DU SYSTÈME NERVEUX
Les diffeVens oiganes que nous avons étudies prwL^ deinment, et par lesquels s'cxceuteut les fonctious deU vie animale, seraient compléta ment dépourvus d'acliïilf, s'itsn'élaientaniinfîspnilesj'slèine nerveux, apj'areild'u'i orilre plus élevé, dont la piopriéte générale est d'exùli-i' lous ces organes, de délerniiner et de régler leur action. Sans le secours de cet appareil, l'animal ti'éprouvcrail aucune sensation des objets extérieurs, et ne pourrait exécuter aucun mouvement volontaire : c'estparlui que s'exercent la faculté de sentir et le pouvoir de la volonté- Cet appareil, considéré dans son plus grand e'tat Ae complication, a eie subdivisé en plusieurs systËmes, comme nous le veri-ons pins bas; mais ces systèmes sont liés entre eux de manière a foiinir un tout. Le tissu qui eu fuilla base ou l'cssetuc se compose de deux élcmens : de l'élément cellulaire , et de l'élément ueiveux (matière médullaire). Celui-ci e^t formé d'une grande quantité d'eau unie à une substance albmmiieuse i sa ûînte est blaucbe ou grise. La texture propre au système nerveux est la texture fibreu*ie; cependant les parii<"s Hu système où le second élément prédomine prennent une appai'ence pulpeuse.
Le système nerveux présente deux sortes de parties :
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I* des masses médullaires ou des centres nerveux , afH pelés ganglions, auxquek arrivent certaines stimulations parties de la surface ou de rintérieur du corps (les xensalions) y et d'où partent d'autres stimulations qui se rendent aux différens organes ( les irritations ou excita* tions d€3 mouvemens ) ; 2** des cordons nerveux, ou de£s nerfs, chargés de transmettre les stimulations dont il s'agit , soit des parties sensibles au\ masses centrales , soit de celles-ci aux organes locomoteurs. Les nerfs forment des espèces d'arbres, implantés par Textrémité de leurs troncs dans les ganglions, et dont les ramifications, quelquefois anastomosées entre elles, vont se distribuer en s' irradiant dans tous les organes, et se perdre dans la trame de leur tissu.
Si l'on suit le développement du système nerveux dans la série animale , en commençant par les animaux les plus simples , ou voit d*abord ce système parfaitement uniforme dans toutes ses parties, les fonctions qu'il exerce n'ayant pas leur siège dans une de ses portions
Slutôt que dans une autre : aussi lo: squ'on le divise en eux, chaque fragment continue d'agir à la manière du tout. A mesure que l'on s'élève vers des animaux plus compliqués , les parties qui composent le système de* viennent de plus en plus dissemblables ; un ou plusieurs ganglions acquièrent un degré de développement supérieur aux autres, et deviennent comme le centre général du système ; ce nouveau centre ne peut plus être enlevé ou détruit sans inconvénient pour le reste de l'appareil : son existence est nécessaire à Tintégrité des fonctions auxquelles président toutes les parties du système. Chez les animaux plus parfaits encore , les diverses fonctions du système se localisent ou se séparent de plus en plus; les filets nerveux qui vont se répandre dans la peau pour recevoir les sensations ne sont pas ceux qui vont animer les muscles ; la faculté d'exciter les mouvemens volontaires, qui caractérisent la vie animale ou de relation , appartient exclusivement à un certain groupe de ganglions et de nerfs , et le pouvoir de pro* duirc les mouvemens involontaires qui sont propres k la vie purement organique ou aux seules fonctions delà nutrition , réside dans un autre ordre de fiibres médul«
(306 ) lairi-s. I) y a donc <]{^s lors des nevis sensitifs cl des nerf» inolcur* pour les fondions de la vie aniiuale, cl i!ii oulrc âea nerfs de la vie ornanique, le même cordon pouront toutefoÎB réunir des Blets doues de ces propriétés diversi's, tandis que cfaexlej) animaux les plus simples, il n'y avait point de nerrs affectes spécialement à telle ou telle fonction. Toutes lesparties du système QnisseDl par concourir d'une manière diflerente à l'exercice des diverscsTonclions, dont l'cnsfinble se produisait d'abord <<galcinenl ilaus chacune d'elles.
