‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 46 sur 89 · X. fAMILLe DIS i-IXkUTHÈ,BiXS · texte numérisé non relu

X. fAMILLe DIS i-IXkUTHÈ,BiXS

La famille des synaullierees , désignée par les anciens botanistes sous le nom de composées , comprend des plantes herbacées ou ligueuses, à feuilles le .plus souvent atterues , et à Heurs agrégées d'une matière si iv time que leur assemblage parait ne former qu'une seule âeur. Ces flem's sont très-petitei , réunies en tète et serrées étroitement sur un réceptacle commun , qu'eatniut on involucre de plusieurs folioles. Chacune d'elles en

Barticulier offre un calice adhérent à l'ovaire , dont \i mbe, rarement nul, se présente sous la forme de deuU ou d'une aigrette qui couronne la graine (fig, 4 > pl' '6); une corolle monopétale , insérée au sommet de 1 ovaire, tantôt régulière , tubuleuseet à cinq dents (^uron),fig- 4 et 7 , tantôt irrégulière et déjetée en languette d'an seul côté ( demi'Jîeuron) , fig. 2 ; cinq étamines alterne! avec les lobes de la corolle, et dont les anthères sont réuuies en un tube qui donne passage au pistil ; un ovaire monosperme , surmonté uun st^le à deux stig* mates; par avorlemeat les fleurs peuvent être mâles, femelles ou neutres. Le fruit est un akène nu ou couronné d'une aigrette ; la graine est sans pérlsperme. Sut le réceptacle , on trouve fréquemment à la base de chaque fleur de petites écailles ou des poils plus ou moini nombreux. Cette famille se partage naturellement en trois tribus principales de la manière suivante.

* Cette famille appartient à 1b classe dei tlicotylédoaej nionop^ tilei ht étamines épigynei cl k anlhèm réaniea (de JotlieD), OD i ceU> dei exegéaes caliciâorcs (de CaDdoUe).

jre Tribu. Les sémi-flosculeusbs ou ghico&acebs. Fleurs toutes en languette et hermaphrodites (fig. i ,

iA. i6) , aigrette nulle ou simple , ou plumeuse ou écailease. Réceptacle nu ou garni de poils , ou de paillettes.

Principaux gen rbs : la chicorée, plante potagère , dont les fleurs sont d'un bleu clair ou blanches (chicore'e sauvage, chicorée frisée, etc.). — La laitue y plante potagère à fleurs jaunes ou bleues (escarolle, romaine , laitue pommée , crépue). — Le salsifix , plante potagère. — Le pissenlit.

2^ Tribu^ Les vloscdleûses (carduacées ou cinarocbpHALEs). Fleurs toutes tubuleuscs , réceptacle charnu , presque toujours garni de paillettes, stigmate articulé au sonunet du style ; feuilles souvent roncineuses . épineuses et décurrentes (fig. 3, pi. i6).

PaiNapAUX GEiTREs : le chardon, à involucre composé d'ëcailles imbriquées et épineuses. — Uartichaul ou ciiuire,dont on recueille les capitules ou têtes avant l'épaooaissement des fleurs , et dont on mange le réceptacle et la ba^e des feuilles : ce réceptacle est garni de soies amples ;l, une espèce de ce genre est le cardon, que l'on jCttltive aussi dans les jardins , et dont on mange les pétioles elles côtes ou nervures médianes des feuilles. — Le fiitrthame des teinturiers, dont les fleurs fournissent deux principes colprans, l'un rouce et l'autre jaune. — La bardant, plante médicinale. — uéchinops ou la boulette, à fleurs réunie^ ep tét<s spliérique , et munies chacune d'un involucre particulier. —r La centaurée , dont les fleurons extérieurs sont stériles et plus grands que ceux du cen- |rç f le chardon béni , le bluet des champs appartiennent à ce genre. Et enfin quelaues genres , qui semblent former le passage à ceux de la troisième tribu : la tanaisie, plante médianale à fleurs jaunes, disposées en corymbe, tes fleurons du centre hermaphrodites à cinq lobes, ceux de la circon{éi)enc.e femelles et à trois lobes. — U armoise dont les fleurans^ sont pareillement polygames , et à la-

Jaelle appartiennent comme espèces l'estragon , Tabsinje , la citronelle, — Les gnaphalium , dont les involurres colorés et persistans leur ont valu le nom générique à* immortelles. ---^làe tussilage ^ dont les fleurs sont tantôt

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flosculeuseg^ et tantôt radiées comme dans la tribu stiU •rtnle.

