XI. PAMIIJ.S DBS JàSMIVjâBS
Celte famille se compose de végétaux ligneux à feuilles opposées , dont les fleurs ont un calice tubuleux, une corolle monopétale régulière, et pareillement tubuleuse (à quatre ou cinq divisions) ; deux étamines seulement,
^ Cette famille et les trois soivantes appartiennent à la classe des dicotylédones monopétales à étamines bypogynes (de Jnssien), oa à celle des exogènes coroUiflores (de Ciindole}. Cette d'eitiière dasse a pour caAcfèré'ane coroBenonopétale portnitles éttntfnes et înaMe tnr le réceptade.
C i48) un ovaiii: libre, surmonte d'un style i stigmate h'dohi (flg. 8, pi. i6). Le fruit est tantôt uue capsule, tautâl une baie.
pRiMCipjtox csrfiiEs : le jasmin, i\ recJierché à cause de l'odeur suave de ses (leurs, dont la corolle est à ciut] lobes. — h^olifier, si précieux par son fiuit, qui est uu« drupe ovoiide à chair liuileuse, renfermant un uojrau à une seule graine (fîg. 9] ; sa corolle est courte et à quatre lobes. Unie reconnaît à ses petites fleurs blanches et à ses feuilles d'un vert blanchâtre , entières , Uncéoleef et persistantes. Cet arbre, naturalisé dans les parties lufiridionales de la France, est originaire d'Asie; tout le monde sait uue t'Jtuile à manger s extrait des olives en HHimeilant celles-ci à la presse. — Le tilas , dont la col'olle est à quatre divisions, et dont le fruit est une capsule. Les fleurs d'un violet tendre forment de grandes panicules pyramidales à l'extrémilë des rameaux. On en cultive plusieurs variétés : blas commun, lilas varin, nias de Perse. — ^Le frêne , but lequel on greffe le lilas ; c'est un arbre à fleurs polygames, complètes ou incomplètes, dont lu fruit est une capsuleailée OH membraneuse sur les bords. — L'orne est une espèce de frêne , d'où découle le sac légèrement pui^atifqu'ou appelle mo/mr.
Appcndjee.
À côte' des jasminées viennent se ranger les apoeinéts,
S|ui sont des herbes ou des arbrisseaux lactescens à éuilles opposées et à fleurs régulières, dont l'ovaire est libre et géminé, et dont le fruit est un double follicule. I^iu- suc est acre, purgatif ou très- vénéneux. Cette famille comprend entre autres genres : Yapocin, dont on cultive dans les jardins une espèce connue sous le nom vulgaire degobe-mouchcs , parce que ces insectes, attirés par le suc mielleux répandu an fond de ces (leurs, j insinuent leur trompe qui se gonfle et s'y trouve retenue. — Le nérium ou lauritr-rose. — Les pervenches aux tiges rampantes et aux fleurs bleues , dont les corolles sont à cinq lobes obliquement tronqués et contournes. — Les strychnos , dont les graines fournissent la noix 'vomi^iu et la/ift de joint /^noM, deux poisons des plus actifs; l'tipaf-tieîili , dont les n^ViueU de lava se servent pour
eiii|>oisonner leurs flèches , est le suc d'une espèce de strychnos. A la suite des apocînées se placent les genres gentiane et bignone, qui sont devenus chacun le type d'une famille nouvelle. Les gentianes sont des plantes herbacées, amères, à feuilles opposées et à fleurs régulières : la gentiane jaune est la plus remarquable par sa taille et ses usages en médecine. Les bignones sont des plantes ligneuses à feuilles opposées, à fleurs irrégulières, dont les étamines sont ordinairement au nombre de quatre et didynames. On distingue parmi elles le catalpa de la Caroline, à grandes feuilles cordiformes d'un beau vert et à fleurs obnches veinées de violet et disposées en corymbes.