Dans les animaux vertèbres, et par conséquent dnnE TLomine , le système nerveux offre un cai^clcre reiuarquable, en ce que sa partie cenli-aluest l'tendue dans k nens Je l.i longueur du coips et coiistoiiunenL renferiiice dans l'étui osseux d« la colonne vertébrale. LapoitioD anliU'ieuiedeceltepartieceiitrale, contenue (iansie crâne, fnrnie pai' sou épanouissemeni le cerveau, véritable ceiitre des sensations externes et internes ; le prolongemcat de cette partie dans le canal des vertèbres constitue li tHotlU épuiière. Cette parue centrale forme donc ub axe ou un tronc commun auquel vont se rendre par paires tous les nerf^ de la sensibilité ut de lu locomotion. Ci^s nerfs transmetttent à la moelle, et par suite au cerveau, l'action des corps extérieurs sur nos oijçancs , c'est-àdire les sensations, ou bien servent ù propager la réaction du cerveau jusqu'à ces organes, c'esi-à-dire i'ii^ ritalion ou l'excitalion des mouvi mcjis. Nous ne sentons, nous ne pouvons détemiiinr de mouvement dans une partie de notre coips qu'autant que les nerfs qui en viennent communiquent libremeiiL avec la moelle épinière , et celle-ci avec le cerveau. La rupture ou h lif^ature d'un nerf interrompt cette commuuicatioD, et détruittoute sensibilité dans l'organe dont il provieut.
Le cerveau est donc le seul organe qui nous fasse apprécier les corps qui nous entourent; les sens ne sont que ses sentinelles avancées; les nerfs , ses tnoyeus de communication. Les sens reçoivent l'impression, les nerfs la transmettent, le cerveau la perçoit et la jucei il réagit ensuite et toujours par le mo^en des nerfs ; il a reçu l'action des organes seusoriaux par les filets des nerfs senailifa; il transmet l'&ctvon de la volonté au ino^'en des
filets desneifs moteurs. Cette séparation des deux gran^ des (ooctionsnerreiises, dans des nerfs d'ordre différent, est prouvée par les paralrsies isolées du sentiment et du moarement , que l'on observe dans qpidques individus de l'espèce humaine ; il arrive en effet quelquefois que nous perdons par maladie le sentiment de certaines parties , sans en perdre le mouvement , ou vice versa.
NcNis avons dit que, chez les animaux élevés, les neris ne jouissaient de la propriété de sentir ou d'exciter le mouvement qu'autant qu'ils remontaient sans interruption jusqu'au cerveau ou bien jusqu'à la moelle, celle-ci étant unie au cerveau. Aussi lorsqu'on vient à lier ou à couper la moelle dans le cou, le tronc et les membres deviennent aussitôt paralysés et insensibles. Une altération profonde ou la compression seule du cerveau peuvent aussi détruire toute espèce de sensation et toute manifestation de vouloir. Mais , à mesure que l'on descend vers les animaux des classes inférieures , on voit cette prédominance du cerveau sur les autres parties du sjrstème central diminuer; les sensations semblent moins se rapporter à un centre général. Dans la série même des vertébrés , il en est quelques-uns chez lesquels le cerveau a pu être enlevé tout entier, sans que les animaux cessassent de montrer par leurs mouve-*mens , qu'ils avaient encore des sensations et une volonté. On a vu des reptiles se mouvoir long-temps sans tête, ou après qu'on leur avait arraché le cœur; d'autres ont vécu et mangé après qu'on leur eût ouvert le crâne et enlevé la cervelle.
