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jwt d'un vert Uen&ire nariiculkr« aemhlable au vert ie meXf ce qui |>andt du à.uiib sorte de ppostière qui TAvèt Tépiderme : on dix qu'elles aoiàt glauques ; 4'Autre8 «afin, mais plus rareinent. sont d'une aoU>e couleur que Iffir^t t. on dit idors qu'elles sont ooiorées^ on exprime par là qu*elW ont une autre coloration que celle qui est proprç aux; feuilles.
Toutes tes différences que présentent les feuilles tien* nent aux disposilions diverses qu'afibctent les nervures de leiurs limbes , et à la manière dont le parenclijine se ddi^eloppe dans leui*s intervalles, l^es dispositioiil des nervures du limbe se rapportent aux suiv4intes* Dans les mooocotylëdoaes les nervures.du limbe to^t simples et couihes , c'est-^ândire. qu'elles partent toutes de la base de la feuille , en formant à cette base une .courbive plus oa . moins prolongée , et se dirigent ensuite Vers le sommet en traversant le limbe dans toute sa lonaueuTi étant ordiosirement droites et parallèles entre ellëirdMs la plus grande partie de leur cours ^ et quelquefois, liées par de simples veines jtransversales non ramifiées; aussi les feuilles de monocotylédooes sont-elles faciles à déchirer dans le seus longitudinal. Ces nervures simples sont tantôt convergentes et tantôt divergentes au sommet. Dans les dicotylédones les nervures sont rameuses et an^» galeuses , c'est-à-dire qu'elles partent de la base en s'écartant sous des angles plus ou inoins aigus , et sont le plus souvent très-ramifîées et anastomosées entre elles , formant ainsi une es|>èce de réseau ; aussi les feuilles de cette classe se laissent-elles déchiqueter plutôt que de se déchirer longitudinalement comme celles des monocotylédooes. Tantôt ces feuilles sont à iiervure s pennées (ou penriinen'es) , c'est-à-dire que la base émet une riervure principale , longitudinale , que l'on appelle côte , laquelle émet à son tour, de droite et de gauche , des nei^m'es secondaires disposées latéralement comme les barbes d'une plume (par ex. les feuilles de tilleul); tantôt les feuilles de dicotylédones sont à nervures palmées ou di'gitées (palmùien'es)^ c'est-à-nlire que la base du Umbe émet un certain nombre de nervui^s principales qui divergent comme les doigts de la main lorsqu'elle est ouverte cl étendue (par ex. les feuiUes de vigne.) Chacune
de ces nervures principales émet à son tour de petites wines ou nervures latérales, clis|)osées comme celles des {euilles à nervures pennées , en sorte qu^uue feuille palnûnerve peut cire con8idéi*ee comme étant penninerve dans les différentes portions de son limbe, ou comme étant formée d'autant de folioles penniiierves soudées par^ la base, «jn'elle a de nervures principales.
Étudions maintenant les diverses formes de découpure des feuillesqui tiennent au développement plus ou moins grand dd tissu eellulaire dans les intervalles des uervules. Gc' tissa tend toujours à combler ces intervalles : et lorsque tdà a lieu , la feuille ne présentant aucune déoonpurè^nir ses bords est dite entière (fig. i, pi. 8). Uaia il peat arriver que les nervures diverp^nt trop , rektivehient à la disposition qu'a le tissu cellulaire à s'accroître, ']K>ur que ce tissu puisse occuper tout l'intervalle qui les s^paie. Alors il remplit seulement une partie de l'angle cprtÂes forment entre elles , et il en résulte une découpure 'râéchancr are plus ou moins profonde. Loi*squè les dernières ramifications des nervures sont seules séparées par de très-petits intervalles vides, le contour du limbe est alors marqué de dc/itSy et l'on a une feuille ', dentàe-i'ûg,-^ }. Quand les découpures ont lieu entre les neEmtfeâ* principales d'une feuille palminerve, ou bien entre Tés nervures secondaires et latérales d'une feuille î penniverve , et qu'elles s'arrêtent à peu près au milieu , au lien de se prolonger jusqu'à la base ou jusqu'à la côte, oadpnne le nom de dmsions aux paities proéminentes de lai£eiiiUe, et l'on dft de celle-ci qu'elle ii^t divisée , Enfin, qi^onlles intervalles vides atteignent la base ou la côte moyenne de la feuille , les parties proéminentes prennent le nom de hbes^ et la feuille est lobée ( fig. 6 ). Ou ifbît qu'il y 'a un passage insensible des feuilles lobées aiig^feiiilles entières, et que toutes les feuilles dont nous ^lÉaensdé parler, en j comprenant les feuilles entières, paurraient être toutes considérées comme composées dé 'plhsieui's lobes ou limbes pai*tiehy qui se seraient sondés par leurs bords d'ime manièi*e plus ou moins complète.
