XII. >A3ItLLB bBS BOBBAGIVÉE
Les borragiuées sont des plantes pour la plupart her* Lacées , quelquefois ligneuses , à feuilles alternes ordinairement couvertes de poils rudes , ainsi que les tiges qui sont cylindriques. Leurs fleurs forment des épis roulés en crosse à leur sommet : elles ont toutes leurs parties au nombre de cinq , à l'exception de l'ovaire qui est libre , et partagé visiblement en quatre ovaires partiels, globuleux, ^u milieu dt-squels s'élève un style terminé par uu stigmate 3iinple ou hilobc (fi. i, 2 et 3, pi. 17}. Le fruit est forme de quatre akènes, réunies au fond au calice persistant. La corolle est monopétale, régulière, rosacée ou infundibuliforme, et sa gorge est nue ou fermée par cinq appendices saillans.
pBiiïciPAux GENUES : parmi les plantes médicinales , ta bourrache amx fleurs bleues ou violettes, à corolle rosfHcée ou étoilée. — La cynoglosse, — La consoude, — La ^11fflosse. — La pulmonaire. Parmi les plantes d'ornement : la vipérine. — Le myosotis. — V héliotrope ^ ainsi nommé parce que ses fleurs se tournent toujours du côté du soleil : on cultive celui du Pérou à cause du parfum agréable que répandent ses fleurs.
Appendice.
Près des borraginées se placent les cont^ohuiacéu , famille qui tire son nom du principal genre, le convohuLus ou liseron. Les liserons sont des plantes herbacées . ;t
egriÔfpamS^t à feuilles alternes, dont les fleurs sosc leguUêres et eu clotiie. La corolle est à cinq lobes plisses, l'ovaire est simple et libre, à un ou deux stjlcs; le friùl
t une capsule h udc ou plusieurs toges. L^ plupai-t de ces pUutes fournissent un suc laiteux , àcrc et purgatif, abondant surtout dans la racine, qui est souvent tubêleuse et cliaroue. Nous citerons paruii les espèces rcmar-
Sablea du genre liseron : le liseron des champs et celui i haies :,\*: lùeron Incolore o\i\a belle du jour; ïejalap, âont la racine est usitée en médecine comme pui^atif j la palais, plante potagère , tlont les racines tubéi-euses et charnues fournissent un aliment aux peuples oui habitent entre les tropiques. Onrapportcàlamènie Emilie i le genre cuscute, qui comprena des plantes parasites d'un aspect singulier ; elles ont des tiges grêles , filiformes, rouges ou blanches, entièrement dépourvues de feuilles ; elles s'enlacent autour des herbes voisines sur lesquelles elles se cramponnent au moyen de petits suçoirs ; elles vivent à leurs dépens, et ne tardent pointa les faire périr. Elles viennent assez communément sur le Aym, la bruyère, le chanvre, le bu et la luzerne, et se répandfnt sur de grands espaces avuc une effrayante rapidité. Les polénionincécs furmciU une petite famille voisine des convolvulacées , dont elles diffèrent par la structare et le mode de déhiscente de leurs capsules. Ce sont des végétaux herbacés ou ligneux, à tige droite ou grimpante, à feuilles alternes ou opposées. On y rap- ' pftrte plusieurs plantes qui servent à rornemcnt des jardin? ; la polémoine bleae. — Le phlox à fleurs régulières blanches ou violettes, dont les corolles se composent dfgn tube droit, plus ou moins long, terminé par im limbe piane. — Le cobea grimpant, que l'on cultive partout dans'Ies villes , pour couvrir les berceaux ou decO' rer les mors et les fenêtres, tant à cause de la rapidité de it, croissance que de la beautj^ de ses fleurs, qui changent successivement de couleifr depuis ierouge'bnm jusqu'au violet intense.
Xni. FAHILLB DIS SOLàNÉES.
Cette fam^e se compose dç plantes heibacées ou ligneuses, à feuilles alternes, et dont l'aspect est généra-
lement triste et sombre. Leurs fleurs ressemblent à celles des borraginées, quant à la symétrie générale ( fig. 4 et 5,
{>1. 1']^ ; mais Tovaire , au lieu d'être divisé en quatre obes, est simple et à plusieurs loges (fig. 7), et le fruit est une capsule ou une baie.
