‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 80 sur 89 · TROISIÈME GRANDE DIVISION DU RÈGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

TROISIÈME GRANDE DIVISION DU RÈGNE ANIMAL

LES AKIKAUX AHTIOtri.ES '.

Animaux pairs, symétriques, dontle corps etlesappendices sont recouverts d'une enveloppe alternativement pliis dure et plus molle , ce qui la rend flexible par interalliés et la divise en un certain nombre de segmens ou articles en jforme d'anneaux. Les muscles sont toujours situés en dedans des parties dures ; celles-ci , qui sont de nature cornée , appartiennent à la peau. Les membres , quand il y en a , sont au nombre de plus de quatre ; les mâchoires , quand elles existent , sont toujours latérales; elles se meuvent de côté et non de naut en bas comme dans les animaux vertébrés. Le système nerveux de la locomotion consiste en un double cordon noueux i inférieur au canal intestinal , c'est-àdire en une série de ganglions situés dans la ligne médiane j réunis entre eux par des filets intermédiaires , et •en aussi grand nombre que celui des anneaux du corps. Le plumier ganglion qui représente le cerveau est seul ylacé du côte du dos au-dessus de l'œsophage , et se joint aux aauiccspar deux filets qui embrassent ce canal comme HO' QoUier. Le tube digestif est toujours étendu d'une extrémité à l'autre du corps de l'animal , et pourvu de ses deux orifices (bouche et anus) ; l'appareil circulatoire existe rarement d'une manière complète; celui de la res-

Î>iration varie beaucoup dans sa disposition , que uiodiie nécessairement l'état du précédent ; il consiste tantôt ea* branchies, et alors il reste extérieur; tantôt en tubes ou vaisseaux aériens {trœJiées) , qui s'enfoncent dans l'intérieur dux:oi7)sen s'y ramifiant, pour aller chercher le fluide nourricier dont tous les organes sont imbibés ; ces trachées sont soutenues par des-fifs élastiques de cou- ■ ï . '

' .PlwMeiirt natQi'alttleft placent eetto division du règncf animal M[»||t|otlb des BioUutq,yç8|| iiBmfdUte*imt:aprèf cdJe des Tcrtébrét.

lcuc«rRfDlée;ets'ouvrent aodeliors par deri trou nont- . ui^ Mgmate* pUcés aux cù;ès du corps.

Il cxisic de granilcs dilTurenccs entre les aniuiaui aiùcuUs soua le l'ahport de U forint: génôralc du corps.! différeBccR qot UcDiient au uoinbre et à la simililuilf plus ou inoins {çrande des anneaux qui le composcnl;: la rfuiiion de ces auueaux eu groupes plus ou moi^' JUlinctfl pour former une lète , un thorax , uu aMoluen 1 à la nature , au nombre et à la coi» binai son île appcn4^tcs uu( s'y ajoutent. Ou peut dire en géaéni ; que plus l'anunal ustpbcé bas dans la série desaiticuléii , plus son cor)js s'allonge cl prend l'apparence Ternil'orine , et en même temps nioius tl y a de fixité' àaos 1< uotnbre det anneaux , de dtsiemblaucc emlra uni etdi coRiplication dan$ leuia appendJccsj Au contraire, pts) ou s'élÈve dant la série et plus la forme de l'animal s'eloignc de ccUe dont nous venons de parler; son corp l ist plus coui'tisesauncauxi'ont moins nombreux et uoiit I iMiuorpnei ,.eti| s'y ajoute plu» d'appendices pourle^i^'l vases foncliona d^ la locomotion, de la sensibilité etdc 1 la respiration. Aussi les caractères des subdivisions Jin^ ' Le groupe des animaux artitules sont-ils lires de la foinv générale du corps , et de la disposition des appendices.

Le nom d'appendice s'applique â l'ensemble des parties qui s'ajoutent syméliiquenient sur les côtés du tronr d'un animal quelconque. Dans les articulés , il peuls'ijouter à un aiiueau trois parties différenies ou trois Bo^ tes d'appendice servant ciuicune à une fonction parliculiérc, savoir : un appendice pour la locomotion (pieHsoa mâchoires) ; un appendice pour Itt rcspii'atinn (&rancliiei ou trachées) ; un appendice pour la sensibilité (rf^ux, antennes, cirrhes lenlaculaires). Ces trois parties peuvent f: trouver réunies sur le même anneau , ou bien il peut n'j uu avoir que deux , ou une seule. Les pieds sont tantoi enferme de soies raides, implantées dans la peau , tanidt ils sont composés de plusieurs pièces cornées et articulées entre «liés , savoir ; d'une bancbe, d'une cuisse, d'une jambeetd'un pied, qu'onappellewrjs, forméluiinème de plusieurs petits articles. Les antennes sont des espèce* de cornes aïticalée» et uwbiles en tous sens, placées au devant de la tête , <t trè»-vanée9 par la forme :