3' Tribu. Les Radiées on coRTNBipiBEs. Capitules composés de fleurons au centre et de demi-fleurons à la circonférence (fi g. 5, pi. i6), Les demi-fleurons sont ordinairement femelles ou neutres , le réceptacle est pea ou point charnu, le stigmate n'est point articulé sur le style.

PniwciPAOX GESBEs ; la pâquerette ou la petite marguel'ite , dont on cultive les variétés à fleurs doubles. — lu chrysanthème ou la grande marguerite. — -Le jtoaei, qui a les fleurons mâles et stériles, et les demi-fleurons femelles et fertiles , couleur d'un jaune orangé vif. — Le tagètéton tcilhl dinde. — Les doroidcs aux longs rayons jaunes.— Les asters , pai-mi Icsauels on distingue la reinemarguerite, originaire delà Ciiine , et dont les nombreuses variétés font l'ornement de nos jardins, depuis le -milieu de l'été jusqu'aux premières gelées. — Les dahlias 'àuMexiqne, remarquablesparleurabrillantes conlenn, ' et qui se propagent aisément par leurs racines tuberculeuses. — Le zinnia éle'gan t du même pays , à rayons d'ua TOsepûui-prc,el doni le disque est conique et d'un pourpre obscur. — Les eoreopsi's , aux fleurs brillantes, noires au centre, et jaunes à la circonférence. — Les hélianthes , dont les espèces les plus intéressantes sont le iout' nesol ou grand soleil des jardins, remarquable par la grandeur de ses capitules, et le topinambour , dont la racine fournit des tubercules charnus , rougeâires exlérieuvement , qui sont un aliment pour l'homnie et les anifnaux douiesliques. — Le séneçon. — La t'crge dor. — La camomille &ih> millefeuille, plantes médicinales.

Appmdice.

Après les synanlhérées viennent se placer les genres ^uivans, qui sont devenus les types d'autant de petites familles: les campartuk-s * , plantes lierbacées à suc lai-

' Ces genre» apparliennenl à la clause des dicotjléJones monopétalrs à élamineB périgynes (de Jimien), et à «elle des ezogèDCi caliri:Aorei['deCRndolle).

( 147 ) teux , à feuilles alternes , à fleurs régulières , ayant nn calice adhérent à l'ovaire ; utie corolle monopétale en cloche , marcescente , et à cinq divisions ; cinq ëtamines alternes avec ces divisions , à nlamCns élarsis vers la base ; et un ovaire infère surmonte' d*un style. Le fruit est une capsule à plusieurs loges ; à ces planter appartient^ la raiponce^ plante potagère, dont onmnange la raccine en salade. — Les bruyères^ qui sont des arbustes à feuilles linéaires et toujours vertes, d'une forme élégante etd'uA aspect agréable ( bruyère en arbre , bruyère a balais, brurère cendrée à fleurs purpurines ). On y rapporte Varififusier , à fruits rouges , charnus , de la grosseur d'une cerise.-: — Les rosages ou rh(UiodendroffS des Alpes , tf bi4s9i9afix toujours verts , d'un port élégant , dont les fleVirs roteéd ou jaunes sont grandes et disposées en bou'quels à rextrémité des itinieaux. Ges fleurs ont une corolle en cloche, à diiq lobes profonds et dix étamines, qui se portent toutes vers la partie inférieure. — Les piO' quemimers^ qui sont des akbres donlt le bois, très-dur, est souvent d une teinte noire à son centre. tJAe espèce de ce genre fournit le bois'd'ébène. A côté des plaqueminiers viennent se ranger les sapotik'crs^ qui sont des arbres exotiques, à fruits charnus, gros comme une pomme, ayant leurs troncs et leurs branches remplis aun suc lactescent. On rapporte à ce groupe Varô/c à vache , dont le suc laiteux est;propre à la uourriture de l'homme; le boude fer, ainsi nommé à cause de la dureté de son bois ; le jacquinierk fleurs orangées et à baies rouges y dont les Caraïbes se font des bracelets.

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