‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 24 sur 89 · Jjoolùhe inférieure on ferrugineuse. Calcaire oolithi · texte numérisé non relu

Jjoolùhe inférieure on ferrugineuse. Calcaire oolithi

3ue de couleur jaune ou brunâtre, contenant beaucoup e parties sableuses et ferrugineuses, et du fer hydroxide' oolithique , avec bancs de sables argileux et de calcaire marneux. Il contient beaucoup de fossiles, différens de ceux du lias \ des amas de combustible (stipites). Ce premier e'tage oolithique est se'pare' du second par des bancs marneux ou argileux auxquels on rapporte les marnes bleues de Port-en-Bessin (dans le Calvados); le calcaire à entroques, del'Auxois (en Bourgogne); la terre à foulon de Balh , en (Angleterre).

3. Uoolithe moyenne, ou la grande oolithe. Calcaire oolitliique blanc ou jaunâtre , à grains très-fins , avec bancs de calcaire compacte , et masses subordonnées de dolomie. Il renferme aussi du fer hydroxidé oolithique. Ce calcaire forme un des membres les plus puissans de la sérié. Ex, : Toolithe de Bath; le calcaire de Caen ; le calcaire compacte blanc du Jura. On y trouve des débris de poissons et de grands reptiles ( tcléosaures , me'galosaures , ichtyosaures , etc. )

Au-dessus de cette roche , on distingue dans quelques localités les groupt's suivans : en Angleterre, V argile de Bradford{\c foresl-marble , calcaire schisteux gris ou bleuâtre , très-coquiller , auquel on rapporte le calcaire zoophy tique ou à polypiers de Caen , le calcaire lithographique de Solenhofen , célèbre par ses fossiles, ( insectes, ptérodactyles) , le calcaire schisteux de Stonesfield , près Oxford , dans lequel on a trouvé des os d'un petit mammifère de la famille des didelphes ; le cornbrash, autre système de calcaire schistoïde qui se lie avec le

fbrest-marble ; en France , Voolhhe à fougères j de Mainers.

Cet étage oolitliique est séparé du suivant par un système argileux : V argile d* Oxford et celle de Dwes, qui sont des argiles bleues caractérisées par la présence d^une espèce de gryphee, et renfermant beaucoup de fossiles ( sauriens , poissons , etc. )

4. Uooliihe supérieure jOoUthe terreuse ou à coraux. Les principaux bancs de cette série sont des calcaires oolithiques y quelquefois compactes ou terreux , remarquable» par la présence d'une grande quantité de coraux ; les Anglais les ont désignés sous le nom de coral-rag. Quelques assises de ce terrain sont presque uniquement composées d'une petite gryphée, appelée grjrpnée vir-gule. On y rapporte le calcaire de Mortagne , dans le Jooulonais^ celui de Villers^ dans le Calvados, l'oolitlie de Lisieux, le calcaire de Blangy, la lumachelle du Havre et de Beauvais , etc.. Cet étage calcaire est recouvert de marnes et d'argiles bleues à gryphées virgules , (argile de Kimmeridge, argile de Honfiteur, à crocodiles et ichtyosaures, marne du cap La Hève, etc.) Il se termine, en Angleterre, par un calcaire oolitliique ou grenu, retifermant clés silex cornés en lits interrompus, (roolitlie de l'île de Portland.) On rapporte, à cette partie supérieure du terrain jurassique , un dépôt puissant que l'on observe au pied nord du calcaire des Alpes , dans les Apennins et aux Pyrénées , et qui se compose de couches d'un grès marneux , alternant avec des couches calcaires et argileuses; il est connu sous les noms de grès des Carpalhes , de grès viennois, de grès apennin, de grès àfucoïdes des Pyrénées. On y rapporte encore un autre dépôt qui se trouve en Suisse , savoir : leflfsch duFluhberg, composé de couches alternatives de schi: tj marneux et de grès marneux d'un gris foncé.