ce sont des organes d'un toucher ti^ës-délicat j ou , sui^ vant quelques zoologistes , des organes d'olfaction ; elles sont cylindriques, ou filiformes (fig. 6^ pi. 43), ou en chapelet ( fig* 4) 9 ^^ uiassue solide ( fig. 3 ) ^ ou lamelleuse (fig. 5), etc. Les mâchoires sont des pièces cornées disposées par paires latérales sur les côtés de la tête, et servant à ta mastication ou à la préhension des aUmens ; il j en a le plus ordinairement deux paires , dont la supérieure , plus forte , constitue les mandibules , et Tautre retîient le nom de mâchoires» D'autres pièces, qui couvrent les mâchoires ep ayant et en arrière , portent le nom de lèvres) la lèvre supérieure s'a])pelle plus particulièrement labre \ la lèvre inférieure, ou lèvre proprement dite, porte le plus souvent deux filets articulés qui ressemblent à de petites antennes, et qu'on nomme palpes ou antennules. Les deux mâchoires ont aussi deux filameus de cette espèce ^ . Les palpes paraissent servir à l'animal pour reconnaître ses alimens. Dans les efl|)èces qui se nourrissent de substances solides , les pièces iatéirales de la bouche font réellement l'office de mâchoires ; mais dans celles qui ne prennent que des alimens fluides , toutes les parties de l'appareil buccal se m<>difient et se présentent sous trois formes générales, sous celle d'un tube articulé servant de gaine à un suçoir, et se recourbant sous le corps (bec); sous la forme d'une trompe charnue , inarticulée , terminée par deux lèvres , et renfermant un suçoir {trompe) ; sous celle d'un suçoir nu , filiforme , divisé en deux pièces , et roulé en spirale sur lui-même (langue). Les ailes qui servent à la locomotion d'un grand nombre d'insectes sont des appendices membraneux parcourus par de nombreuses nervures, que l'on considèi'e comme aes trachées aériennes. Ua grand nombre d'animaux articulés subissent des métamorphoses plus ou moins nombreuses ou complètes, s'est-i-dire qu'ils ne naissent pas avec la forme qu'ils

* La fi^. 7, pi. 43 , représente une tète d*insecte, montrant les janx, lea antennes, les mandibules et les palpes maxillaires et la-. Ikîaoz. La 6g. 8 représente les organes de la bonite du carabe , que l'on ToSt fig. a; a, a sont les mandibules ; ^, 6 les mâchoires propre» BCfit dites f portant des palpes; o la lèvre inférieure avec ses pelpes.

«Ic^vcnl «Toir un joar , mais passent sufcessÎTeineiil |« diffifrenïi'lalsavnnld'aiTivcràrétaladulie ou parfait,^ e»t celui iJans lequel ils re.ssembleiilà leur luère eipeuTsI K reproduire. Ces c lato successifs ne sont que des (W embryonnaires, ouiles degrés anéies du developpeine*, i\ue RubÎKsetit {généralement les aiiiiuaux pendant la;* l'iode de leur rie fœtale.

Les animaux articulés se subdivisent d'après leuR Humes principales et d'après la nalure de leur i-espiTadm et de leur circulation, en cinq classes, qui sont ;1« *Djtcn:<inES, les insectes, les hybupodes, lescBusTicQ. elles AMneuDEi.

PREMIÈRE CL.\S5F.. LES ARAGIOinES.

Animaux articules , sans antennes ni branchies , aitl la lato et le lliorax réunis en une seule pièce , de (m ronde oa carrée , qui porte les pâlies (ordinaireisenia nombre de huit), et un abdomeu distinct sans app diMS locomoteurs , qui en eénérsl est mou et fixe ran par nue espèce de pédictile. I^ni- ti3te prese

irc et la siltiation. Leurs pattes soitlIiïS'i minées par deux crocbcls. Leurs or^ane)| lie respiration sont des poumons, ou desimpies iraclites: sous leur vcnlre sont les ouvertures ou stigmalcj, t|ti conduisent à ces trachées ou aux sacs pulmonaires, l'-' ont un système nerveux moins uniforiiie que les aiUiS animaux ai ticulés , des organes salivaîres , uu cnn:il il testinal complet, une circulation également compU avec un co^ur simple, aiitreineDtplacé que cliez lespoi sons, se trouvant dans l'abdomen au—dessus du csaL intestinal , et recevant le sang qui a respire dans les poumons pour le renvoyer aux parties. Ils ont aussi des vii'leaiLL oiliaire.1, flottant dans l'abdomen et coitmmniqu^ifl' avec le canal intestinal : ces vaisseaux remplacent, clic les articulés , le loie des animaux supérieurs. L'anu^ei' toujours à l'extrémité postérieure, ou sont aussi les filières , ou les instrumens qui servent à filer des soies , quand l'animal en est pourvu- Les sexes sont toujom-s séparé*. et la giiiiûratioii est ovipare. La plupart des aracLcid»

ir,

sont carnivores. Les unes sont parasites , et'OQtla boache

^orgauise'e en suçoir; les autres, qui mènent une vie errante, ; l'ont- e!ntourée d'organes masticateurs. Eiles se divisent

' .^n deux ordres : les pulmonaibes, qui ont des poumons , et six à huit yeux lisses ; et les traghi&ennzs , qui n'ont

^ qUe des trachées, et au plus quatre yeux lisses. Celles-ci , outre la dilTérence qui existe dans les organes respiratoires , .ont en même temps le système de la circulation moins complet.

