V. PERIODE ALLUVIALE
9 Terrains iCalluvions , oa terrains modernes.
Pendant cette période , il ne s'est plus formé de dé- ' Wts marins sur la surface de l'Europe. Ceux qui se sont
" ' Entre la fonnation des terrains tertiaires moyens et celle des J;^rraiiM tertiaires récens a en lieu, suivant M. de Beanmont, le re* : ^**e8seinent des couches de la partie occidentale des Alpes qui s« di- I ^ge du snd-sud-ouest au nord-nord-ouest (de Marseille à Zurich). * Dans cette révolution a en lieu le redressement des couche ^^im système de montagnes qui comprend la chaîne principale de^ ^Ipes (les AlpesOrientales) dn Mont-Blanc à la Hongrie.
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produits alors ont été appelés terrains fàUutwms , de transport ou étaiterrissemens , à cause de leur ressemblance avec les dépôts de ce nom qui se forment encore sous nos yeux. Ils se composent de couches de gravier, de sables, de limon , renfermant des cailloux roulés ,' des blocs de roches épars ( blocs erratiques } et de nombreux débrb organiques. On les partage en deux iTStèmes : les terrûns d'allnvions anciens et ten terrains dPalluvions récens.
I. Système des terrains étaUwnons anciens. (Syn. terrains diluviens ; dilupium ^ Ces terrains anciens sont dus à des causes qui ont cessé d'agir , comme elles le fedsaient alors ; ils se présentent dans des situations telles que leur masse , loin d'être augmentée par les eaux de 1 époque actuelle , qui le plus souvent n'atteignent pas leur niveau, tend à diminuer tous les jours. On les rencontre dans les plaines , sur les plateaux et sur les pentes des montagnes ; ils remplissent les vallées, comblent les cavernes et obstruent les fentes des rochers. Partout ils présentent les mêmes caractères généraux de composidon ^ et des dépouilles d'amma& mammifères plus ou moins semblables à ceux qui vivent autom* de nous. On les trouve toujours au-dessous desalluvions récentes, sans qu'ils se lient par alternance avec elles , et presque toujours aussi ils sont en superposition contrastante avec les couches des terrains antérieurs.
Les alluvions anciennes ne renferment plus de débris de ces animaux si singuliers qui abondaient dans le sol tertiaire ; les pachydermes cependant y dominent encore (éléphans, mastodontes, rhinocéros, hippopotames, tapirs). Ces pachydermes sont accompagnc's a innombrables débris de chevaux et de grands ruminans ( cerfs, daims, bœu£s, etc). La classe des carnassiers était alors nombreuse et puissante ( hyènes , ours , tigres , etc. ) Ces débris de l'ancien monde se trouvent dans une multitude de heux : ils abondent surtout dans le Yal-
* Ces dépôts ont été appelés diluvium , parce qa*on les a attribués à une innondation snbite et passagère , semblable an déloge bisto-
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d*Arno, en Toscane, et ilans les nlaines c!c la Sibérie, (i^esl à l'embouchure de la Lena , et sur les bords du Wilouif dans celte dernière contrée, que l'on a trouves, enfouis dans un sol constamment qAc , des animaux entiers, avec leurs chairs et leurs peaux (mammouth ou eUphas primigenius ; rhinocéros). Mais ce nV':>( pas seulement dans les couches meubles que Ton rencontre les débris organiques; ils sonl surtout accumulés dans ces brèches à ciment rouge et fcrruc;inoux qui^ dans une inultitade d^endroits y obstruent les fentes dos rochers et les cavernes qui sont ou ont été jadis en communication avec la surface du .sol , et auxquelles on a donné le nom de brèches osseuses. On v trouve cntr'autres des f ragmens d'os do deux gcuàcs perdus d*animaux de taille gigantesque, appartenant à Tordre des édcntos ( le me^ gaUierium elle mcgalonyx ), Dans les ca^^erncs ù osscmens, on trouve ces mêmes débris épars el enfouis ilans un dépôt pierreux ou terreux, comporié de fragmens de roches, de limons et de p^raviers, qui y ont été amenés par des eaux coui-aules. Quelquefois , des débris de carnassiers sont mêlés à une quantité considérable d'ossemens de guinds herbivores, qui pour la plupart sont mutilés ou rongés : on a in^aginé que, dans ce dernier cas, ces ossemens avaient été entraînés par les caruas* siers dans ces cavernes qui leur servaient de repaires. Dans quelques-unes dos cavernes du midi de la France (Bize , Sommicres , etc. ) , on a observé quelques ossemens liumains et des débris de poterie^ associés à des ossemens d'animaux perdus. On peut expliquer ce fait, sans supposer la con tempo ranéité de l'homme et de ce» animaux, eu admettant que des causes postérieures aient modifié et en quelque sorte remanié les dépôts anciens des cavernes , en y introduisant des ossemens d'espèces plus modernes.
On rapporte, aux terrains diluviens, des minerais de fer que Ton désigne souvent par les noms àe fer (fallu-' ifion , fer en grains ou pLuforme , et qui sont très-communs dans le Berry et dans la Franche-Comté. On y rapporte aussi les dépôts dits plusiaques, qui sont des dépôts généralement meublés ou faiblement agrégés, coiqposés de cailloux , de giaviers et de sables ferrugineux ,
au miliea desquels se trouvent des minéraux précieux , tels que de Tor et du platine en pépites , dcH grains ou des cristaux de diamans et 'autres pierres gemmes. Ces dépôts remplissent tantôt le fond de vallées larges et presque horizontales , tantôt s'étendent sur des plaînes ou des plateaux assez élevés ou sur des pentes peu injdinées de collines basses (Brésil, monts Ourals, etc.)
C'est à partir de la période des dépôts diluviens que^e sont opérées les éruptions des volcans à cratères , et la formation des derniers terrains massifs , ceux de lai^s proprement dites. Vers la même époque aussi paraissent «voir eu lieu la plus grande partie des dénudations qui ont excavé , sillonné et morcelé les parties supérieures du sol de sédiment , et donné à nos pays de plaines leur relief actuel, (i)