Mais bornons-nous à considérer pour le moment les animaux les plus parfaits et les plus voisins de l'homme, dans lesquels le cerveau remplit réellement l'ofi&ce d'un sensorium commun , sa présence étant absolument né* cessaire à l'intégrité des fonctions de tout le système. Dans ces animaux , les impressions produites par les corps extérieurs sur les organes se propagent jusqu'au cerveau , et c'est du cerveau que partent ensuite les ordres de la volonté. Toutes nos idées, tous nos sentimens de douleur ou de plaisir, ont pour causes immédiates les changemens d'état ou les mouvemens opérés dans ce centre nerveux par l'intermédiaire des utxfi , ^ *
( 3o6 ) AUtlv des impressions l'eçucs par les orgues cxiéricars, Ck Q*«il pas dans les oiganes extérieurs que nous sentons , mais bien dans le cerveau : les organes des set» ne servent tju'à recevoir l'aclioii des roj'ps et à la troos' mettre aux nerfs t{ui la propageut plus loiu. Aussi les mêmes idées, les uièmcs seulimeiis peuvent-ils se reproduire en nous, sans être provoqués de nouveau par des actions extérieures i il suftît pour cela que des causes intérieures fassent naître dans le cerveau des cbangemens absolument seniLl.iLlos à ceux que les premièm îinpresi^ions y, avaient dt-ierminés. C'est ce qui explique GOiuinen t d<:s liuitimesqui oui perdu les deux yeux s'iniag'meitt souvent ([u'ils voient encore ; comment ccni aai ont pei'du un bras croient quclquelois v ei>rauver uei Beiuâtî''i>s de mouvenient ou de la douleur.
Étudions maintenant la structure et la coinposilloD
féuérale du sysièmc nerveux dans les animaux vertdlés. Ce syslènie est touiours pair et par faite m eut symétrique, au moins dans les parties qiû se rapportent an toBCli d ) ' ' I 0 p uti bd' ' (S
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sider aux mouMincns instinctifs , tt que 1 on a legarde comme une sorte d'intermédiaire entre les différens sjs-
' M, de BlaEnville fRÏl àta% sjslcme» dislinole de l'aie cérébroipînal, et des paires de nei-fs pbféea jur ses côtés; le premier eslw qu'il nomme le sjsièmc nerveux central; le seeond est le syslimr gangiionnaire des appareils sensitif et lucomoienr, composé des aeih cirêbraax et spinani et des origines de ces nerts conaïdèiées comnx àtf ganglions émanés du système central
tèmes nerveux, et comme l'agent naturel des sympathies , c'est-à-dire de ces mouveméns et de ces sensations qui se produisent souvent dans des endroits du corps éloignés de ceux qui sont directement afFeclés. Il est formé de ganglions qui s'unissent deux à deux, et qui se mettent d'une part en relation par des ganglions intermédiaires avec le système cérébro-spinal ; et de l'autre, enVoyeut des filets à tous les membres, en sorte que- les meuveniens instinctifs sont dans le plus grand nombre dés cas liés aux mouveméns volontaires.
3*. Le système viscéral ^ ou système nerveux de la vie organique, composé des ganglions et dés nerfs qui président aux mouveméns de ladigestioh et de la circulation. Ce système dirige la vie organique à Tinsu de l'animal L axe cérébro-spinal comprend la moelle épinière , sorte de tronc nerveux enfermé dans le canal des vertèbres (fig. 3, pi. 27), et y encéphale y qui est son extrémité antérieure renflée en ganglions pulpeux, et contenue dans le crâne (fig* \ et 2). Dans l'espèce bumaine, Tencépliale constitue une grosse masse nerveuse de forme ovalaire et symétrique, et où l'on distingue au premier abord trois parties différentes pour la forme comme pour le volume : la moelle allongée, m y m (fig i et 2)> qui est comme la base des deux autres et leur sert d'union ■: c'càt laplus petite des trois , et elle paraît n'être que la partie antérieure de la moelle épinière qui s*est avancée dains le crâne; le cert^elet, c^c, qui recouvre la ndoelle allongée et occupe les fosses postérieures de la base du crâne : son voliune égale à peine le tiers de celui du cerveau; enfin le cen^eau proprement dit, formé de plusieurs paires de lobes ou tuDerculeik , qui précèdent le cervelet, et dont une (los hémisphères) aprÎArun développement tel qu'elle recouvre toutes les auti*es et le cervelet lui-même.