\ Les pulmonaires se partagent en deux familles : lesyS/ew- •«AT, qui filent des soies et fabriquent des toiles ; et les pédi-

^ palpes , qui sont sans filières , et ont des palpes en forme de pinces. A la première famille appartiennent les araignées (fîg. 1 , pi. 42) , dont les mandibules ont des palpes ^u crochet , et dont l'abdomen est ovale et sans queue ;

V ce sont des animaux très-a'uels , qui n'épargnent pas

liiqme leur propre espèce. Ils ont sous l'anus de petits

■inï^melons, doù ils tirent des fils de soie d'une ténuité

.e;&(rcme avec lesquels ils fabriquent des cocons pour ren-

jCermer leurs œufs; ou des toiles d'un tissu plus ou moins

serré , et qui sont autant de pièges pour les insectes dont iJd se nourrissent. Ces- fils rassemblés en flocons blancs 'C|ui voUigent dans Tarrière-saison, et qu'on nomme vul- .gaii'ement fils de la vierge , ceux que l'on voit en grande y Abondance croisant les sillons des terres labourées quand ils aont éclaires par les rayons du soleil , sont produits par diverses araignées. La plupart des espèces sont plus ou iitoins veohnéuses. On les distribue en |)lusicurs groupes,

Iparmî lesquels nous .citerons : les mygales y qui sont grosses presque comme le poing , et qui sont connues en Amérique sous le nom i}i araignées crabes, — Les araignées tendeusesy qui au lieu d'aller a la recherche de leur nourriture, tendentdes toiles pour surprendre leur proie: les unes fabriquent une grande toile à la partie supérieure de laquelle est un tube où elles se tiennent sans faire de mouvement ; d'autres se construisent des roseaux composés de cercles concentriques , croisés par des rayons droits, et d'autres enfin des reseaux ir réguliers. Il en est qui sont a(|uatiqucs, et vivent dans les eaux dor-» mantes , où elles se préparent pour leur retraite une coque ovale rempUe d air , qui est attachée par des fils aux

|iiUtiU> <1>Uiiict.— t-CKtim^mM cAfujviiMcr, qmjWQW! MMfvhur eii louileiups, ctse tiennent tranquilles mit' i«w4Mtt leur proie. In pieds étendus ItorizoulaleoitU — Lu* araigneci iiagabcnda , qui gucttem leur proii^ MiaUiit «ur elle on 1« Baisisseut d la course. A b secano buitUv apiMrlîi^anent : les tareniules, qui Itabiient Ir |My* nicridioiiaux , et doiit la raoï-sure passait jadis pw irâ^-danfcereuite. — Les scorpions ( fig. a) ijiii M' <î« paliiei iri-ç-lonys ti (ertutués en place, ce qui!» (luuiie i|Ut!li)ui.- russe iiibUn ce de forme avec les étrens-i M»i tour nbdoiiten est Icrmiiid par un« queue nouew arcnéi' d'un aii^uitlou , dont la piqûre produit des sâr ■letif gMVfs, inéiue <\\ez l'iiinntne. (,es animau' ■" contuiut» daii5 le midi de la France. Ils vivcut è \k» , et Ne tieDiient à terre sous les pierres : ils coum avec rapidité eti relevant leur queue.

'Le» arachnides tracliéennss se parlaient en un cfrlù iiMnbrC'de tribus, paraû lesquelles on distingue les /li* itutgieiu i:x\e&inilei<Macariehs,qfi\ ont le thorax etl'at «loNDcn rtkiitis en une seule masoe. — Aux T)halaBgien9i rn|)porlentlcs^(KAcio-/ îles murailles (Bp. 3) , retiiarqiu lilcapnr lal"iif,'iii'ur de leurs pâlies, qui leinuiint enwn long-temps après qu'où les a Beparees du corps, et Iwc ron/. Les miles sont des arachnides en générât lrès-peli<^< etpresque microscopiques; les unes soiit errantes et vitcDi. sous les pici'i'cs , dans In terre, d'ans l'eau , ou bitm'^ le fromage et nos aliiiicHs; les autres sont parasites et» rencontrentquelquefois sur In peau ou dans la ciiairdo .-ininiBux. Kx. : la mite du fromage , la mite des oisea>i<> la tique du chien et du bœuf, l'hydrachnt'e, quiestaqU' liquc et nage en tournoyant , etc.

SECONDE CIASSG, LES raSECTES.

Animaux pourvus de pieds articulés , au nombre <1' six , respirant par de simples trachées , et dont le con« *e divise en trois parties distincti's, tête, tliorax etal>" domen ( Voy. fig. i , pi. 43)' . La tête supporte deux yeiu

' a (fig. i) «t 11 \ktt porunt Ici aiittanta; f le premier idikM Ju tboru poTlinth première paire de piad) ; e 1* jDcon dKiuK>nJ<

composa, et en outre quelquefois des yeux lisses , toujours des antennes ; le thorax donne attache aux pattes, et aux ailes quand il y en a : la forme de celles-ci varie, ^t le nombre n'en dépasse jamais quatre; l'abdomen a ^ft anneaux percés de stigmates ; le dernier est modifié lour diflférens usages , et terminé souvent par des instruliens de forme diverse , telles que crochets , tarières , ig^uiUons> pinces, scies, filières, etc. Il n'y a ches les nsectés ni poumons , ni branchies. Le fluide nourricier l'est. point soumis à une véritable circulation , mais à un impie déplacement : il baigne tous les organes , et les fténètre par imbibition. Il n'y a ni cœur ni vaisseaux iroprement dits ; cependant il exisle un vaisseau dorai 9 que l'on regarde comme un cœur riuiim en taire, Iuoiqu'on n'ait vu aucune branche en sortir ni s'y renre.

