plan de pente, s incline dans le même sens que la stratintaationy et ■nftKf"*"^ versant il s'incline en sens contraire.; tantôt pp^coocbes sont disposées de manière qu'elles se relèVent des deux côtés à la fois vers le som- ■let. ou qu'elles plongent vers le celitre du massif. Si l'inclinaison des couches est extrêmement variable dans une même chaîne de montagnes, on remarque, au contraire, que la direction moyenne de ces couches est partout sensiblement la même , et généralement parallèle à celle de la chaîne. Ce fait est d une grande importance, en ce qu'il fournit un caractère à l'aide duquel on peut reconçaître les différens massifs ou chaînons qui font partie d'une même chaîne, et distinguer ceux qui appartiennent à des clmines différentes. Dans les groupes circulaires de montagnes, et dans les massifs coniques, auxquels on donne les noms de cônes et de cratères de soulèvement (pag. loS), la direction des couches, au lieu d'éti*e constante comme dans les montagnes en chaînes rectilignes, varie, au conti*aire , d'une manière continue, de telle sorte que les couches inclinées se relèvent de toutes parts vers le sommet de l'axe central.

Les amas sont des masses minérales de forme ir régulière , qui ne sont plus étendues indéfiniment ou bornées par lesaccidens du teiTain, comme les couches, mais qui scmt limitées par elles-mêmes et enveloppées de toutes parts par des roches de nature différente. Ce sont des massea ordinairement de forme ovale ou lenticulaire ,

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Les ^^iCMLr sent dts amas de matières mint raies, eu l'orme de grandes plaques, ou de coins très-aplatis , qui coupent transversalement les couches des terrains qui les renlerment , et dont les substances composantes diflcitnt plus on moins de celles qui constituent la roche envi* ronnante ^vovez «ra, bùy tig. A> pi* ^V. On peut les considérer comme des fentes qui se sont opcrt'es dans les terrains 9 pendant ou après leur lorniation , et qui ont été remplies postérieurement , en tout ou en partie , de matières pierre uses ou nié lai! iques. Si Ton compare lesstratesd'un terrain aux assises d*unédi(ice, on pourra comi^rer les liions aux crevasses ou lézaidcs qui souvimU traversent toutes ces assises , lorsque Taplomb du b;Uiment a été dérangé.

Les fdons coupent on tous sens les terrains slralifiés , comme ceux qui ne le sont pas. Dans le ])reinier cas , ils sont pres(|ue toujours obliques à ladirectiiiU des couches, quelquefois cependant ils se montrent parallèles A celte direction ; mais ce ]>arallélisme n'a jamais lii u d'une manière complète, et ne se soutient ])as sur nnegiande étendue. Les filons sont souvent ramifies, et forment quelquefois conunc des reseaux. Dans le même pays ^11 existe fréquemment un grand nombn; de (ilons de même nature, dont les directions moyennes sont sensiblement

{>arallèles. Souvent même un premier système de fions se trouve coupé et traverse par un aiiti*e système , comme ou le voit tig. f\. Les mineurs distinguent plu-

sieurs parties dans un filon : les deux faces principales ou les parois du filon se nomment salbandes; les parois de la fente avec lesquelles elles sont en contact sont appelées épontes. Lorsque le filon est incliné , ce qui est le cas le plus ordinaire , Téponte inférieure sur laquelle il repose en est le mur^ et la supérieure en est le toit, La partie du filon qui se monti*e au jour en est la t^te ou le chapeau,

La considération des filons est d'une grande importance, parce qu'ils sont les gîtes les plus ordinaires des substances utiles que recbercnent les mineurs. Aussi étudie^-on avec beaucoup de soin Yallure d'un filon , c'està-dire la manière dont il se dirige , s'incline et s'étend dans le terrain qu'il traverse. L'épaisseur ou la piaV^oncé des filons est très-vaiiable; et elle n'a rien de constant dans le même filon , qui éprouve tantôt des renflemens , et tantôt des étranglemeus : V étendue àHvLn filon paraît en général proportionnée à sa puissance. Il y a des filous d<3 quelques lignes de puissance , et dont l'étendue ne surpasse guère quel(|ues mètres* Il en est d'autres, au contraire , dont la puissance et l'étendue sont fort considérables. Le plus célèbre de tous est le filon d'argent de Guanaxuato , au Mexique , qui a une puissance de cent trente pieds sur une étendue de plus de trois lieues.