Principaux genres. Le solarium ou la morelle, dont la corolle est rotacée, à tube très-court et à limbe étalé , et les étaminea dressées et serrées les unes contre les
antres (fig. 4 9 P^* ^ 7) » ^^ ^^^^^^ ^^ u"^ ^^^ ^ deux loges. A ce genre appartiennent la moreUe tubéreuse ou la pomme de terre j originaire du Pérou, et dont les tubeicu-^ les souterrains sont, après les céréales , Taliment le plus prédeux pour Thomme , en même temps qu'ils servent à préparer de l'amidon , de l'alcool et au sucre ; la morelie mélongène ou V aubergine, à gros fruits charnus, blancs ou violets , que Ton mange quand ik sont cuits ; une de ses variétés dont le fruit ovale , et d'un blanc IttisMit y ressemble à un œuf de poule , se cultive comme plante d'agrément ; la morelle tomate ou pomme et amour, dont le fruit est une baie rouge; la morelle douceamère, plante médicinale, à tige sarmenteusc et grimpante , à fleurs violettes et à fruit ronge- — ^Le tahac or^ dinaire, plante annuelle , haute de deux à quatre pieds , à feuilles alternes, ovales , longues d'un pied et larges de trois à quatre pouces. Ces feuilles ont une odeur vireuse et desagréable , quand elles sont fraiches ; mais lorsqu'elles ont subi un commencement de fermentation, leur odeur est piquante et très-agréable ; on les coupe alors en petits fra^meiis ou on les réduit en poudre, pour en faire du td^ac à fumer ou du tabac à priser. — La moléne , dont une espèce ( le bouillon blanc ) est à fleurs jaunes, adoucissantes et pectorales. — \à^jusqmame, autre plante médicinale. — La belladone, dont les fruits semblables à des cerises sont un poison violent ; l'espèce de ce genre la plus redoutable par ses qualités délétères porte le nom de mandragore, — Le coqueret om alkékenge, dont le fruit est une baie rouge ou jaune, de la grosseur d'une petite cerise, et renfermée dans le calice qui s'est accru et renflé e^i vessie pendant la maituration ; cette baie est aigrelette, d'un goût assez agréable et n'e$4^ nullement vénéneuse. — Le daiura ou U siramoine, re^n^r-
<]ual)le par la grandear de ses fleurs , dont la corolle est eu entonnoii' et à limbe plisse. — Le piment, dont le fruit a'etDploie comme assaisocnement.
Appendice.
La famille des scrophulariées ou A&s per tonnées, coni-
5 rend les végétaux, que Tnurnefort réunissait sous w eroier nom, parce qu'ils ont une corolk irrégnlière personne'e ou en masque ; quelquefois leur corolle est 1 deut lèvres, comme celle des labiées , avec lesquelles ib ont beaucoup de rapport , mais dont ils iliSèreut pir leur fruit , qui est une capsule à plusieurs log^ , commu le fruit des soUnëes. La plupart ont une odeur et uuesaveur désagréables et des propriétés dangereuses; leurs étamiuessontordinaiiemcnt su nombre de quatre etdidynames, rarement au nombre de deux : elles sont inse'rées à la corolle monopétale. On distincuc parmi les genres de cette famille ; la scrophulaire , plante me'dicînale, à corolle presque globuleuse et à deux, lèvres. — L'anlirrhinuiii ou le muflier, vulgairement mufle de iieau. ou gueule de lion, plante d'ornement, ù fleurs rouges ou blaucbes dont la corolle est à deus lèvres ferntees avec une bosse à la base. — La digitale, ù corolle tubuleuse , ventrue , dont le limbe oblique est à quatre lobes inégaux : une des plus belles espèces de ce genre est la digitale pourprée, dont les fleurs sont purpurines, tachetées intérieurement, pendantes , toutes tournées d'un même càté et formant un épi simple. — La linairt , awx fleurs éperonnées. — La graliole et Yeuphrcùse, plantes médicinales. — La pédicmaire des bois et des marais. — Les véroniques, aux petites fleurs bleues , à corolle rotacée , portant seulement deux étamines. On rapporte encore k cette famille Yorobanche, qui est une plante parasite , sans feuilles, d'un aspect triste et comme des- - sécbée.
Plantes herbacées ou sous-ligneuses à tige carrée, à feuilles simples et opposées , à fleurs irrégulières et odorantes t la plupart aromatiques. Le calice est luonose-
f>ale tubuleux, à cinq dents inégales ou à deux lèvres, a corolle est inonopétale, tubuleuse, à limbe partagé en deux lèvres (fiç. 8, pi. 17), Tune supérieure à deux lobes^ et l'autre tnfe'rieure à trois. Les étamines sont ordinaire* nient au nombre de quatre et didyuames , rarement au nombre de deux , et elles sont inse'rées à la corolle sous la lèvre supérieure ; Tovaire est libre et à quatre lobes, comme dans les borraginées (fig. 3 , pi. 1 7) ; du milieu de ces lobes part un style terminé par un stigmate à deux divisions; le fruit est formé de quatre akènei^, cachés au fond du calice persistant.