Dand toutes les feuilles que nous venons d'étudier, inème' dans celles qui sont le plus profondément divi-
(48) tte.les diSi£r«iitea partiel aonttontmnwpar Uar pareacnjnie, et I'oq ne peut en isoler anc nas déchirer In «ulret i cIiacQoe de cet feniUa ne^MnardoÉo-Hiriin. Holtoot; c'estune feaiUenlaipfa (v(^«i pk-Çt^i 1^ a,3( 4f ^>6]- Mail il Mat se faire que les tlifférens lobes ou Uinbes parlielu nVdbèrent au pétiole ou à ses principalei raniififJi lions que par des articulations, c'esli-ditflâes points oii.letîssK cellulaire vient à manquer; ^n U leiulle se compose it plusieurs foUolet , ou d'articles distincts , qui sont séparables sans déchire ni eut : c'est une feuille cont^OfA [voyez rig.';,8, q). Ces folioles •oint , on ibtn^diateinent attachées au peticJe coinmuQ parla base de leur n^TTureniédiioe, et alors elles sosi: ■easiles, bulùea elles peaveni être tioriées sur un pait pétiole pardcnlier qiii porte le nom de pciiolale. Il v a encoreuplos graiideanalt^ie entre les feuilles simples et les feuilles composées i. ainsi une feuille siiuplu k plu? ûeurs loibe», comme celle qui est représentéeJSg. 6, pl.é, •imuleaapr^mier abord une feuille cwnposée, du f;enre de celle qui est représentée fig. 7. La diQer^Djie n'existe Bourent que dans la piésenee ou l'absence des articu1a-< tious, qui ne sont pas tou|ours très-faciles à reconnaître. On pourrait même dire que les feuilles appelées simples ne sont que des feuilles composées, dont les folioles seraient soudées entre elles ei) un limbe unique. D'après ces analogies il est clair que les feuilles composées doivent offrir, lorsqu'on cherche à les classer, cies divisioDs correspondantes à celles que donnent lesfeuIUes simples, rangées d'après la disposition des nervures; aussi dî»tingue-t-on deux espèces principales de feuilles composées : celles dont les folioles naissent en divei^eant du sommet du pétiole commun , comme les nervures des feuilles palrainerres ; on les nomme à cause de cela feuilles palmées ou digitécs ( tia. 7 ) ; et celles dont, les folioles naissent sur les parties latérales du pétiole conf hiun, comme les nervures des feuilles penninerves, on les nomme Jeuillet pc/inées ou ailées (Jig. 8). Une feuille de cette sorte est dite /'en/if^eac^c impaire, quand l'extrémité du pétiole porte une foliole solitaire (fig. 8), et pennée sans iaipaire , lorsque l'extrémité du pétiole ne porte point tlefolioU (^g- 9)- Enfin, lorsque les-foliaks
cUes-inémes sont coiiip€»5ces ue plusieurs pièces articulées, la feuille est $urcomposêe. On voit fig« Qune feuille qarest deux fois pennée, c'est-à-dire que les pétioles partieb sont distribués le long du pétiole commun , d'après le système des feuilles pennées, et que chacun d'eux porte des Iblioles disposées d'après le même système.
