‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 70 sur 89 · DE LA CLASSIFICATION DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

DE LA CLASSIFICATION DES ANIMAUX

Le nombre des espèces animales étant immense, il a fallu trouver des moyens de les distinguer et de recoiboattre siiremeut cliacune d'elles. Pour cela, on a cberché à les classer d'après les principes de la méthode naturelle ', c'est-à-dire que l'on a distribué l'ensemble de ces espèces oa le rèfjne animal touteutier, de manière I ' qa'il soit d'abord partagé eu un certain nombre do fondes divisions, comprenant cliaenne toutes les espèces qui se ressemblent p;ir l'orf^nne le plus iinportnnl; «qu'ensuite ces premiers groupessoient subdivisés en d'autres groupes plus petits , dans chacun desquels les es- |)èces se ressemblent par une autre partie de l'organisation, la plus importante après celle quisert de caractère axa. premières divisions ; et que la même subdivision se continue jusqu'aux groupes fondamentaux appelés espèces, qui ne renferment plus sous eux que des varîétis ou des individus. On voit que cette distribution du règne animal est une véritable ramification , qui peut être figurée par un arbre dont le tronc (représentant le règne tout entier) se partagerait dès sa base en plusieurs embrandiemens (représentant les rfjViVrônjrfaprewi»'erA^re)i

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lesquels se ipar^geraîent à leur tour en plusieurs branches {suhdmsions du deuxième degré), celtcs-ci en plusieurs rameaux ( suhdwisions du troisième degré) , et aiosi successivement. Les propriétés onçaniques , qui sont corn* munes à toutes les espèces d une même subdivision , constituent le «raroc/ère de cette subdivision. Les caractères des subdivisions de degrés diiférens sont ânhor»donnés les uns aux autres , ceux des premières divisions étant pris dans les partiel les plus importantes , c*est-àdir^-dans celles qui ont le plus d'influence sur le reste de l'organisation , les caractères des secondes divisions étant tirés des organes de plus grande valeur après les précédens , et la même marche étant suivie pour les coupes inférieures* Il résulte de là que les espèces se trou-^ vent groupées selon leurs rapports naturels , ceUes qui composent un même groupe ayant plus de ressemblance entre elles qu'elles n en ont avec celles d'aucun autre groupe du même ordre. Les caractères qui expriment les différcns rapports naturels ou les différens degrés de ressemblance des espèces étant employés suivant l'ordre de plus grande valeur, et les caractères les plus importans étant en même temps ceux qui offrent le plus de constance , qui se retrouvent les mêmes dans le plus grand nombre des espèces , il s'ensuit que les divisions supériefires , ayant beaucoup de généralité ou d'étendue , doivent être en très-petit nombre , et cpi'à mesure qu'on descend vers les divisions inférieures, celles d'un même ordre deviennent de moins en moins générales , et par conséquent de plus en plus nombreuses.

Les divisions de la méthode zoolôgique sont fondées réellement sur les différences plus ou moins profondes d'organisation que l'anatomie nous a fait connaître ; à la vérité, un grand nombre de ces différences anatomiques, affectant surtout l'intérieur du corps de l'animal, ne peuvent être observées immédiatement ; mais , à cause de la liaison qui existe entre les divers organes , et principalement entre les différentes parties d un même appareil , elles peuvent toujours être traduites à l'extéi^ieur par certaines modifications de l'enveloppe musculo-cutanée, et ce sont ces* modifications , toujours faciles à

;, pUc^ in deux cdlés Aa canal intEstintl,

re ou Rrmi^lnqae par rapport à an plan - pni

iif de parties dares »erTanl à la locomMion;

animaux arirtuUnsjsttmc nerreux infniiw

Il .estinal; forme binaire ; corp^ articulé nié-

rciiieni; parties dures de Tappareil locoruoteor pti-

"1 dehors, Ips muscles en drdans; 5" Tjrpedejom-

•lertiirét : syslèine netreui supérieur aa uoal in-

I ; forme binaire ; squelette à nnte'rieur.

DE LA CLASSIFICATIC f DES ANIMAUX.

""Tobrc des espèces antmales étant immense, \\i iiver des tnor>^ns de les distinguer et de recoo-

surentent chacune d'elles. Pour cela , on a dier- I les classer d'après les prÎDcipes de la métbode na- ••\f ', c'eal-^dire que l'on a distribue' l'ensemble île

)èces ou Le règne animal lout entier, de ntanière

«lit d'abord partagé en un certain nombre de (j.auues divisjom, comprenant chacnne toutes les espèces qui se rcssL'inblt'ril par l'ovgaiie le plus importaiil; qu'ensuite ces premiers gioupes soient subdivisés en d'autres groupes plus petits , dans chacun desquek tes espèces se ressemblent par une autre partie de l'organisilioDiJa plus imporiante après celle qui sert de caractère aux premières divisions ; et que la même subdiTision se contuiue jusqu'aux groupes fondamentaux appelés espècei, qui ne renferment plus sous eux que des varUlii ou des individus. On voit que cette distribution du règne animal est une véritable ramirication , qui peut être figurée par un arbre dont le tronc (i-eprése niant le règne tout entier) se partagerait dès sa base en plusieurs emfaraDchemens (représentant les t^fVùio/Mr/uprenMeri/e^ré},