La masse encéphalique est enveloppée par trois membranes qui portent collectivement le nom de méninges. Celle qui la touche immcdiatenent, qui recouvre tout le système nerveux et pénètre dans tous ses sillons , est une membrane vasculaire très-fine , qu'on nomme la pie-mère. L'externe , qui est fibreuse , se nomme la dure^ mère^ elle est beaucoup plus épaisse, adhère aux os. du
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eréne et ne pénètre dans le cerveau que par qaelqna replis, dont un (la lenle du cervelet) sépare le cerveau mùpremenldit du ecrvelel, et un autre (la /<uu) sépare les deux grands lobes du cerveau ou les £14- mi s pfa ères, I,a membrane înteniic-diaire , i^u'on nomme arachnoUt, ftl une membrane séreuse , mmce et transparente , qui enveloppe toute la masse cérébrale sans pénétrer dam son intérieur. Une seVosité abondante sépare la dur^ pière de l'arachnoïde , dont la surface est lisse et polie.
L'encépbale. considérée dans sa composition la plut géBérsie, est formée par la moelle allongée, extrémilc antérieure de la moelle épînière , et par une série de lebes qui naissent de sa face dorsale. Ces lobes sont an nombre de quatre paires , placées à la file les unes des antres , savoir : en allant d'avant en arrière , les loie' ol/acli/s , les lobes cérébraux (ou les hémisphères) , les lohet optiques (ou les tubercules quadrijumemtx) , et les hba eiribeUeux (ou le cervelet). Dans les vertébrés des classes iaCerieures, ces différentes parties, lorsqu'elles existent Bont toutes visibles à l'extérieur, e'tant disposées, akas qu'on vient de le dire, de manière à présenter une espèce de double cbapelet ; mais dans les mammifères, quelques-uns des lobes acquièrent un développement tel qu'ils recouvrent la totalité des autres.
Dans l'homme, les loiet olfactifs , 0, o (fig. 2), improprement appelés nerfs olfactifs, sont situés au-dessous de U pallie antérieure des hémisphères ; lorsqu'on regarde le cerveau dans sa position renversée , ils paraissent couchés sur eus dans dessillons voisins et parallèles à la ligne moyenne. Les hémisphères, qui ont acquis 1( plus haut degré de développement, recouvrent touteb série des ganglions; leur niasse , qui est de forme ovale, et qui constitue k elle seule toute la face supérieure de l'encéphale, présenle des circonvolutions nombreuses, c'est-à-dire des éminences sinueuses séparées par des anfractuosités. Ces deux hémisphères se réunissent a leur hase par une large commissure n, n (fig. i) ou lame médullaire blanche, appelée corps calleux. Ils communiquent avec la partie centrale par deux pédoncules (les jambes ou cuisses du cerveau) fort gros et fort distincts, ptquiseinblenlcUe^acootinuation de la moelle allongée.
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iprès son passage au travers du pont de parole i^j qui est [a commissure aes lobes du cervelet. Ces hémisphères [X>ntiennent chacun une cavité dans leur intérieur ; ces [cavités portent le nom de ventricules Icuéraux, On voit à leur fond les deux renflemens appelés corps striés , qui }ont gris à Textérieur, et plus en arrière deux autres éminences appelées couches optiques ^ qui sont formées eoLtérieurenient de substance blanche. Entre ces derniè? res est un troisième ventricule y qui communique d'une part avec les deux ventricules antérieurs , et d'une autre part avec un quatrième ventricule situé sous le cervelet , aans la moelle allongée. Les deux couches optiques sont [réunies l'une à l'autre par des commissures de substance blanche. Toute la partie des hémisphères , qui est visible à l'extérieur , est en quelque sorte un appendice des corps striés, qui nait tout le long de leur bord externe, et , après s'être porté en bas et en dehors , se replie en haut et en dedans , de manière à recouvrir le reste de I -encéphale ^ .