TSkw»^ connaisson'i maintenant les causes de ces modifications de formes si nombreuses que les botanistes ont recomities dans Ic-s feuilles , et qu'ils ont exprimées par des termes particuliers; elles tiennent au nombre, à la disposition et à la grandeur relative de leurs nervures , combiDécs avec les diverses sortes de découpure de leur limbe. K^ons ne nous arrêterons pas à donner ici 1 enumération de toutes ces modifications des feuilles ; mais nous passerons à l'étude d'un caractère d'une plus grande valenr, -celai de la disposition des feuilles sur la tige. La nature a varié d'une infmité de manières les formes et les dirisions des organes , mais elle a réglé leurs politjons relatives d'après un petit nombre de lois , qu'on pourrait appeler les lois de la symétrie organique ', et oont Vétude est de la plus haute importance.
Les feuilles naissent toujours sur la tige dans un ordre déterminé; et lorsque aucune cause n'a dérangé leur tendance vers cet ordre régulier, on les trouve toujouis di^K>sées d'après deux types différcns dont chacun est insceptiblc de modifications ; tantôt, en effet, et c'est le cas le plus ordinaire, elles sont disposées sur la tige en spirale^ c'est-à-dire le long d'une ligne qui tourne autour de la tjgc â mesure qu'elle s'élève , chaque spire ou tour de la spirale pouvant offrir un nombre de feuilles plus on moins considérable, mais constant dans chaque espèce de plantes, et tantôt elles sont disposées en vcrticilleSf cVst-â*dire circulairemcnt ou en anneaux horizon* taux autour de la tige, chaque verticille pouvant se composer pareillement (l'un nombre plus ou moins grand de feuilles. Le moindre terme d'une spire est d*ètre réduite â deux pièces. Les spires se succèdent alors de ma-
* Elle* corre«pondrnt , dans les règnes organiques, k cos lois d« symétrie qne nous arons va régler, dans le règne minéral , los p<i- Aîtiont des facettes secondaires aatour des formes priniti?«« d«S erialraz.
nière que leurs pièces composantes sont pkcées altet^ nativement à droite et à gauche de b tige, la première étant recouyerte jpar la troisième , la seconde Er la quatrième , etc. , On dit dans ce cas que les lilles sont alternes ( ex. : Forme, le tiUeol }. On a étendu ce nom aux feuilles qui forment autourde la tige dessinres de cinq en cinq(conimedans le poirier, le peiitplier ), de sept en sept, etc. La spirale est quelquefois . double , triple , etc. ; tantôt elle va de gauche à droite, et tfl(nt6t de droite à gauche. Le moindre terme d'un Tertidlle est d'être composé de deux feuiUes placées Tune vis-à-vis de l'autre : on dit alors que les feuilles •ont 43pposées (ex. : le lilas, les œillets, le romarin et généralement toutes les labiées ). Les feuilles opposées le sont presque constamment en croix , c'est-à-dire que les paires de feuiUes superposées se croisent de manière à former des ançles droits. On distingue ensuite parmi les feuilles verticiUées celles qui sont temées on & trois feuilles par anneau ( le laurier rose ) ; quaternées^ osa, à quatre feuilles , et ainsi de suite. Quelle oue sdt la situation des feuilles le long des tiges et aes branches, elle tend toujours à placer chaque feuille de manière qu'elle soit le moins possible recouverte par les feuilles supérieures , de sorte qu'elle puisse jouir de l'air et de la lumière. Aussi ne trouve- t-on jamais deux feuilles immédiatement superposées dans le sens longitudinal des tiges. On remarque aussi dans les feuilles opposées et verticillées une tendance constante à devenir alternes. Les premières feuilles que l'on observe à la naissance d'une plante vasculaire, et qu'on nomme cotylédons^ soDt disposées d'après l'un ou l'autre des deux systèmes dont nous venons de parler, le plus ordinairement réduits à leurs moindres termes, c'est-à-dire qu'elles sont alternes ou verticillées. Dans lepremier cas, la feuille inférieure, solitaire et mieux favorlisée dans son développement, reçoit seule le nom de cotyle'don ; et dans le second cas, les deux premières feuilles opposées, également favorisées par leur position , prennent un développement égal et reçoivent ensemble le nom de cotylédons/ De là la distinction des végétaux vasculaires en deux grandes clajtses : les monocotylédons , c'^l-à-dire ceux dont h
graine est à an seul cotylédon (ou plus gënéralement, à pltuienrs cotylédons alternes), et les dicotylédons^ c'està-dire ceux dont laf^aine est à deux cotylédons (ou plus généralement, à plusieurs cotylédons verticillés ).