La composition des filons est en général très-variée : ceux que l'on exploite pour en extraire des minerais sont communément des agrégats irréguliers de substances }ner reuses et métalliques. Dans ce cas , on distingue la matière stérile dominante, de nature pierreuse, et la matière utile ou métallifère. La partie pierreuse du filon est appelée souvent la gangue du minerai. Les principales substances pierreuses qui entrent dans la composition des filons métallifères sont le quarz, le calcaire, le spath fluor, le sulfate de baryte. Les parties métallifères sont disposées , dans la gangue pierreuse , tantôt en rognons ou en grains épars , tantôt en zones ou veines parallèles, alternant avec la matière de la gangue, et se répétant de la même manière , à partir des deux épontes. Les filons sont rarement remplis en totalité; ils offrent dans leur ëpaissour des dilatations ou des cavités dont les parois sont tapissées de cristaux réunis en druscs. Ce

lont ces caTÎIés qui portent le nom de fours ou pochfjt à cristmax ; et c'est là qae Ton rencontre les cristallisaâoDS les plss remarquables par la beauté des fonues et k TWacitié de l'édat.

Les fiksBLS «lélallUères ont en général leur plus grande lurgenr vers l'intérieur de la terre , et souvent se tcrnii-* Bcnt en coin du c6té de la surface. Il est d'autres filons qoi semblent avoir, au contraire , leur plus grande largeur Ters la surface , et qui vont en se rétrécissant sans atteindre à de grandes profondeurs. Ils sont presque exdhouivcment composés de fragmens de roche y ou d'arnie Gomenant des grains , des noyaux ou des amas de dïfféicentes substances.

U est encore une autre espèce de filons remaïquables par leur nature, leur forme et leur puissance ; ce sont les djrkes^qjol se présentent comme des espèces de murs, s'éWvantaa milieu de roches de nature di(rdrente> dont ils dépassent souvent le niveau (fig. 5). ties dykcs sont ordinairement composés d'une rodie pierreuse uniforme, telle que le basalte ou le porphyre ; leur épaisseur parait augmenter à mesure qu'ils s'enfoncent , et Ton ne connsft pas de limite à leur profondeur.

Les nappes sont des masses non stratifiées , ordinaire* ment situées à la partie extérieure de l'écorce terrestre, ayant comme les couches beaucoup plus d'étendue dans le sens de leur longueur et de leur largeur que dans ca- Ini de leur épaisseur, et paraissant provenir d'une matière fondue , sortie comme les laves modernes des cntniilles de la terre, et qui a coulé sur un fonds sensiblement horizontal ou dans une dépression du sol où elle a pu s'arrêter et se refroidir tranquillement. Cette matière s'est épanchée tantôt par une ouverture conique telle qu'un cratère de volcan , et tantôt à travers des fentes loofritudinales (ex : nappes de laves , de basaltes , de tracnytes).

Les coulées sont pareillement des dépôts superficieb de matières fondues, dont le caractère principal est de présenter la forme d'un torrent qui se serait subitement solidifié. En suivant une coulée, on parvient souvent à remonter à sa source , et on la voit se rétrécir de plus en plus, et ne plus ofirir qu une bande étroite ou une sim-

ÏAe traînée de matières scoriace'es , lorsqu'on arrive sur es flancs incline's du cône, au sommet duquel est son point de départ. Telles sont toutes les coulées délayes des volcans à cratères.

Nous venons de passer en revue tous les genres de dépôts qui présentent de grandes masses de substances minérales ; et, comme nous Tavons déjà dit , les substances qui en font essentiellement partie , sont en fort petit nombre. Toutes les autres espèces du règne minéral ne se montrent qu'accidentellement et presque toujours en faible quantité au milieu d'elles. Tantôt on les rencontre dans les roches sous la forme de feuillets ou de veines , qui sont en petit ce que les couches et les filons nous présentent en grand. Il est de ces veines que Ton doit considérer comme de véritables filons, c'est-à-dire comme d'anciennes fentes qui ont été remplies; d'autres, au contraire , ne sont que de petits amas ramifiés , dont la formation est contemporaine de celle de la roche qui les renferme. La matière de la veine peut être d'une nature différente de celle de la masse environnante , ou bien être de la même nature , et ne s'en distinguer que par la structure ou la couleur. Les marbres veinés présentent des exemples de ces diiférens cas.

