‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 59 sur 89 · I. Tous les végétaux donl il viefii d'être qat^tios · texte numérisé non relu

I. Tous les végétaux donl il viefii d'être qat^tios

nent être compris knis le oom de cryptogamer, en

ignant ainsi tous ceux dont la fructî^caijon est olv

e "' le. Tous néannioios sont pourrug de coipns'

f -rent à reproduire l'espèce, et auxquels on a

un particulier, pour ne point préjuger leui

li de sporales ou de liaiinutei. Ces sporuis

I rem^ut contenues dans de petites capsalw

. 1/&F crjrplogamei vasct'-'res. Us composent plu-

« ^milles, entre autres tes trois suivantes.

il FoDGÈsBs, plante? ordinairement berbacées, niaiï

Uit quelquefois arborescentes dans les régions tn>-

iets'èlcîantalorsàla manière des palmiers. Leur?

ucs (fie. I , pi. a3) qu'on nomme frondes, et qui ne

l que des rameaux ou des pédoncules bordés A/

itiuiics foliacés, portent les organes de reproduction od

les sponiles sur leur face inférieure : ces feuilles sont

kllcrnes, simples, mais profonde'ment ddcotipëes à U

manière des plumes , et roulées en crosse avant \em

entier développement. Principales espèces : le capillairt,

la scolopendre , Vosniondc royale, le polj-pode commun.

Les ÉqDisÉTAoÉES OU les fkkles, vulgairement k»

Îueuct de chef al, plantes herbacées , croissant dans 1» ieux humides, à tige creuse, cannelée, divisée en rameaux verticiUés et composée comme ceux-ci d'arlictes allongés, munis à leur point de jonction d'une gaine déniée, qui parait formée par la réunion de feuill» Tertiriliées. Les frnctîli cations sont en épis terminaux Cee épis sont formés d'éca'Jles peltées , portées sur un pédicellu central, et soutenant en dessous des cornet membraneux remplis de séininules ovoïdes d'une strutture (rès-singuhére.

Les LvcorooEs , plantes h tiges couvertes de feuillw «ombreuses et petites , ayant des capsules A deux softes, situées à l'aisselle des fenilles ou de bractées composant des épis terminaux. Il s'échappe de ces capsules unepoudrefine, qui s'e a flamme et brûle avec tant de rapidité, qu'elle peut communiquer le feu aux corps enrj'ronnans. Es. : le lympodc a

a'^. Des crrplogames cellulaires. Les véeétaux cellu- Imres dans lesquels on trouve encore de véritables feuilles , et des organes de reproduction qui semblent indiquer l'existence de sexes différens , avec une autre conformation que dans les plantes phanérogames , con» Btituient les deu^ familles des Mousses et des Hépatiques.

Les MOUSSES , petites plantes à tiges garnies de feuilles éparses ou imbriquées, qui croissent réunies par groupes sur la terre 9 sur le tronc des arbres et sur les vieux murs. Leurs sporules sont renfermées dans une espèce de capsule, nommée urneg portée sur un pédicelle filiforme , fermée par un opercule et recouverte par une coiffe membraneuse plus ou moins conique. Outre cet organe , que Ton a compaié à une fleur femelle, il y en a un second d'une autre sorte, que l'on a comparé à yne fl^eur mâle ; il se compose d'une petite vésicule portée sur un filet très-court. (Principales espèces : la sphaigne des marais, le polytric cominunj.

Les HÉPATIQUES , planles intermédiaires entre les mousses et les lichens , formant tantôt des expansions membraneuses , vertes, simples ou lobées, et tantôt prenant Tapparence de tiges garnies de feuilles distinctes. Les organes de reproduction sont très-variés. Ils consistent dans des globules portés dans une sorte de calice ordinairement sessile et plein d'une liqueur visqueuse que Ton regarde comme fécondante ; et dans d'autres globules plus gros, ordinairement pédicellés , entourés aussi d'une espèce de calice (péricnèze) , et renfermant Acs sporules sessiles ou fixés à des filaments élastiques , roulés en spirale (élatères). (Principaux gi^'nres :. wiarchantia, jongermannej,

3* Des ajgç,mes. Les végétaux cellulaires, qui n'ont jamais offert de véritables feuilles, ni d'organes distincts jouant les rôles de pistil et d'étamîne, constituent les grands groupes des Lichens, des Champignons et des Algues , que les botanistes modernes ont subdivisés en une douzaine de familles.

Les LICHENS , plantes vivant sur Técorce des autres arbres , sur la terre humide , ou sur les rochers les plus stériles ; eUes se présentent sous la fornx^ d^ ^\^\3lV^^

niembraneusea, simples ou lobées et de couleur variable, d'expansions planes, vertes, arborescentes ou d'apparence foliacée (fronde ou thallus ); quelquefois d'une simple poussière. Les sporules sont renfermées dans des réceptacles eu forme d'e'cussons ou de tubercules '( apotliécions), f Principales espèces: le lichen itlsIanJt, le Ikhen fleuri, \g lichen roccelle, qui fournit une coulepr violette noiuinéc orseitle.