On donne le nom de feuilles séminales aux premières feuilles qui sortent de terre au moment de la germination, et qui ne sont autre chose que les cotylédons étendus; après celles-ci, il se développe un nombre indéfini de systèmes de feuilles, qui occupent la longueur de la tige. Les inférieures qui naissent immédiatement après 1^ séminales, et qui leur ressemblent souvent par la position , la forme ou la grandeur, sont les feuilles dites primordiales; les suivantes sont dites caulinaires ou raméaUs , selon qu'elles naissent sur la tige ou le long des rànieaux . Le nombre des spires ou verticillés successifs est très-variable. Enfin, tôt ou tard, ces spires ou ces ver- Udlles se rapprochent, se combinent en petit nombre et semétamorphosent plus ou moins pour donner naissance à une fleur. Les feuilles qui avoisinent les fleurs, et qui différent ordinairement des autres par leur couleur et leur forme, ont reçu les noms Ae feuilles florales ou de hraciées. Ces organes foliacés qui servent à protéger les fleurs , se rapprochent souvent et se soudent plus ou moins ensemUe, de manière à former autour de la fleur one sorte de collerette , à laquelle on donne le nom général àHnfolucre, Quelques involucres ont reçu des noms particuliers, tels que ceux de cupule^ de spathe^ de ^lume , etc. Nous les définirons à mesure qu'ils se pr^ tenteront dans te discours.
On donne le nom de stipules à de petits organes de aatare foliacée , qu'on trouve à la base et sur les côtés des véritables feuilles dans plusieurs dicotylédones ; leur usage parait être de protéger la feuille pendant son développement, et de garantir le bouton placé à l'aisselle. Elles sont on persistantes (c'est-à-dire qu'elles durent autant que la feuille elle-même ) , ou caduques ; dans ce dernier cas , elles laissent tou)om*s sur la tige, à la place qu'elles occupaient , une petite cicatricequi atteste qu'elles ont existé.
Les feuilles existent dans le bourgeon, munies de toutes lenrs nervures , mais non développées ; elles y août çla-*
ct^i's de manière à y occuper le nioios d'espace possible. Elles sont taelût pliasses suivant leur lon^cur; lantAt pliées dans le même s«as, ou bien de baat en bas; tanlot roult-es sur elles-mêmes de ditTercnies manières.
L'accroisseioeot des feuilles suit des lots différentes nelon la dispositioa des necvuies. Dans les feuilles à nervures «impies, ou dans la plupart des monocotylédones , la largeur est dc'teriniuée par le nombre et la distance des nervures , et elle ne s'augmente presque plus aprè« la Diùssance de la feuille, <jui ne croit qu'en longueur et par sa hase seulement. Dans les feuilles à nervures rameuses , c'est-à-dire dans celles de toutes les dicotylédones, racci'oisKcnient se lait à ta fois en longueur et en largeur ; les nervures tendent à s'allonfier, le tissu cellulaire interposé tend aussi â se développer de son cale , et c'est la diversité d'accroissement de ces deux organes qui donne lieu aux découpures ou décompositions apparenteg du limbe.
La durée des feuilles est loin d'être la même dans les ' dilTe'rens v^étaux. Dans les plantes rivaceg, les feuilles meurent toujours avant le rameau qui les porte. Mais, ainsi rjue nous l'avons vu, le* unes sont persistantes, c'est-à-dire restent sur la tige jusqu'à ce qu'elles soient détruites par parcelles ; les autres sont caduques ou .tombent d'elles-mêmes aprÈs leur morL Parmi les feuille» eadu' ques , on disdngue : i° celles qui meurent toat leé ans avant que les nouvelles feuilles <^ui doivent les remplacer soient, sorties de leursbourgeons; ce sont lesyeiMtfej annuelles , et on dit desarbres qui les portent, qu'ils se dépouillent pendant l'iùver; 2°. celles qui ne meurent qa après que les nouvelles feuilles sont sorties. des bourgeons î c'est ce quiarrive aux feuilles des plantes grasaet, «t des arbres toujours veris.