Tantôt les substances dont il s'agit se rencontrent sous forme de très-petits amas renfermés dans l'épaisseur des grandes masses , et qui reçoivent les dénominations particulières de nids^ de rognons ou nodules, de noyaux ou d amandes. Les nids sont ordinairement des amas de matières friables, et de forme irrégulière. Les rognons sont composés de matières solides ;leur forme est arrondie, et souvent comme étranglée en divers points; ils sont à peu près de la grosseur du poing ou de la tête. Enfin les noyaux sont de petites masses solides dont la forme ressen^ble à celle d'une amande , et dont la matière paraît s'être moulée dans une cavité préexistante.

Le plus grand nombre des substances qui se présentent en parties isolées affectent l'une ou l'autre des manières d'être suivantes : ou bien elles sont disséminées en cristaux ou en grains dans l'intérieur des grandes masses minérales , et dans ce cas les cristaux peuvent être obtenus entiers, si on les dégage de la roche dans la-

quelle ils sont comme empâte's ; ou bien elles sont /mplantées sur les parois des filons , des géodes et autres cavités souterraines. Dans ce cas , l'une des extrémités des cristaux est comme fichée dans la matière de la roche, et souvent même se confond avec elle, lorsqu'elle est de même nature. On ne voit alors saillir quel autre extrémité ; et si l'on cherche à détacher ces cristaux , on ne les a qu'avec un seul de leurs sommets.

Il est aes substances qui font partie de masses détachées, d'un volume plus ou moins considérable, que l'on a tout lieu de consiaérer comme des fragmens qui ont appartenu à d'anciennes roches brisées , et dont les parties anguleuses sont souvent émoussées ou même com-> plètement arrondies (les blocs erratiques, les blocs rejetés par les volcans, les cailloux roulés). Il est enfin des minéraux qui ne se montrent qu'en enduit ou ejffhre^c^nce à la surface de ceilaincs roches, et d'autres qu'on ne trouve ordinairement qu'en solution dans les eaux , et principalement dans celles que l'on nomme eaux mi' nérales,

DES BOCHES OU GHAKDES MASSES UIKEBALES.

Le nombre des couches et autres dépôts de substances minérales , qui , par leur superposition , forment les différentes parties de l'écorce minérale du globe , est assez considérable; mais ces dépôts peuvent être partagés en un certain nombre de groupes, dont chacun comprend une quantité plus ou moins considérable de coucnes qui sont naturellement associées entre elles, c'est-à-dire qui existent ou qui manquent presque tctujours simultanément dans le même lieu, à tel point que la présence de l'une est un indice à peu près sûr de Texistence des autres. Ces groupes naturels de couches , auxquels se lient d'autres masses non stratifiées, ont reçu le nom de terrains. Nous verrons bientôt que ces terrains ne sont pas irrégulièrement répandus dans l'intérieur du globe ; mais qu'il sont toujours placés , les uns au-dessus des autres, dans un ordre fixe que l'observation a fait connaître > et qui est celui de leur formation successive* L'écorce minérale , ou la partie connue du globe

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terrestre se divise donc en terrains , dont cliacun comprend un certain nombre de couches et autres grandes masses minérales; cçs masses mine'rales sont composées de roches y qui le sont à leur tour de minéraux simples. Or , pour pouvoir étudier les roches , et s'élever ensuite à la connaissance des terrains , il est nécessaire d^avoir une notion des principaux caractères de ces minéraux ,

2ui sont comme les matériaux- ou les éléraens des roches, ette notion est d'autant plus facile à acquérir , que plus des neuf dixièmes dés roches connues sont composées d'un très-petit nombre de substances minérales diversement combinées entre elles. Ces substances se bornent aux suivantes : le quarz , le feldspath , le mica , le talc , l'amphibole, le pyroxène, la diallage, le calcaire, la dolomie et le gypse. Elles méritent une attention toute

Particulière^ puisqu'elles 'jouent le principal rôle dans i structure du globe, et qu à raison deleur aDondance, oji est exposé à les rencontrer à chaque pas dans la nature. Nous allons indiquer ici en peu de mots leurs principaux caractères , sans entrer dans le détail de toutes leurs variétés , devant revenir sur ce sujet lorsque nous traiterons plus spécialement de l'histoh^e des espèces minérales.

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