.PaiNCiPAUX GENRES : la sauge, à corolle bilabiée dont la lèvre supérieure est en faucille ; les étamines, au nombre de deux seulement, ont leurs loges séparées par un coanectlf , placé transversalement sur le filet. — Le romariVi^ arbrisseau très-aromatique à feuilles sessiles, étroites et lancéolées , et à fleur d'un bleu très-pâle n'ayant que deux étamines. — La monarde, autre plante à deux étamines. Tous les genres suivans ont quatre étamines didynames: le basilic; le thym, dont une espèce est le serpolet; la lavande ; la mélisse ) la menthe; le marruhe ; la oallote; la cardiaque; la bétoine; la germandrée ; la sarriette; Vhrsope; V origan; la bugle; la cataire; le sléchome ou lierre terrestre ; le lamium ou Y ortie blanche; le phlomis et la brunelle. Des espèces de ces deux derniers genres sont cultivées comme plantes d'agrément, ainsi que la monarde aux fleurs verticillées d'un rouge vif, la sauge écarlate, le romarin , le basilic , etc. Près-
3ue tous les genres que nous venons de citer fournissent es plantes médicinales.
Appendice.
A côté des labiées viennent se ranger plusieurs genres qui sont les types d'autant de familles : Xaven^eine, à quatre étamines aidynames,etdontlefruitestune capsule indébiscente, à quatre loges monospermes. — L'acanthe, il étamines pareillement didynamesetà fruit déhiscent ; remarquable par ses feuilles d'un vert foncé, luisantes et si élégamment découpées. — ha primei^ère , dont les bouquets de fleurs jaunes , odorantes , sont la première
F^tfurailenos mairies au retouidupiinteiiips: c'est uiu I jâante herbacée à feuilles radicales et à fleurs régulières, \ {pals dont les étamincs sont opposées aux divisions de
là corolle qui est monapétale et infundibuliforine ; srm
fruit est uue capsule qui s'ouvre en dix dents au sommet.
On cultive dans les jardins une espèce de primevère
sous le nom d'oreille a ours.
Plantes la plupaitlierbacees, à feuilles altei-nes, engaînantes k leur base , et roulées en dessous jusqu'Êi la nervure moyenne dans leur jeunesse. Fleurs le plus ordinairement petites et verdiitrcs , dont le périantlie simple (calice ou péiigoue ).est monosépale, et souveiît persistant (fi^. lo, pi. ij). Elamines en nombre variable, mais détermmé pour ctiaque genre ; ovaire libre à plusieurs styles ou stigmates et à une seule loge , contenaiii un seul ovule (fig. 1 1) ; fruit consistant en une cai-iopse souvent triangulaire , nue ou recouverte par le calice , et dont le périgperme est farineux.
PitisciP*nx CESSES : les polygonum oti les renouéei, plantes économiques ou d'ornement, dont les fleurs onl ordinairement huit étamines, et dont fout partie le sarraiin ou le blé noir, avec les graines duquel on fait du pain dans plusieurs conti-éesdc la France, etlabistorie, dont la racine articulée et formant plusieurs coudurcs . est employée en médecine. — Les rwmr.r, àsix étamines. dont Yosetlle et la patience sont des espèces; on sait que l'on mange les feuilles de la première , et que la racme de la seconde est employée en médecine comme dépurative. — Les rhubarbes , dont les racines fournissent un médicament légèrement purgatif.
Appendice.
En avant des polygnnées, et entre elles et les labiées, se placent un certain nombre de familles , dont ta plu-
* Cette fsmille et la sninnte ippartiennent i la classe dei dieot^lédonei apétales ,à étaminea périgyno (ite JaBÙea) ou i ceUes des exogèaea roonochlam^déea , c'est-à-diie à périt^une umple (de Can-
part renfennent des pVntes à étainines hypogynes et formentpour cela une classe particulière claDS la méthode de M. de Jussieu : telles sont celles qui ont pour type le genre stalicc ou gazon et olympe, que l'on cultiye en bordure dans les jardins ; le genre nyctage à double enveloppe florale (involucre et calice), et dont une espèce , la helle de nui't, est connue pour ses belles fleui*s , de couleur variée , qui ne s'épanouissent que le soir ou le matin. — Le genre plantain, à double enveloppe florale comme le précédent , à quatre étamines saillantes , et à fruit capsulaire, s'ouvrant en boîte à savonnette. — Le genre amaranlhe, dont plusieurs espèces servent à l'ornement des jardins, entie autres l'amarantbe queue de renard, à feuilles rougeâtres et à fleurs en longues grappes pendantes y d'un rouge cramoisi, et l'amaraiiUbe crue de coq ou passe-velours, dont les fleurs très-petites et très -nombreuses sont serrées en têtes aplaties et plissées, que l'on prendrait pour des crêtes ou des m(^(;eaux de velours épais. — ^La ramille des arraches, très-|;9ifiine des amaranlbes, se rapproche davantage des polygonées par ses étamines périgynes; elle comprend plusieurs végétaux intéressans : 1 arroche des jardins et Vépinard dont on mange les feuilles ; la betie ou poirée, dont les racines tubéreuses et charnues se nomment betlerai^es; le salsola ou la soude, dont les cendres fournissent la soude du commerce.