$. II. Oi^aoc* d«la reproduclioD.
' La naissance des végétaux cranme celle des animanx est encore un mystère impénétrable. En cher^antà remonter à leur origine , on trouve seulement qu'ils ont foiu ÎMt partie d'un. corps demènie' espèc« qa'eoW, à l'étfit dsi ferme , c'-eUrit^Te «L'^ot tMf^ imperceptible 1
déjà organise , et qui n'a plus qu'à se développer, après s'être séparé de la plante-mère , pour reproduh*e un végétal tout semblable. La formation de ces germes nous est complètement cacbée. Tantôt ils sont disposés dv. manière à se développer, pour ainsi dire, d'eux-mêmes où par le seul effet de la nutrition ; comme cela a lieu pour le développement des branches , des boutures , des tubercules : car tous ces corps peuvent être considérés comme provenant de germes latcns ; tantôt leur développement exige une opération préalable qu'on nomme fécondation , et qui tend à donner une vie pi*opre à ces germes, auparavant inertes. Dans ce cas, il existe des organes particuliers , destinés les uns à produire les germes, et les autres à les féconder; ce sont les organes qu'on nomme fructificateurs ^ savoir les pistils et les étamines ; la combinaison de ces nouveaux organes avec d'autres organes accessoires, de nature foliacée, qui les entourent et les protègent , constitue un appareil organique ou organe complexe , auquel on donne le nom
Avant d'en venir à l'étude de la fleur considérée eu elle-même, nous parlerons d'abord de ce que l'on nomme \ inflorescence ^ ou la disposition générale des fleurs sur la tige. La fleur peut être fixée de diverses uumières aux branches ou aux rameaux qui la supportent. Tantôt elle est posée inunédiatement sur la tige , c'est-à-dire sessile; tantôt elle est pédonculée , c'est-à-dire portée sur un rameau particulier, qui ne sert qu'à cet usage , et qui diffère plus ou moins des rameaux ordi-^ naires. Ce support particulier, nommé vulgairement ffueue de la fleur, est désigné en botanique sous le nom de pédoncule. Ce pédoncule, de même que le pétiole d'une feuille , peut être simple ou ramifié. Quand il se divise , chacun de ses rameaux porte une fleur, et prend le nom de pédicelle. Quand la tige étant très-courte , le pédoncule semble naître de la racine , il reçoit alors le nom particulier de hampe.
C'est la disposition diverse des pédoncules simples sur la tige , ou des pédicelles sur leur pédoncule commun , qui détermine les différeiis modes d'inflorescence des vf^gétaux. I^ plupart peuvent être rapportés à deux
tVpeB principaux dont ils ne soat que des niodificatioos , 1 inilore*eenee dite en èpi ou en S''"PP'> '^*- l'inflorcsrcncc dilef/i ombelle.
1°. Les fleurs sont disposées en épi lorsqu'elles naisient le long d'un axe centrnl , ii l'aisselle de» feuilles , et qu'elles soûl, sessîles ou portées sur un pédicelle si court qu'il est peu visible. 0» donne le nom de chaton à une sorte d'épi dont les bractées sont sériées et imbriquées, et dont Taxe se dessèche et tombe de lui-même en se désarticulant de la ti^e, après la floraison ou à la inatul'ité (le cbène , le saule); celui de cane à un épi dont les fleurs saut munies de bractées très-grandes ou susceptibles de grandir après la floraison , et qui semblent souvent former un tout unique (les conifères); celui de ipadice à une sorte d'épi propre aux monocotylédoues, et qui est enveloppé dans sa jeunesse d'une large bractée engaitiante qu'on nomme spathe. Le spadice peut être simple ou ranieux ; dans ce dernier cas on lui donne le □om particulier de régime. La grappe ne diffère de l'épi que parce que les fleurs sont portées sur des pédicelles plus ou moins allongés : en général les pédicelles inférieurs, étaot plus anciens et mieux nourris, sont les plus longs, et ils diminuent de grandeur à mesure qu'ils approchent du sommet. La grappe est simple quand les pédicelles ne se ramifient pas ; elle est composée ou rameuse qu^nd les pédicelles se divisent. On donne le nom de ihyrse à une grappe composée, dans laquelle les pédicelles du milieu sont plus longs que ceux du bas et du sommet (par ex. le lilas); celui de pan/cui'e à une grappe composée dont les rameaux inférieurs sont écartés , étalés et très-allongés (ex. l'avoine); celui de corymhe à une grappe simple ou composée dont les pédicelles inférieurs sont très-loDgs et les supérieurs très-courts , de manière que les fleurs , quoique partant de points diffe* rens, parviennent toutes à peu près à la même bailleur (es. lainillefeuille.)