qualri
tient le canal de communication entre ces ventricules. Pendant la vie fœtale , les lobes optiques ne forment d'abord quç deux tubercules distincts ; mais il se produit ensuite un sillon qui divise chaque tulx^cule en travers , en sorte qi^e leur ensemble présente alors quatre ëminences arrondies , dont les antérieures sont appelées luues et les postérieures testas. Le ceruelet est placé sous les hémisphères du cerveau , en arrière des tubercules quadrijumeaux : on y distingue deux parties latérales ^ qui sont les hémisphères ou lobes céréielleus, et i^iie par-
* Les deox hémisphères ont été considérés par des anttomiste^ comme provenant dn plissement sur elle-même d*nne memhrane, snivant laquelle les fihres cérébrales se seraient disposées ^n s'épaponis- «ymt , et qae Ton a essayé de déplisser en romp«At les adhérences de aea snr&ces intérienres. Ces. fibres proviennent des coipt striés, des couches optiqnes et des pyramides de U moeUe allongéie. Celles dont sont formées les jambes da cerveau vont se rendre ao;^ corps striée , ^ traversant les couches optique*.
t 3iï )
rte moyenne , înff'rieurc et beaucoup pins petite. La aurfarc Aa lob<'8 «'lébelleux est inarqut>e de silloni ti«»9VPi'saux peu profonds et asseï régulièrement pnral- IHeai ils monlrcnl dans leur intérieur des vainificaltoiu hhincliesr, (fig, i) qu'on appelle Varbre de vie. lis soni IIDÏS l'un ù l'auli-c par une commissure Manche v, appelée/»n( lie varole ou prolubcrance minutaire , qui formï av^lessous du cewelel une imminence transverse , ou nue •orte de crottsanten avant de la moelle alloiif^ée. Celle pfotubernDce se compose de deux ordres de fibres , disposés par plans qui alierneiit entre eux, savfiir: de fibrci transTerscs, qui se continuent d'un Inbeà l'autre, eld< libres dirigées obliquement de la moelle allonge am rourbesopliqnes. Le cervelet se rattaïUe â la moelle allongée par deux pédoncules (Ut jambes tlu. cerfelet) ; « «mtdes faisceaux Inléiaux et transverses , qui vont sW trem'èler et se confondre, avec les faisceauiL longiludi* naax <]ui se rendent au cerveau , dans une inass« commiine , formant coinnie la racine de la moelle allongée. Ebfin, cette dernière pavtîe , la moelle lUlongie, est la plus petite de toutes les narlies de l'ciicepliiile : elle se montre iiiiniodiateuieiit derrièie le pont de varole, où elle représente une sorte de bulbe cérébral. On aperçoit sur sa face inférieure trois sillons qui y forment quatre éminences appelées cniincnres prramiilaUs {ou pj-ramida luOèrieures) , et iminences olivâtres.
La moelle épinière, qur l'on peut rej^rder comme une sorte de prolongement de la moelle allongée dans le canal des vertèbrL's, est formée d'un duuble cordon de substance nerveuse, blancbe à l'extérieur, grise à l'intérieur, qui après avoir croise une partie de ses rilaniem vers son extrémité antérieure, vas'épanonirdansie cràae
four composer en se renCliint li'g divcra (ulieicules de cncépliale'. Ce sont les deux faisceaux dclaface anlé-
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rieure , qui vont former en s'entrecroisant , les pyramides antérieures } les fibres de la face postérieure vont de la même manière former les pyramides postérieures, d'où naissent les lobes du cervelet ; et celles des parties latc'raies vont former les corps olivaires , qui donnent naissance aux tubercules quadrijumeaux. Il y a dans la moelle épinière un renflement qui correspond à chaque paire de membres ''.