Les métaux que l'on rencontre dans les terrains jurassiques sont la galène , la blende , la calamine , le mercure et le fer hydroxidé pisolilhe ou minerai de fer en grains Celui-ci se rencontre dans les cavités et les fentes des calcaires ; mais il paraît appartenir à des formations d'un âge plus récent. On trouve ?»ussi , dans ce ter-

rain , quelques amas de combustibles charbonneux (slipile ) y et des de'pots de sel gemme. ( Bex , en Suisse , Salzbourg , dans le Tyrol. ) Les végétaux terrestres appartiennent presque exclusivement aux cryptogames vascalaires et aux jpnanérogames gymnospermes : ce sont des fougères, des cycadées et a es conifères. Les débris fossiles au règne animal sont , parmi les zoophytes , des madrépores, des oursins, des entroques(ou portions d'encrines ) ; parmi les mollusques à coquilles , des ammonites, bëlemnites, huîtres , gryphées, térébratules trochos , peignes , etc. ; parmi les articule's , des crust ce'es et des msectes ; enfin , parmi les vertébrés , des poissons et les ossemens d'une prodigieuse quantité de reptiles de formes variées et la plupart de taules gigan-> tesques*. C'est à peine si Ton a pu apercevoir quelques traces d'oiseaux et de mammifères terrestres. On n'en cite guère que dans une seule localité ( le schiste calcaire de Stonesfield) ; or il reste encore des doutes sur le gisement de ce calcaire , et il n'est pas prouvé que hesportions de terrains qui les présentent n'aient pas été remaniées par les eaux , postérieurement à l'époque de leur dépôt. Quoi qu'il en soit, il est certain que pendant la période des terrains jurassiques , la classe des reptiles dominait exclusivement et dans cette classe l'ordre des.

sauriens^.

*'Cb sont , indépendamment des ichthyosanres et des plésiosaares monstmeaz dont noas avons déjà parlé, de nombreoses espèces d* tortaes d*eaa douce , des crocodiles à longs mnseaax ou à bec court (gavials, té/éosûures, stéttéosaures y etc. Geoffroy Saint-Uilaire), d*é* Durmes lézards nommés par Cuvier géosaitrts et mégalosaures, et donties derniers étaient grands comme nos baleines ; enfin une espèce en« core plus singulière., le ptérodactyle ou lézard volant, de la grosseur. d*nne grive. Ce dernier tenait alors parmi les reptiles le rang que les cbanyes -souris occupent parmi les mammifères , tandis quQ les ichthyosaures et autres lézards , essentiellement nageurs , tenaient Iji. place des oétacées.

* Entre la formation des terrains jurassiques et celle des terrains^ crétacés a eu lien , d'après M. de Beaumont , une révolution qui a donné naissance à un système de montagnes dirigées du nord-est an sud'ouest, et qui comprend la Cûtc-d'Or en France, TErzebirge. en. Saxe, etc.

D. TBaBAiJiS CBÉTACliA.

A mesure que Ton s'ëlève dans la série des formatioDS 9 elles deviemient moins ge'nérales ou perdent de

S lus en plus de leur uniformité. Les .terrains de pays ifférens , que Yon regarde comme équivalens ou pai-allëles, c*eslr-a-<dire comme parties correspondantes d*une ifnème formation , présentent une grande diversité db composition et de physionomie. Lés exemples "que nous en citerons , pris dans les localités les plus rapprochées dé nous et les mieux connues, hé sont que des types auxquels on rapporte ces diverses parties d'une même zdne de terrains.

Les terrains crétacés se présentent en général sous la forme de plateaux élevés ou de monticules à pentes jàides. Ils se composent principalement de sables fer rngineux et de grès ïnêlés de grains verts ( de silicate de fer } , surmontés d*un'dépot puissant de calcaire , tantôt terreux et tachant (craie proprement dite), tantôt compacte et dur. On observe, dans ceux de ces terrains qui forment les falaises de la Manclie , les trois éloges suivans, dont le premier est un de'pôt fluviatile qui a eu lieu sens la mer, dans un petit nombre clc localités seulement.

j . Terrains weldiens^ compose's de calcaires, de sables et d'argiles , renfermant de nombreux débris de végétaux et d'animaux terrestres ou fluviatiles. Ces dépôts s'observent principalement en Angleterre, où ils comprennent le calcaire de Purbeck , le sable ferrugineux dtHasdng ^ ci V argile weldienne à lipjnites (weald-clay).