Lies sexes sont séparés ; la génération est ovipare. Ces tnimaux n'engendrent qu'une seule fois en leur vie. Le ettuc sujet , après sa sortie de l'œuf, subit le plus souvent des métamorphoses. Les insectes qui ont des ailes ne les prennent qu'à un certain âge ; ils passent souvent par Icux formes difTérenles avant de prendre celle d'insecte Eiîlé. Leur premier état se nomme lai^e , s'ils ont alors L'aspect d'un ver, presque entièrement dépourvu de pattes , ou clienille, s ils ont des pattes très- courtes, placées les unes aux premiers anneaux qui suivent la tête , les aatres aux derniers anneaux (fig. o, 4» 5, pi. 44)* ^^^ ^^^^ ves subissent différentes mues , c'est-à-dire changent plusieurs fois de peau avant de passer au second état, qui est celui de nymphe ou de chrysalide ; c'est un état a'immobilité et de mort apparente dans lequel l'animal présente toutes les parties de l'insecte parfait, contractées et comme emmaillotées par le tégument transparent qui les recouvre (fig. 1). Beaucoup de larves, avant de

thorax portant la première paire d'ailes et la aeeonde paire de pieds ; 4t le troisième anneaa da thorax portant la seconde paire d*ailes at la troisième paire de pieds; e est Tabdomen, qai résalte en général de Tassemhbge de hait à dix anneaax. Chacnn des anneaux da corps d*iui insecte est formé Ini-mème d'an certain nombre de pièees, ph» OB moins distinctes, on confondues entre elles.

fMSBcr k IVtfti ée nymjtlie , se préparent , av« iefVii ruHis qu'elles réuuisseut, ou avec de la soie qu'etlexci rent de loir inléiicur, un abrï ou uix? coc|iieoù elb<| retifcrmnit (fig, a et 5). Ces nymphes ne prefinetilTH de nourrilure; après un lcmi>s quelconque , tlouttidi' rC-c Tarie selou les espèces et la saison , la nTinpbciii fend, et tl en soft nu iniecte pai-fait, pourvu d'silu'i' «a ^tatdr produire. Tous les insectes ne passent pufj CCS troi» états. Ceux qui n'on: point d'ailes sorleai ptt^f que tous lie l'œuf avec la forme qu'ils doivent loujouitj garder : on les a|>pi!lc insectes sans mélamorp/ioses. PuBJ ceux qui oui des ailes , un grand nombre ne sabil d'i»i ire clianecmeot €)ue de les recevoir ; on les nomineii-: (ccics à Jr/nt-mëlaniorphotet. Leur larve ressemble àlV i cectc parfait à l'exEeption seuleuient des -ailiM qiiilxii manquent tout-ù-fait (fig. 6). Leur nyiiiplie pTMenbl •culGinenldcsinoi;>non3 0udesrudiiiicnsdc ces organdi Les iuKctes composent la cttisse la plus nonibreiBl duri^ne animal, et l'une des plus intéressamcïp>i larkriét^ des famés, la i-ichesse deff< couleurs etwl tout les mœurs elles instincis propres à cluique espti' 1 On ne k's ii subdivises que d'après les caratlèrcs i]u'i" montrent dans L'état parfait. Ceux de ces caractéics qi 1 servent ù établir ks principales subdivisions sont liii-l des ailes, de la bouche, des pattes et des antennes. <■'>] a partagé la classe des insectes en huit ordres , quisoU'l les coiéoplères, les orlhopières , lia ncvropiéres , les Aj*"! noplères, les hémiplcreSf les Icpii/oplères, les dipiéra clb I aplércj.

L'ordre h; plus nombreux est celui des co!e'optirr«. qui sont des insectes pourvus de mâchoires , à quatre tiles différentes, dont les deux supérieures sont en forme d'étuis cornés (élflres), et les deux inféiieiircs metnlifincuses et repliées en travers sous les précédentes dam

l'étal de repos (fig, i , pi. 43J. Leur lele olfre dr --

tenncs de formes irès-variées , dont le nombre d des est de dix nu ouïe; leur larve est vcmiifoim. six paiLes eourtei et une léte écailleuse; leur nyinplx

•Ht immobile. Les genres nombreux de cet ordre ont été lartage's en quatre sections , d'après le nombre des arti* les aont se composent les tarses ou les parties des pieds orrespondantes aux doigts. Ceux d'une même section int été ensuite distribués en familles d'après des carac- .ères tirés des parties de la bouche , de la forme des an- .ennes et de la grandeur des élytres.

Section première. Les pentamères, ou ceux qui ont cinq articles à tous les tarses. On les partage en six familles. -* Première famille : les carnassiers, à six palpes et à intennes filiformes. Principaux genres : les carabes (fig. 2, pi. 43) > à mâchoires en crochet ; plusieurs espèces lan- :ent par l'anus > lorsqu'elles sont en danger , une liqueur acre et caustique ; les cicindèles , dont la plupart brillent de belles couleurs métalliques , et qui ont des yeux sail* lans , une tête large et un corselet ti'ès-étroit ; les djrlis" gués, qui sont a([uatiques et plongeurs, ont les tarses aplatis en nageoires , et les antennes en soie ; les gyrins on tourniquets , autres espèces aquatiques que l'on voit sans cesse nager en tournoyant à la surface de Teau. — Deuxième famille : les coléoptères à élytres plus courts que l'abdomen , et à antennes en chapelet. Principaux ccnres : les stapkylins, insectes qui ont Thabitude^de relever en marchant les derniers anneaux du ventre , et d'en faire sortir deux vésicules d'où s'échappe une vapeur otlorante. — Troisième famille : les coléoptères à quatre palpes, et à antennes filiformes. Principaux genres : les buprestes ou richards, ainsi nommés à cause de la beauté et de Téclat de leurs couleurs ; ils ont des antenues courtes , la tête à moitié enfoncée dans le corselet , et le corps ovale ; les taupins (ou scarabées à ressort)^ qui ont Vhabitude de sauter lorsqu'on les met sur le dos, jusqu'à ce qu'ils retombent sur leurs pieds ; les lampyres à élytres flexibles, qui ont la propriété de luire pendant la nuit , et dont plusieurs femelles privées d*ailes sont connues sous le nom de vers luisans (fig. 9 , pi. ^4)» ^^^ ^rillettes, dont les larves vivent dans le bois , qu'elles percent dans tous les sens et rendent vermoulu. Le petit bruit comparable au battement d'une montre , que nous entendons fréquemment dans les appartemens boisés , «st produit par des vriliettes. Le mâle et la femelle s'ap-