La seconde partie du système cérébro-spinal se corn-
tantôt par simple continnité de sabstance, tantôt par d.ts fibses transverses {commissures) continues à chaqne cordon, tantôt par des faisceaux longitadinanx {pyramides) qai s*entremélent en croisant Icnrs fibres. Les deux cordons médallaires sont intimement nnis dans l'âge adulte , et l'on n^aperçoit de traces de lear distinction qa'nn sillon longitudinal en ayant et en arrière : deux autres rainures latérales semblent en outre partager chacun de ces cordons en deux faisceaux, Tun supérieur et Tautre inférieur. Mais pendant la vie fœtale , les deux cordons ne se touchent point intérieurement , en sorte que répine est creusée dans toute sa longueur d'un canal intra-médnllaire, formé par les replis de la pie-mère qui pénètre par les sillons dont nous venons de parler. Le calibre de cette sorte de tube intérieur s'oblitère ensuite dans tons les points oh. la moelle n'offre pas de dilatation ; mais là où la moelle se dilate en renfleraens , et où s'ajoutent, ainsi que nous l'avons vu, des lobes ou tubercules médullaires, le calibre du tube intérieur persiste, et se dilate luimême en cavités appelées ventricules, La moelle épinière est composée , dans ses deux moitiés similaires , de deux substances, l'une grise , et l'antre blanche. Dans la portion que renferme le canal des vertèbres, la substance grise occupe la partie interne et latérale de chaqne cordon , en sorte qu'elle parait enveloppée presque entièrement par la substance blanche dans le cylindre total qui résulte de l'ensemble des cordons. Mais dans la portion crânienne , on les cordons médullaires se séparent pour former des ventricules , et se renversent latéralement , la substance blanche étant presque toute passée en dessous, et la grise en dessus, celle-ci doit se montrer nécessairement k découvert.
* Quant à ce qui concerne les fonctions des diverses parties de l'axe cérébro-spinal, celles des lobes olfactifs et des lobes optiques sont évidentes, d'après le rapport constant de développement de ces lobes avec les nerfs et les appareils des sens correspondans. Les lobes on hémisphères du cerveau sont évidemment aussi l'organe on le siège des facultés intellectuelles et sensitives; car le nombre et la perfection de ces facultés augmentent avec l'étendue des sorfices des hémisphères , c'est-a-dire en proportion du volume do cerve»*'
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pose d«s paires de nerfs ' qui aboutissent à la moelle alloDgce , OD , pour parler le laagngc ordiaaire , qui naissent de cette moell::; en sortant par les trous du crâoe, cl des paires de niTfs qui naissent de la moelle épinière el sortent par les trous des vertèbres. On compte onw paires de uerfs cérébraux, et trente -deux paires de nerfe spinaux.
Des onic paires cérébrales , la première ( Yolfattive), se divise en filaniens déliés qui naissent des lobes olfat^ ' lifs et traversent les trous de l'etbinoîde pour se rendre à lainembranepiluitaire : elle sert à l'odorat. La seconde paire comprend les deux nerfs optiques , qui vont s'épanouir dans l'intérieur des yeux pour former la rétine;
•I de 1d qoanlitë de i« plis, Aticdd isamiDirèrE n'a do circonialalitini ansii nombrfOBM dI aussi prurundca gae rbomme. De m^ nne If L'crrcaD «ri k danner de la snile aai iiiea , de même le «r- TcliL iPTl i xatnn de l'ensemlilD dans les momeniena de lofomotion ; la \é»loa de cet organe dclniil en effet l'éqnilibre et la coO^ I ' ditMlioo dei naaTcmeiu Tolontairu, Une bleuDie grare qn'on j ■ (Un rend iraposiible tout monTemcnl en avant, et farce rininul i
lalioD du c6lé lésé. La perte des lobes optiqnes amène celle delanif ; Ia perte des Lémiiphèrea entrains celle de U Tolilion et des sensilions. Si l'altération ne porte qne sur nn seul lobe optique , elle prodoit senlement la deslraition de la Toe dans l'œil opposé; cet eflcl croisé des lésions partielles a pareillement lien ponr les lobes cérélirani et eérébellcui i on l'a expliqué pari' entrecroisement des fibres qoi donnent naissance i chaque paire de ces loberciiles. Les filets ncrieni qui viennent do calé droit du corps se rendent an ciii gaucbe du cei^eaD, et réciproquement ; atissi on a td soavent nne blessure on nne compression opérée sur an c6lé du terreau, produire nne paralysie au côté opposé dn corps. Les physiologistes ont tu outre reconnu qne la deslrnclion des corps striés forçait l'animal > HG monroir en avant ; que la lésion des faisceaui antérieurs de li moelle anéantit le mooremcnl dans Us parlies oà se rendent les nerfs spinaux , tandis qne la lésion des faîseeani postérieurs y prodoil i» perle de la sensibilité, en sorte que ta faculté de sentir est parfaite ment distincte de celle de se mouvoir, etc.