2. Terrain de grès vert, {Syn. sables verts ctfcrrugi" neuxj quadersandslein } grès de Kœnigsteiri ; glaucome sableuse. ) Avec li^inerais de fer en grains et dépôt de lignite. Ces grès, dans leur partie supérieure, deviennent marneux el passent à la craie. Le terrain du grès vert de l'Angleterre et de la France comprend les assises suivantes , en allant de bas en baut : Le grès ou sable vert inférieur (glauconie sableuse ) avec saWes ferrugineux et lignites ; la marne bleue à fossiles marins

(gault; glaaconie compacte); le sable vert supérieur (glauconie crayeuse; craie cliloritée).

3. Terrain de cToit, (Syn. calcaire crétacé ; tuf au; pîanerkalk ; scaglia). La partie inférieure de ce de'pôl estime craie grise, grossière, sablonneuse ou niarnense, qu'on nomme vulgairement craie tuf au. Elle renferme des silex cornés de couleur blonde. La partie supérieure du dépôt est la craie blanche, qui , dans le nord de la France et en Angleterre , est terreuse et tadiantc , mais dans le midi se présente Iréquemment à Tétat compacte. Sa stratification , peu distincte , est indiquée par les ro-

faons de silex pyromaques qu*elle renferme, et qui sont isposéspar séries planes, ou forment des espèces de lits interrompus.

On rapporte , au grès vert et à la craie , une partie des grès des Caipathes ; les calcaires à hippurites et Bphérulites de la Provence; un grand nombre des calcaires à nummulites du sud-est de TEurope , le calcaire crétacé du Mont-Perdu , dans les Pyrénées , celui des Diablcrets, en Suisse ; les calcaires compactes {scagUa) blancs ou rougeâtres des Alpes vénitiennes et duTyrol; les calcaires compactes noirs de plusieurs des cimes du Buet, en Savoie ; le pîanerkalk et le quadersandstein de la Westphalie , de la Saxe et de la Bohême ; le calcaire de la montagne de Saint-Pierre, près Maëstricht, etc.

Ces terrains, si Ton excepte les couches les plus inférieures où se montrent pour la première fois ues amas un peu considérables de véritables lignites , ne conticnnent presque aucun débris de végétaux terrestres. Les masses de craie n'ont offert que quelques plantes marines ( des fucoïdes. ) Ce sont les derniers terrains , ou^ si Ton veut , les premiers en allant de haut en bas , dans lesquels on rencontre les ammonites et les bélemnites. On y trouve en outre , parn)i les mollusques testacés , des sphérulilcs , des nummulites, des niillielites, des cranies , des scaphites , des hauiites , des baculites , des turrilites , des trigonies , des tércbratules , des peignes , . des plagiostonies , etc. ; et parmi les zoophytcs , des co^ raux et une grande quantité d*oursins, d'épongés et d'alcyons passés à l'état siliceux. Les encrines y sont rares. Les principaux restes de vertébrés sont des dci)t;i

de squales , qui ont appartenu à des individus d'une taille gigantesque , et surtout des ossemens de grands reptiles (tortues, crocodiles, iguanodons, mégalosaures, plésiosaures , etc. , et le mosasaure ou grand crocodile de Maëstricht.) Les mêmes terrains renferment aussi du soufre , des pyrites rayonnées , de la dolomie , du gypse et du sel gemme. La grande masse de sel de Gardonna en Catalogne, parait enclavée dans le terrain de craie, et par conséquent est au moins d'une origine aussi récente. Pendant la période de la formation crayeuse et sur la fin de cette époque , des masses plutoniques 'semblent s'être fait jour , et particulièrement des serpentines, deseuphotides, des diorites etophites, etc.**:

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