l'i^wrai et se répowli jte.ars reprises avec ) lljpnt placés; les limebois, qui OUt le coi-ps pfCsquc linùur, I ^Us^lytfcs dcuililes, et dont les larves roKgeut labLiil I ^ clièae et de snpiu et les réduisent en poussièiel'^uatrième famille : les coléoplères à quatre pnliMstii Laotennes eu massue. Principaux genres : les ufarki, psetiti insectes à tcti! cutbacée dans le corselet, et» rvlon trouve daus lus matières les plus dego û tantes i lo B ^crophores ou entcrrcurs, ainsi uoiiimcs parce qu'ibocl I Tinstinct d'enfouir les cadavres de quelques petit» qiU' vArupèdes après y avoir déposé leurs œufs, a6aqa«lii [Jsrt'ea qui doivent en naître y trouvent leur nourtiigr \fgflitrmeiiei, qui vivent de matiècesaniuiales dessêtb».

«dont les larves rongeul les pelli;teries el détriiisal. longue les collections de zoologie ; les hfdrophiltJ,(ft I JÔdI les insectes les plus grauds de l'Europe ) leur o* I ^ur est d'un btuit-noir très-luisant- ilsenveloppenlliw) r £ufs dan? des cocous de soie qui ilotlent sur Vea.- P îlinquiènie famille : les coléoptères à quatre palfcitli ' Mteaues en massue lamellcusc. Principaux gcnraik scarabées, dont les niiUes ontsouveiit des proéin!neQO.'i en forme de corne ou d'épine sur la tête ou suiI^'a- Kleti les bousiers, qui se l'approchent des précédente dont une espèce (le bousier sacré) i-tait adoié des Ég^f liens ; ils enfermeut leurs œufs daus des boules de Ëeii'i ot les fonl rouler avec les pieds de derrière jusqu'; qu'ils ont préparé pour les recevoir; les hannetons lôlonthej, qui vivent de feuilles; les cétaines, remarqiubie par la richesse et la variété de leurs couleur: mangent la poussière des étamincs ; les lucanes folans, dont les mâles ont des mandibules tvësarquécs et dentées , repré^entaut les corues des animiic

Section de uxiènic. Les lUléromircs ou colc'optèves i(0 ■rticlesauxtarsesdedevanl.etquatreà ccuxdederrici' Principaux genres : les /éwArioru, insectes à élytres Joo qui fuient la lumière, et dont les larves se uourrisseatij iariiie; les blaps , qui ont les cl v très soudi

point; les caatharides (â^. 8, pi. 44) • ^ui oitt la tète bce.et toi ' ... . . .

t tombant au-devant d'un corselet carré , dt)i

aes droites eu forme de fils , et des élylres mous et ibles; elles ont la propriété de faire lever l'épiderme la peau des animaux quand on les applique sur cet ane ; aussi les emploie- t-ou comme vésicatoires. iection troisième. Les télramèrcs^ ou les coléoptères . ont quatre articles à tous les tarses. Tous se nouricnt de substances végétales. Principaux genres : les 'rançons^ qui ont des antennes en massue , insérées sur 3 sorte <le trompe , produite par le prolongement anieur de la tête , et dont les larves dépourvues de pieds âsionnent des dégâts considérables en attaquant le . Le petit ver blanc et sans pattes, qu'on trouve is les noisettes , est la larVe d'une espèce de charan- I. — Les capricornes (Og. i , pi. 45), insectes remarquais parleurs longues antennes en forme de soie, et cfont corselet rond est armé d'épines ; leurs larves vivent is le bois ; presque toutes les espèces sont ornées de les couleurs , et meuvent leurs antennes avec vivacité* Les cassides ^ qui ont le corps bombé et en général i^laire ^ et les antennes filiformes ; elles se nourrissent feuilles.

Section quatrième. Les irimères ou les coléoptères oui t trois articles à tous les tarses. Principal genre : les xinelles, petits insectes à corps hémisphérique, orné jolies couleurs , que l'on connaît vulgairement sous le m de è^tes à Dieu, Quand on les touche, ils font sor*»* de leur corselet une goutte d'une humeur jaunâtre orante ; ils sont carnassiers et vivent principalement pucerons.

DEUXIÈME OBDABy leS ORTHOPTÀEES.