2°. Les fleurs sont dites en nmbclle quand tous les pédoucules partent d'un inènie point et arrivent à peu près à la même hauteur, coiinne les rayons qui soutiennent un parasol ; il en résulte que l'ensemble des fleurs représente une surface bombée. Souvent chaque pé-
joûcale se divise au sommet en plusieurs pedicelies disposés eux-mêmes en ombellule ou pclite ombelle : ronibellè peut donc être simple ou composée ; elle est simple dans la primevère, dans plusieurs espèces d'ail, etc.; elle est composée dans la ciguë , la carotte et les autres plantes de la famille des ombellifères. On dit que les fleurs sont en tête ou en capitule quand les pédoncules étant nuls ou très-courts les fleurs sont ramassées en gi'and nombre , et tellement serrées qu*on peut presque les prendre de loin pour une seule fleur. Lc*s capitules ne sont autre chose que des ombelles à pédoncules trèspetits ou des épis à axe court , renflé et ovoïde.
Dans toutes tes inflorescences précédentes, Tépanouifiseuient des fleurs suit une marche régulière et iuvcrsr de celid des bourgeons ; les fleurs inférieures dans les épis, ou extérieures dans les ombelles, sont toujours les
Sremières qui se développent, et la floraison continue ebas en haut dans l'épi, et du dehors en dedans dans ToDibelle. Mais il est une autre classe d'inflorescences , beaucoup plus rares, oii la tige , au lieu de ne porter de fleurs que sur ses côtés , et de pouvoir se prolonger indéflniment par son extrémité supérieure , se trouve terminée par une fleur centrale ayant à la base de son pédicelfe , des bractées, le plus ordinairement au nombre de deux, qui de leur aisselle peuvent produire deux nouveaux rameaux à fleur terminale, et ainsi indéflniment. Il résulte de cette disposition une suite de bifurcations., au centre de chacune desquelles se trouve une fleur solitaire. On a proposé de désigner sous le nom collectif de cyme toutes les inflorescences de ce genre dans lesquelles ce sont les fleurs terminales ou du centre qui fleurissent les premières. Mais ce nom est donné {dus généralement a une sorte de grappe dans laquelle es pédoncules partent d'un même point, tandis que les pedicelies partant de poiuts diiférens arrivent à peu près à la même hauteur, et simulent une ombelle, comme dans le sureau.
De la fleur.
Voi fleur est un appareil composé des organes de h| fructiQç^tÎQn et de ceux qui les entourent ou les protè<»
l^t. Considci'ee sous le point de vue anatoniiquc , c'est un assemblage de plusieurs rangées de feuilles plus on moins modifiées dans leur forme et leur apparence, disposées comme les feuilles ordinaires eïj verticilles et quelquefois en spires Ires-courtes, et situe'es en manière dèbouigeonà l'extrémité d'un rameau appelé /lerfc/ita/e. Chaque fleur, avec son pédoncule, parait n'être qu'une branche nui a été aiTctée et plus ou moins modifiée dans 9Dn développement. La sommité du jtédonculc , ordi- Moiremeut évasée, offre une expansion de laquelle naissait les parties intérieures de h Heur, et quon nomiiii.le n'aptacle (ou le tonis). Celte expansion s tantôt la forme d'une protubérance charnne et tantôt celle d'une Itinpte lame, peu distincte, servant de base aux pièces I qui composent les deux veiliciltes moyens do la fleur, Hvoir les pétales et les étamines. Cette lame peut së (trivelopper de manière k se prolonger plus ou moins sur les pièces qui composent les deux autres verticilles, înterne et externe , et quelquefois elle s'épaissît eti une •orte de disque. 11 peut arriver aussi que le pe'doncule I M prolonge an centre des diverses parties de la fleur, de manière à figurer tm axe nulour duquel ces parties sont ayiiielnnuemeiil placées. Le plus oriliiiaircment la (leur est termmale relativement au pédoncule.