' Un nerf est un cordon blancbilre composé de faisceani de fîbrei médollaires , et reiêtu d'une enveloppe asseï dense (névri/ème), qui parait *ire une continuation de la pie mère du cerveao , et qui pénètre dans l'intérienr du cordon , ponr former des cloisons qui sériaient les filets mèdnUtiieï hs uns des aairti.
ils naissent priinilivement des tubercules quadri jumeaux antérieurs, etvonten se contournant autour des jambes du cerveau se réunir Tun à l'autre dans la ligne moyenne. Les deux paires suivantes et la sixième servent à mou- YOir les muscles de l'œil. La cinquième paire (le trijumeau ou trifcLcial) se divise en trois branches qui se distribuent à différentes parties de la face, et dont deux appartiennent aux mâchoires (le maxillaire supérieur et le maxillaire inférieur). Une portion du maxillaire inférieur se rend à la langue sous le nom de nerf lingual. D'autres rameaux du nerf trijumeau se rendent aux autres sens spéciaux , savoir, aux organes de l'odorat, de la vue et de l'ouïe. La septième paire (ou \e facial) sert aussi à donner le mouvement aux muscles de la face. La huitième paire comprend les nerfs auditifs , qui se rendent dans rintérieur des oreilles et servent à l'ouïe. La neuvième (les glosso-pharyngiens) donne le mouvement aux muscles de la langue et du pharynx. La dixième (le nerf vague ou pneumo- gastrique) , fournit les branches qpi se distribuent jusque dans la poitrine et l'abdomen aux organes de la respiration , de la circulation et de la digestion, en communiquant avec beaucoup d'autres nerfs. La onzième (le nerf hypoglosse) donne le mouvement aux muscles sous-linguaux et de la base de la langue , qui agissent pendant la mastication et la déglutition. Le nevï sous-occipital y qui forme la douzième paire, émane en quelque sorte à la fois de la moelle allongée et de la moelle spinale.
Toutes les paires de nerfs qui viennent après , et qui sont les nerfs spinaux proprement dits , sont au nombre de trente-un , égal à celui des trous de conjugaison des vertèbres. Ilsnaissent tous de la moelle épinière par deux ordres de racines, les unes antérieures ou inférieures , et les autres postérieures ou supérieures, fig. 3, pi. a^.Lespremières conduisent seulement le mouvement (racihe.f motrices) , et les secondes le sentiment {racines sensitii^es). Celles-ci se renflent en traversant les trous de conjugaison pour former -ce qu'on appelle les ganglions inten^ertébraux , et elles se réunissent ensuite aux racines antérieures. Ces nerfs spinaux vont , en se subdivisant successivement , se distribuer à tous les muscles et à l'enve-
t Sï8) elle-inêine en lobes. Dans les oisesax, le cerTeleteslpaleillemenl formé d'ua lobe impair, pi-eaque sans lobc^ latéraux. En général, dans les ver lebi'éa ovipares, les (Ufferens lubei'cules «luI composent Teiicephale , au lieu tl'étre ks uns sur les autres, de s'eavt:lopper plus ou taoias , comme dans les niaïuiniféres , se défjageut et m «éparent de pLui en plus , et se placent à bi dlc, lu furtiiaot une sorte de double ebapelet.