Insectes pourvus de mâchoires, ayant des élj^tres mous des ailes plissécslongitudinalenient en éventail (6g. 2» ^6), ne subissant que des demi-métamoi7)hoses. Tous Qt terrestres , et le ])lus grand nombre se nourrit de intes vivantes ; les uns ont tous les pieds semblables et opres à la course (les coureurs) ; les autres ont les pieds 'Stérieui'S très-longs et disposés pour le saut (les sauirs). Parmi les premiers , nous citerons comme genres incipaux : Xesjorficules ou perce^reiiles y ainsi nommés

parce qu*on leur attribuait mal à propos l'instinct de s'ù* sinuer dans les oreilles. Ils ont trois articles aux tar» et Tabdoinen terminé par deax crochets en forme det6 nailles. — Les blattes, qui ont cinq articles aux tarses , le corps ovale ou orbiculaire , aplati , se ticmtis: dans robscurité , courent avec une vitesse extrême, t: t'introduisent dans les habitations pour y dévorer lat rine et autres provisions. — Les mantes ^ qui ontlcwtelct étroit et allongé , ressemblent un peu aux saQt^ relies , mais ne peuvent sauter : elles ont une déinarcl: fort singulière. — Les spectres, dont les élytres sontlrt courts , le corps effilé et très-allongé : et dont les appr. dices sont composés d'articles comprimés comme è feuilles ; ce sont de grands insectes d'une forme eitftmement bizarre. — Parmi les orthoptères sauteurs, d0b citerons : les sauterelles (fig. a), qui ont les élvtresetb ailes en toit, de longues antennes en forme de soie.: quatre articles aux tarses. — Les criquets , qui ont pi reillement les ailes en toit , mais seulement trots aitk^' aaxtarses, émigrenten bandes si nombreuses que, coirk des nuées, ils obscurcissent le soleil. Ces redoutab': essaims portent la désolation dans les contrées qu'ils iversent : ils dévorent tout, et souvent leurs cadavresfectentrair. — Les^r///o/ï.f, quiont les ailes liorizonta! et dont une espèce, le m-c/7 domestique, habiteriutcri des maisons, et de préférence les lieux où régne uneti leur habituelle. Les mâles de ces derniers genres p:duisent, par le frottement de leurs cuisses et de k élytres , un son aigre et monotone , que Ton nomme vgairement leur cliant; une autre espèce, la courtiliër ou taupe-grillon, vit dans la terre et occasionne degrJ^ dégâts en creusant des chemins à la manière des tau[N et en coupant les racines de toutes les plantes qui S' ] posent à leur marche. Ses pattes antérieures sont hr:l et propres à fouir , et ses yeux lisses sont très-biiUii^

TAOISIÈAfE OHDRS, leS SÉTROPTàBSS.

Insectes pourvus de mâchoires , ayant quatre lilf membraneuses réticulées (ou avec des nervureioivi seau) , et ua abdomeu sans aiguillon. Larves à nx pif

, différentes de l'insecte parfait. Les uns ont les aunes en forme d'alêne ; les autres les ont en forme de de soie. Parmi les premiers, les principaux genres t : les libellules on demoiselles {^g, 3, pi. 4^), insectes îles allonge'es , semblables à de la gaze, qui voltigent rc rapidité dans les lieux bumides, où elles font la ^se aux moucbes. — Les éphémères y ainsi nommées ause de la brièveté de leur vie , à partir du moment elles prennent des ailes ; elles passent un ou deux ( sous l'eau comme larves et nympbes. Ces insectes ont ; antennes courtes, les ailes supérieures toujours éta*s et beaucoup plus longues que les inférieures , et bdomen terminé par deux ou trois filets. Ils passent ordinairement en troupes nombreuses au bord s rivières , vers le coucher du soleil , dans les beaux 1rs de la saison chaude ; ils tombent quelquefois sur sol en si grande abondance que les paysans les ramas- Lt par charretées pour fumer les terres. Parmi les né* iptères à antennes filiformes , les principaux genres it : \es fourmilions^ qui ont des antennes terminées en aton , des ailes semblables à celles des libellules et iposées en toit : ce sont des insectes célèbres par l'instrie de leur larve , qui se creuse dans le sable un enmoir, au fond duquel elle se cache pour saisir les intcs qui tombent dans ce précipice. — Les termites ou irmis blanches , insectes de la zone torride , qui viit en sociétés nombreuses dans des galeries très-étenes qu'ils se creusent sous terre. — "Les friganes , dont larves sont aquatiques et se construisent des demeu- \ portatives en forme de fourreaux (fig. 5, pi. 44 )> irs ailes se reploient sur le dos dans 1 état ae repos, i les voit quelquefois par milliers voler au-dessus d«ft ax tranquilles.

QUATRlàMB ORDRE, leS HTMSKOPTàRKft.

Insectes pourvus de mâchoires , à quatre ailes, memaneuses , veinées et non réticulées (fîg. 4 9 pL 4^) ; les rvures sont principalement en long ; les ailes inférieures Qt plus courtes , et sont accrochées le plus souvent aux périeuresy dont elles suivent le mouvement. Leurs £&-

me tarière ou mit-J iioses complétait

( 4î8 ) Jnellesoni l'abdomen terimné par une f uillou. Ils fiubissciit des tnciatnorpiioses plupart des larves sont sans pieds ; mais quelqoes-u ^ont pourvues de sîk ou d'un plus giand nontbnik^

[ ifis; lorst|u'eULS ne peuvent aller olierclior elles- ' leurnoiuriture, la mère les dépose (aniûlauniil matières aux dcpens desquelles elles doivent vin