Une (leur, considérée d'une manière générale , et supposée pourvue de toutes les pièces qui peuvent entrer nans sa composition, est formée à l'extérieur de deux verticilles de pièces foliacées , qui constituent ce qu'on nomme les enveloppes florales ou le pe'rianthe , et à l'intérieur de deux autres verticilles d'organes pareillement semblables à des feuilles, sinon par leur forme, au moins par leur nature primitive, et constituant les parties essentielles de la fleur ou les organes de la fruclîfication (fig. 2, pi. 9).
1°. Leverticilleextérieur, ou ta première enveloppe, est formé deplusieurs pièces appelées sépales (au moins au nombre de deux), et rangées régulièrement; les sépales- sont ou libres entre eux ou soudés plus ou moins par leurs bords : leur ensemble porte le nom de calice; ils ont l'aspect et la structure des feuilles , sont généraiMuent verts , et quelquefois même on les trouve cbangijs
Sd.Pii0.SS.
tièreiuent en véritables fouilles. Celte analogie des seles avec les feuilles les a fait nommer so\x\ent/o/w/es , isXrk'àxvQ petites feuilles (voyez fig. i et 2, pi. 9). 2°. Le second verti cille de la fleur, ou la seconde eiiiloppe florale , est formé de plusieurs pièces appelées 'taies ; ces pétales sont tantôt libres , tantôt soudés ene eux ; leur ensemble porte le nom de corolle. Ce sont es organes peu difiérens des sépales , si ce n'est qu'ils )nt d'ordinaire plus membraneux , plus colorés et plus >uvent privés de stomates ; mais dans plusieurs plantes Q peut à peine les distinguer des sépales , et dans quelues cas on les voit se transformer en véritables feuilles. In distingue dans un pétale deux parties : la partie suérieure, élargie, de forme variable, et qu'on nonmie i lame, et la partie inférieure , rétrécie , plus ou moins Uonsée, par laquelle il est attaché au réceptacle, et qu'on ppelle Vonglet,
3**. Le troisième verticille de la fleur est formé par les 'aminés , soit libres , soit soudées entre elles ^ elles sont rdinairement composées de deux parties : une partie îsentielle, supérieure, qu*on nomme a/îMèz-e, sorte dr etit sac membraneux dans lequel est renfemié le pollen Il la poussière fécondante ; cette poussière est un amas e petites coques, dont chacune contient .un liquide de ature visqueuse , lequel sert à féconder les rudimens de raines que renferment les pistils ; la seconde partie de étaniine, qui est moins essentielle et manque quelqûe- )is , est un support filamenteux sur lequel l'anthère est Itachée , auquel on donne le nom de filet , et qui est lalogue au pétiole d'une feuille ( voyez fig. 5 et 6, pi. 9). omme celui-ci , le filet est susceptible de se développer 1 membrane, et l'on voit les étamines se transformer »uvent en pétales dans ce qu'on nomme une fileur done , et même aussi , mais plus rarement , en véritables uilles : l'analogie des étamines avec les pétales est donc ridente. L'anthère est le plus généralement formée par 3UX petites poches membraneuses appelées loges , acdées l'une à l'autre, et remues souvent par un corps
* On a proposé de donner à Tensemble des êlàmlnes le nom anJrocée ; mais ce terme collectif nVst point usité comme ceux de lice et de corolle.
■^'Intcrinéiliaire qu'on nomme conncct!/} an peut considérer l'iinllière comme le limlie de l'etamiiie, c'est-à-dire romiiic la laine d'uu pétale dont les bords seraient re- (•ourbés et routes vers la nervure médiane.