* Kuiuoercviciidroiupaa idsarcc <jne nom ■Tons dit aillears Ion-

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ksquels se ipart'ageraient à leur tour en plnsieivs brandies {suhdmsions du deuxième degré)^ celtes-ci en plusieurs i*ameaux ( suhdwisions du troisième degré) , et aiosi successivement. Les propriétés organiques , qui sont communes à toutes les espèces d une même subdivision , constituent le caractère de cette subdivision. Les caractères des subdivisions de degrés diiférens sont suhor^ donnés les uns aux autres , ceux des premières divisions étant pris dans les partiel les plus importantes , c'est-àdir^ dans celles qui ont le plus d'influence sur le reste de l'organisation , les caractères des secondes divisions étant tirés des organes de plus grunde valeur après les précédens , et la même marche étant suivie pour les coupes inférieures. Il résulte de là que les espèces se trou-^ vent groupées selon leurs rapports naturels , ceUes qui composent un méiiie groupe ayant plus de ressemblance entre elles qu'elles n en ont avec celles d'aucun autre groupe du même ordre. Les caractères qui expriment les diflércns rapports naturels ou les différens degrés de ressemblance des espèces étant employés suivant l'ordre de plus grande valeur, et les caractères les plus împortans étant en même temps ceux qui offrent le plus de constance , qui se retrouvent les mêmes dans le plus grand nombre des espèces , il s'ensuit que les divisions supérieures , ayant beaucoup de généralité ou d'étendue, doivent être en très-petit nombre , et cpi'à mesure qu'on descend vers les divisions inférieures, celles d'un même ordre deviennent de moins en moins générales , et par conséquent de plus en plus nombreuses.

Les divisions de la méthode zoologique sont fondées réellement sur les différences plus ou moins profondes d'organisation que l'anatomie nous a fait connaître ; à la vérité, un grand nombre de ces différences anatomiques, affectant surtout l'intérieur du corps de l'animal, ne peuvent être observées immédiatement ; mais , à cause de la liaison qui existe entre les divers organes , et principalement entre les différentes parties d un même ap- ])areil , elles peuvent toujours être traduites à l'extérieur par certaines modifications de l'enveloppe musculo-cutanée , et ce sont ces modifications , toujours ûiciles k

«percevoir , qui ilevicnneut les véritables caracléres itio~ logitjues. On nomme ainsi des caractères purement estéritiui's cltoisis de manière à reproduire les divisions obtenues en considérant l'organisation animale dans louie n complication.

L'appareil le plus impartant , celui auquel Cous les antres organcï tiont subordonnés, est évidemment le système nerveux : nous avens vu (pag. Sig) comment ces modifications intv^nies étaient traduites par celles de l'enveloppe exlérieurL' , ou par les organes des sens el Ha inouvcincat, et commeiil elles servaient à établir Ira premièresdtviaions (lu règneanimal, auxquelles on donne le nom de types ou ÎC embraitckemens. Les classes , qui sont les divisions du second degré , sont fondées sur des diffe'rences d'organisation moins générales , niais qui fournissent encore des caractères d'une grande importance , après ceux dont nous venons de parler : ce soui les caractères qui se tirent des organes de la nutritioD «t de ceux de la génération, que l'on peut, en quelque ~ Aorte, placer sut' la même ligne, lieaordrts oiifwBiUes, qui sont les subdivisions des classes , sont fondées sur un eiiscniliie de r;i]tpnrts cdiiiiiiuiis , qui est tel que loules les espèces qui 1 otfrent ont un air frappant de res^etnblance. Les genres, dans lesquels se partagent les familles, sont établis d'après des différences d'oi'ganisation interné , toujours traduites par des caractères extérieurs, et qui sont en rapport avec des diffe'rences dans Iw mœurs et les kabitudes des espèces. Enfin les espèces, qui par leur léuiuon forment les genres , sont des collections d'individus , dont chacune comprend tous les êires nés les uns des autres ou de parens communs , et tous ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressembleW entre eux. Il peut exister cependant entre les individus d'ime même espèce certaines différences relatives au sexe , à l'âge , ou à L'influence des causes accidentelles . telles que les circonstances extérieures dans lesquelles virent ces individus : aussi distîngue-t-ou souvent dam les e-iipèces des variétés de plusieurs sortes.

Nous allons présenter ici le tableau abrégé du règni' animal, à peu près, tel qu'il a été distribué par Cuvier.

d*après l'ensemble de l'organisation ^ . Nous nous borne rons à caractenser les principales divisions de cette méthode , à citer les genres principaux et pour chacun d'eux quelques exemples pris parmi les espèces les plus culieuses et les plus utiles à connaître ^.

' Les modifications qne noas y faisons sont pen considérables, et tontes justifiées par les travanx des zoologistes les pins célèbres.

* Yoyez, ponr le développement de ce tableau, Ponvrage classique qai a ponr titre : Le règne animal, distribué <f après son organisa' don; parle baron Cuvier, 5 yol. in-8, deuxième édit.

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