I i&t daue des espèces de nids, où leurs aliinensli régulièrement apportes. Dans l'clat parfait, k^Lvonoptèies vivent presque tous sur les fleurs ; et pli ibrment des sociéLcs dont les travaux s'exèi ' commun et arec nu ordre admirahle. Parmi jont les plus remarquables par leurs mceurs , c guc:les mouches àicie, qui ou tune tarière denieecoae une scie, avec laquelle elles font des ir des arbres, pour placer leurs œujs det Miauins , qui ont des antennes longues, composées^i moins seize articles , et continuellement en moaietxi et qui déposeutleursceufsdansle corps d'autres ioxte principalement des clienilles et des chrysalides. -i^ eynip.t, qui pioituiseut, par des piqûres, leagilb' cxcroissaaces des plantes , telles que le bédcguar h* ■ier , la noîs de galle du chêne , etc. — Les cA/jiii,i^ le disputent aux pierres préclcusea par l'cdat tleU couleurs. — Les/oivnùs, qui viveat en sociétés, MM ■ées de trois sortes d'individus , de mâles etdefuaol ponrvus de longues ailes, et de neutres qui d'cuC jwint (lu tout. Ces deux dernières sortes ont dmùn -Ions piquans et rétracttles. Les neutres seuls trariiM ils creuseiitU fourmilUère, et nourrissent les Urrrsi. femelles n'y resteot que pour la ponte; elles ''n ■ ainsi que les mâles , dès que ceux-ci oot acquis 1- . — Les spliex, insectes fouisseurSi <pii creusmi ■■ dans la terre pour y placer Icun " "

fouir avec eux le cadavre de -itxit . pnw'

vir de pâture à la larve qui d< qui vivent en Kocicté, et c< rayons suspendus par des pi )tàle analogue a celle du ca cune femelle , «.

■tdesneulrt.

'tdent lenr mère à agrandir [son onvrage , et à nourrir %s petits qui éclosent ensuite. Ce n'est qu'en automne Si*on trouve des mâles dans le guêpier ; ceux-ci ne prentcnt aucune part au travail. Les mâles et les neutres pci.9sent pendant l'hiver , et il ne reste que quelques fenelles pour propager l'espèce. — Les abeilles, qui vivent missi en sociétés nombreuses , dont chacune est compose d'une femelle unique ( la reine ) , de mâles appelés Irélons ou faux-hourdons ^ et d'individus neutres ou tbeilles ouvrières^ charge'es de tout le travail et de l'édu- :ation des larves. Elles se reconnaissent à la longue rompe qui leur sert à sucer le suc des fleurs ; elles ont \Tk aiguillon rétractile, qui blesse douloureusement. Tout le monde sait qu'elles se construisent des demeures Dartagées en cellules régulières , dont la matière est la zire^ et dans lesquelles elles déposent les larves et le miel qui doit les nourrir. Au genre des abeilles appartiennent des espèces velues, auxquelles on donne le nom de bourdons,

GIHQUIÈME ORDRE, leS HEMIPTÈARS.

Insectes sans mâchoires , pourvus d'un bec aigu , recourbé sous la poitrine , servant de gaine à un suçoir composé de trois soies ; ils ont quatre ailes, dont les deux supérieures sont des élytres à moitié membraneux , ou des ailes entièrement membraneuses et semblables aux inférieures , mais plus grandes et plus fortes. Tous sont à demi métamorphoses. Principaux eenres : les punaises^ qui ont des antennes en forme de filou de soie, un corps aplati , un bec naissant du front , et trois articles aux tarses ; on distingue parmi elles les punaises des bois , qui répandent une odeur très-désagréable; les réduves, les punaises des lits , qui sont sans ailes ni éljtres. — Les cigales ( fig. 5) , qui ont des antennes courtes et un bec qui semble naître du point par lequel la tête tient au corselet; le mâle rend un son monotone appelé chant, à Faide de deux instrumens placés sous le ventre. Les cigal(e8 se tiennent sur les arbres , dont elles sucent la sève. C'est un de ces insectes qui , en piquant l'orne^ en font découler le suc mielleux connu sous le nom d«

manne. — Les/u/^orM, qui ont le front dilaté en i HO rte de vessie ; dans une espèce qui habite à la Gojii le pvrie-lanlenie , celte excroissance répand une me! jni^i'e. — Les puccroru, petits insectes à corps otsi portant en arriëve deux tubercules ou deux soies, qui vivent du suc des plantes i ils sont reinarquabb< ce que l'aclion fécondante se perpétue cbez lesfeiBcfe pendant plusieurs générations. — Les cocherùlUi {^r pi. 44 )> dont les milles ont seuls des ailes avecdelu filets k la queue ; une des espèces les plus vemarfiualii est celle qui vit au Mexique sur un cactus appelé nopi! elle sert à teindre en écarlate et à faire du carmin.

Insectes sons mâclioires, pourvus d'une trompe f se roule en spirale, à quatre ailes revêtues d'écaillé blabics à une poussière fine (Cg. 6 ). Leur larves,

leurs njinphes sont immobiles. Ces iusectes sonC gé» ralcmeut connus sous le nom de papillons ; mais oo la partage en (rois familles , dont l'une comprend lesi^nés ou papillons proprement dits , qui volent le jouront les antennes renilées au sommet; une anlre (l;l^ prend les crépusculaires ou les sphinx , qui volent lest' et don l les antennes sont en fuseau ; et la troisième cW prend les nocturnes oa\es phalènes , qui volent b nui et dont les antennes sont eu forme de soie ou vonis diminuant de la base à la pointe. Chacune de cesËiuiiU< M subdivise en plusieurs tribus.