4*. Le quatrième verlicille, qui occupe le centre de la fleur, se compose de pièces nommées rarpelles ou phtili partiels, dont l'euseitiblc constitue le /i«ft/ proprement dit; ces pièces sont quelquefois libres entre elles, mais le plus souvent intimcinenl soudëes à cause de leur position centrale, eu sorte que le pislil total semble être un orcane unique. Un carpelle se eomposc de trois parties , d'une partie infmeure renflée et communément de foiute aiTondie, qu'on nomme ovaire, et qui renferme les m-ules ou rudimens des jeunes graines ; d'une partie supérieure qu'on nomme siigintitc , sorte de spongiole ou de corps glanduleux et visqnetiK qui reçoit le pollen au moment de la fécondation ; et (l'une partie intermédiaire di' fonne fllamenteuse , (ju'on appelle stylû, qui manque quelquefois, et qui est destinée à élever le stigmate à une hauteur convenable (voyez fîg. 8 et q,
SI. 9). L'ovaire est ordinairement sessile au fônd Se ta eur; mais dans quelques plantes ît t'st porté sur un support particulier qui a beaucoup d'analogie avec le pétiole d'une feuille. Cliaque carpelle en effet peut èlre considéré comme une feuille courbée par si's bords ou pliée en dedans sur elle-même, cl prolongée en style par son sommet. C'est l'ovaire qui en représente le limbe, et c'est sur les bords de ce limbe et à l'extrémité de ses fibres latérales que naissent les ovules ou les graines futures. L'analogie des carpelles avec les feuilles est encore prouvée parla transformation accidentelle de ces organes en véii tables feuilles.
Tous les verticilles de la fleur sont donc des organes foliacés, diversement modiiîés par leur position. Une feuille est le plus souvent composée d'un pétiole et d'un limbe, et n'a quelquefois queVun de ces deux organes : les mêmes modifications se retrouvent dans les organes de la fleur. Les feuilles sont composées de deux surfaces épidcrmiqucs et d'un parencbvme intermédiaire; la même organisation se retrouve dans toutes les pièces de YtppireA floral.
Les diiïéreni verlïciUes sonl W)M.u\îb à des lo« qui éla-
bUssent une sorte de type symétrique auquel on peut rapporter toutes les fleurs. Une première loi qui règle les nombres de pièces dont les verticillcs peuvent se composer consiste en ce que ces nombres sont toujours en rapport simple les uns avec les autres , étant le plus ordinairement égaux entre eux , ou bien doubles , tri* pies, etc., du plus petit nombre. Une seconde loi qui règle les positions relatives des pièces des mêmes vertialles , et qu'on peut appeler la loi de V alternance , c'est que chaque pièce d'un verticille est généralement située entre deux pièces du verticille qui le précède , et de celui
r' le suit , ou , en d'autres termes , alterne avec les pièces -- verticille voisin. Ainsi , dans toute fleur régulière , où le nombre des parties n'a point été diminué par avortement, les pétales sont alternes avec les sépales, les étamines alternes avec les pétales , les carpelles alternes avec les étamines. Ces lois dérivent nécessairement de ce que les pièces des verticilles floraux sont soumises au même mode d'évolution que les feuilles d'une branche. Maintenant imaginons une fleur composée de quatre verticilles, de pièces toutes parfaitement distinctes, en nombre quelconque dans les diflîérens verticilles , mais soumises aux deux lois précédentes, et nous aurons un type général auquel peuvent être rapportées toutes les fleurs qui se rencontrent dans la nature.
Examinons maintenant comment ce type se modifie, pour donner naissance aux difierentes sortes de fleurs que tes botanistes ont désignées par des dénominations particulières. Parmi les modifications dont il est susceptible , on doit distinguer d'abord celles qui se font avec symétrie , c'est-à-dire qui ont lieu également dans toutes les parties semblables, en sorte que la fleur continue d'être régulière dans son ensemble ; puis celles qui se font inégalement , de manière à troubler la symétrie du type fondamental, et qui donnent toujours naissance à des fleurs plus ou moins irrégulières.