Les cHAMPiGNOHs (fig. 2, pi. 33), planles tcrrcstres oupa rasites, de cousis tancL'g^latîncuse,cbarnueou coriace, jamais colorées en vert à l'inlérieur, et de forme extrénieineutvariable.Leurs sporules sont tan tât renfermées dans le corps même du végétal, tanlàt placées à la surÊice sur une membrane particulière. Les champignons croisseot en général dans les lieux un peu humides et ombragés. On sait que plusieurs d'entre eux .servent d'aliment à l'homme, mais qu'un grand nombre sont des poisons subtils. Principaux genres : les agarics, champignoiis chamua eu forme de parasols , composes d'un cbapeao garni en dessous de feuillets rajonnans et porté par im pédicule. Le champignon de couche que Ion mange .i Paris en est une espèce. Les anianilcf (oronge, fausSf oronge, etc. ) : elles diflïrent des agarics par la présenci' d'une bourse qui enveloppe le champignon avant sen développement, et qui se rompt ensuite irrégulièremenl Les lioiels , dont le chapeau est garni en-dessous de tube> seiTes et perpendiculaires ; c'est avec une espèce de holci qui croît sur le chêne que l'on prépare l'amadou. Les rlavaires, champignons charnus, sans chapeau distinci. ayant la forme d'une massue, irrégulièrement rainilÏM s la manière du corail. Les tj-copcrdonj ( vulgairemenl •uessede loup), dont les sporules sont renfermées dans uu receptacle charnu et pyrifornie(pcriyiu7n), qui s'ouvreàLi maturité , pour les bisser échapper sous forme de pou»siore. Les truffes, champignons cbavuus, irrégulièremeol BTi'ondls et tuberculeux, dont l'intérieur est marbré ou veiné; ils ne vivent que sous terre. Notre truffe comestible appartient à ce genre. Les mucors [ vulgairemenl nommés moisissures); ce sont des lliamens rameux et eii- Irecroisés, se renflant à leur extrémité en une vésicule qui renferme les sçovulcs. Ils se développent à la sur-

face des corps organiques qui commencent à se décomposer. Les urédosy simples poussières vége'tantes, qui naissent sous Tépiderme des plantes et causent souvent leur dépérissement et leur mort ; ce sont ces productions parasites que les agriculteurs désignent par les mots de romllu, charbon y nielle, carie. Les hypoxilons^ petites plantes coriaces, ord^inairement noires , et croissant généralement sur d'autres végétaux , tenant le milieu entre les lichens et les cbanipignons parasites. Elles se présentent sons la forme de tubercules ou de conceptaies , de formes variées , s'ouvrant par une fente ou par un pore, et contenant dans une pulpe gélatineuse de petites capsules pleines de sporules.

Les ALGUES, plantes aquatiques, de consistance herî)acée, cartilagineuse ou coriace, composées de cellules yXxxs ou moins allongées , qui par leur réunion forment <les filamens ou des tubes simples ou ramcux, continus ou articulés , des lames membraneuses , simples ou lobées, des espèces de réseaux. Leurs corpuscules repro* ducteurs sont renfermés soit dans l'intérieur du tissu , soit dans des réceptacles extérieurs en forme de tubercules plus ou moins allongés. Ces plantes sont d'une couleur verdâtre ou rougeâtre : les unes vivent dans les eaux douces (les confondes); les autres dans les eaux de la mer (les thalassiophvtesj^ beaucoup d'entre elles jouissent de la propriété ae reprendre l'apparence de la vie lorsqu'on les plonge dans l'eau, après qu'elles ont été desséchées. Principaux genres : les conférées, plantes composées de filamens déliés, simples ou rameux , tubuleux , articulés et renfermant dans leur intérieur de petits granules de matière verte , tantôt réunis en glonules, tantôt disposés en ligues spirales. Les ul^es^ plantes de consistance herbacée et de couleur verte, ne noircissant pas à l'air; formant des expansions membraneuses, planes ou fistuleuses, dans l'intérieur desquelles les corps reproducteurs sont épars. Certaines espèces habitent la mer, d'autres les eaux douces (ex. : luli'e ombiliquée, qui se voit souvent sur les écailles d'huîtres ; Vidi^e intestinale (fig. 3 , pi. 23), qui a l'aspect d'un boyau verdâtre, et qui croît à la fois dans les ruisseaux et dans la mer). Les fucus oixoiarecs, fig. 4 ? plantes de

roiuistance cartilagineuse od coriace d'un bi-UQ-verilâue au (l'un vert-briiDàtre , composées de frondes planes , inarticulées, inunii^s de vésicules aériennes et presque toujours d'une nervure ine'diaoc, et portant à leurs extrémités des fructi&catious tuberculeuses. Ces plantes tiennent aux rochers par une sorte d'empâtement asseï étendu (ex. : les varecs siliqueux, vésicuUux, etc. , cornnluns sur les côtes océaniques, et dont on extrait de la soude par la combustion et rincinéraliou ; le varcc vermifuge , qui fournit le médicament connu sous le uoiu lie mousse de Corse).

C'est parmi les algues que l'on trouve les plantes Je l'organisation la plus simple, cl c'est ilajis cette famille que l'on observe ks espèces qui forment en quelque aorte le lien et le passage entre les végétaux et les animaux ; toiles sont entr autres celles qui font partie des groupes des oscillaires et des conjugue'es. Lespreinières par les mouvemeus spontanés qu elles exécutent, et les secondes par une sorle d'accouplement, qu'on observe entre elles, semblent avoir tous les caractères de l'anif malité , tandis que par leur forme et leur structure , elles se rapprochent des conferves, qui sont privées de toute espèce de mouvement) et appartiennent certainement au règne végétal.

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