Les papillons de jour ont dos chenilles pourruesi seize pattes (Kg. 3, pi. 44 )l 'curs chrysalides ne;

F oint renfermées dans une coque , mais suspendues air par l'extremité supériu-ure du corps ( fis. i ). Pi cipaux genres : les nymphales, à ailes dentelées ( tels i le paon de jour , le deuil, le niorio , la belle-darae) Les danoises , à ailes rondes sans dentelure { le papill* du chou; le papillon delà rave). — Les parmusitii.' ailes rondes snjis écailles ( l'Apollon ). — Los hélici/mm. àniles longues et étroites. — Les g-«c/T/erj ou cha-alie^ ial\eïdedc\iuit tellement proportionnées, queletul

bai c

ptcrne est plus long que le postérieur. Ce sont les pla^ nds et les plus beaux de tous les papillons. — Les plé^ ^'*^m , qui sont les plus petits papillons de jour (l'argus). : 2 -^X'rmi les papillons du soir ou les sphinx , on distingue 5^ sphinx proprement dits , à ailes longues triangulaires, ^ * Tolentavec une extrême rapidité en planant au-dessus .fleurs (le sphinx tête-de-mort). Parmi les papillons jnuit ou les phalènes , qui n'ont pas les couleurs briU tes des papillons de jour , on distingue : les bonih/x , ^ .xquels appartiennent le bombyx du mûrier ( ou ver à ^^i^<s), dont la chenille donne la soie; le grand paon ou ^ ^^o^ de nuit , le plus grand des lépidoptères de notre ^ys ; la processionnaire , ainsi nommée parce que les ^enilles ae cette espèce vivent en sociéic' , et sortent ^Us les soirs en processions longues et régulières ; la yrée 9 qui est la chenille la plus commune et la plus roisibie à nos arbres fruitiers. — Les phcUènes proprement ^ ]iu^, qui ont les antennes en fil , et la trompe longue et ^.^ nembraneuse , et auxquelles appartiennent les chenilles !!!T*^ite8 arpenteuses, parce qu'elles marchent en recourbant ^^car corps en haut, et rapprochant leur queue de leur ,^ -^'.ète qu'elles portent en avant , comme si elles voulaient r**Tie8urer. — Les noctuelles, qui ont les antennes en forme ^^4e soie , et la trompe longue et presque cornée , et dont ^^ime espèce (l'Agrippine) est le plus grand lépidoptère ^"\onnu. — Les pyrales ou tordeuses , qui tordent les leuil- |?*1e8 des plantes , et les lient avec de la soie pour se faire /^®ides logemens. — Les teignes^ dont les cheniUes dévorent ^e« fourrures et les étoffes , et se fabriquent avec les dé- *^î>ris des poils qu'elles rongent des fourreaux , dans lesquels elles se retirent (teigne des draps; teigne desgrains)«

8EPTIÀMB ORDRBy les DIPTÈRES.

'^ Insectes sans mâchoires apparentes , à deux ailes nues, j* • tous lesquelles sont presque toujours deux petites pièces ^^ mobiles appelées balanciers^ et qui semblent tenir la place *¥ des ailes qui manquent (fig. 7, pi. 4^)* Leur boudie S^ consiste généralement en une trompe servant de gaine à ^ un suçoir ; quelques-unes cependant ont une Douche ^ dLisposée pour la mastication , avec des ailes plissées en

C 43a ) éréntail (les Aipiptcpe») ; leur tête est unie aa a pat UQ col court et délie; elle tourne sur le» comuie sur un pivot. Ils subissent des mélamorphm complète!!; leurs larves n'ont point de paties.Oniir gue parmi les genres de cet ordre ! les consi/u {raoi que», maringoins), qui sont si communs dans les bif chauds et humides, où ils sont un fléau pour les b« lues etlcsanlmaas, — hes lipules , qui ont des des pattes et des ailes allongées , et lessenihleat é( cousins ; c'est à te genre qu' appartienne ut ces « nombreux de mouclierons qu'on voit souvent [tui| belle saison se balancer dans les airs. On trouve p* le jour des tipulesappllqucscontcc les murs, eldm à leur corps un moUTeinenl oscillatoire (rèspendanl des heures entières. — Les mouches, qui <it sent leurs ceufs dans les matières animales ou vegcti» — Les ceitres, qui phcent les leurs sous la peaii4 bestiaux. — Les laons , qui attaquent particuhèi^i^ les chevaux cl les bœufs , et les piquent jusqu'ansi ^^ -LesAi^jpoioji/aeJOuniouches-araignces, iiisecloif i

rssites, dont la larve vil dans le v n'en sort qu'à l'état de nymphe.

ulre de la u

Cet ordre comprend les insectes qui sont eonslMK^ j^ dépourvus d'ailes. Tels sont : les puce* , qui sont dr-i sectes parasites , subissant de véritables metaiiinj pli et qui se rapprochent des diptères par l'organls.-iiii.i Leur bouche ( fig. 8, pi. 45). Elles ont les pattes Jm rière plus longues, et propres à faire de grands n (puce commune ; puce pénétrante ou cliiqui dans les chairs du pied). — Les poius , autres rasilcs, qui ont une bouche en forme de museau,' sort une espèce de suçoir. — Les ricins, qui oi tables maudibules et mâchoires , et vivent sur le là des oiseaux. — Lcs/«'piJffieJou^rfi(CHi#j, quiontU J terminé par des filets qui se replient sous l'abdonieiJâ à l'aide de.'^qnels ils peuvent sauter; leurs anlennfjrfTeni longues et en forme de soies; leur corps est allonji^ fiOu^eiV Âe 'çeV\t.es écailles argentées e~ *

:ur corps est alion^lue^itées et brillantesl^ j

.sectes courent très-vite , et sont communs parmi les li- 'es , les vieux papiers et le linge.

Page 1