II nous reste maintenant à parler du sysiùme nerveu des animaux inver(ëbrés. Nous nous bornerons à feirc conuaiire ta distribution o-e'nérnle de ce sybtèiue poui cbacuue des srandfs classa. « isions piîmairei , qnc
l'on peut é^blir dans cette ^ t de la séi-ic animale, d'après l'orgaiiisatiou interni. la formu exiérieuit;. Cbâque disposition reelletne iflereate du système uerTcux correspond loujoui'i :fiiit à un certain degré d'animalité ou à un ceitaiu j,.«n d'organisation, qui eit représenté à. L'extéi leur par le cer(aiDe forme gi:uéralc. A mesure que rou.deacci dans la série, on voit les parties centrales dn système leveuîr de omiDa en moins volumineuses ; celle qui pai sa position répond aa cerveau des vertèbres n'est guère plus grosse que les autres reiiilemens des cordons médullaires ; la substance nerveuse est moins coucenlrée dans une région particulière, et plus également distribuée entre toutes les prlies du coi-ps. Si l'on parcourt la série en remontaiu , à commencer per les êtres les plus simples , ou trouve d'abord des anunaux dans lesquels il n'y a pas de syslèine nerveux apparent, cl qui n'ont pas de formes bien déterminées (ei . : les éponges). La substance nerveuse, si elle existe, est repanilue dans tous les points du corps, ei non rassemblée eu filets. Dans tous les animaiu supérieurs, ilya toujours un système nerveux plus ou moins distinct, et auquel correspond toujours une forme déterminée : ce STStèiiie nerveux ailecle telle on telle disposition, laquelle est toujours traduite à t'extcrieur pu une certaine forme générale , et un certain atraugi^ ment des or.gafles seiisilits et locomoteurs. Ainsi , ilaus un premier groupe d'auimauA , les ganglions de la locomotion et dus sens , unis entre euxpar desCletsuervcui. »e disposent en atmeavi wi^our du coihiuenceiuent du
canal alimentaire (ou de l'œsophage) : les. organes du mouvement et des sens prennent aussi une disposition circulaire ou rayonnée : tels sont les animaux radiaires, on les zoophjrtes. Dans tous les autres animaux , le système nerveux tend à se coordonner relativement à un plan , des deux côtés duquel les organes des sens et du mouvement sont symétriquement placés : c'est le cas des animaux pairs. Mais dans un certain nombre d'entre eux , il se compose d'une partie centrale , placée au-dessus de l'œsophage , et représentant une sorte de cerveau , qui communique par des filets avec d'autres renflemens épai^s , plus de ganglions de la locomotion placés latéralement par rapport au canal intestinal : dans ce cas^ la peau de l'animal est toujours molle, et il n'y a point de squelette à l'intérieur {les mollus^ ques) fig. 4> P^* 27 • Dans un autre groupe d'animaux , il n'y a , comme dans le précédent , que le cerveau qui soit au-dessus du canal intestinal, et le système nerveux de la locomotion consiste en un double cordon noueux , rampant sous le canal intestinal dans la ligne moyenne, et des ganglions duquel partent tous les nerfs ffig. 5^ pi. 27). Le corps de ces animaux est toujours aivisé en anneaux , qui correspondent chacun à un renflement du cordon médullaire (les animaux articulés). Vient ensuite le groupe des animaux vertébrés , dans lequel le système nerveux de la locomotion et des ^ sens s'étend pareillement dans la ligue moyenne , mais* toujours au-dessus du canal intestinal, sous la forme d'un cordon médullaire , constamment renfermé dans un étui osseux. On voit par ce qui précède que l'on peut reconnaître dans le règne animal cinq types principaux , fondés sur des dispositions diverses du système nerveux , toujours traduites extérieurement par la forme générale du corps , ou par certaines dispositions correspondantes dans les organes des sens et du mouvement, i^ Tjrpe des animaux irréguliers ^ sans forme déterminée : système nerveux non distinct. 2" Type des animaux rayonnes : système nerveux, quand il est distinct , disposé circulairement autour du canal intestinal; forme radiaire; 3** Type des animaux mollusques : système nerveux de la
vie BoUnale, place des deux râles du canal intestinal, Ibrmebinaire ou syiDL-lriquepai' rapporta u» plaujpeaa inolle ; point de parties durt^s servant à la locomolioD; 4* Tj-pekej animaux articulés !syslhtae nerveux inférifut au caaal inttrstiaali forme binaire ; torps articulé «ttériearement; parties dures de Tappareil locomoteur placées en dehors, les muscles en dedans; 5" lype de.< animaux vertébrés : s^slÈme nerveux supérieur au caaal intestina) i forme binaire ; squelette à l'Intérieur.