‹ Précis élémentaire d'histoire naturelleChapitre 79 sur 89 · CI^'QUIÈME CLASSE, LES ACÉPHALES · texte numérisé non relu

CI^'QUIÈME CLASSE, LES ACÉPHALES

Cette classe comprend les acéphales proprement dits t Cuvier, ou tous les mollusques sans tète distincte et ji^ appendices tentaculaires, dont la bouche est cachée *-€€ le corps dans un manteau partagé en deux lobes, et ivert par devant ou aux extrémités. Les branchies sont

plus souvent de grands feuillets, (ci fig. i, p. 40' P^^" ia des deux côtés sous les replis du manteau ; la partie 3 celui-ci par laquelle l'eau s'inti*oduitest garnie de pets tentacules, qui sont des organes sensitifs. Autour de . bouche sont quatre feuillets triangulaires que l'on reurde aussi comme des espèces de tentacules (b fig. i ). «8 mollusques acéphales se divisent d'abord en acéphais iestacés, et en acépliales nus ou sans coquille.

Les testacés qui sont les plus nombreux, et auxquels ppartiennent toutes les coquilles bivalves , se subdivient en deux ordres, dont l'un (les rudistes) ne comprend [Ue des genres fossiles à coquilles épaisses et grossières, t dont 1 autre (les lamellibranches ) comprend les genres i branchies en forme de lames , disposées symétriqueiient de chaque côté du corps , et à coquilles bivalves , lent les pièces sont placées pareillement à droite et à ^che, et jouent plus ou moins l'une sur l'autre , au noycn d'une charnière , d'un ligament et de muscles idclucteurs. Les uns sont libres et se déplacent au pnd de l'eau ou sur les parois des rochers à l'aide i'uu pied musculeux , qu'ils peuvent allonger ou raclourcir, et dont ils se servent comme d'un levier ou l'un ressort, ou bien ils se meuvent dans Teau en cho- |uant le fluide avec leurs valves, qu'ils ouvrent et ferneut subitement ; les autres sont fixés aux rochers et lUtres corps marins, soit comme leshiiitres par leur copiille, qui est alors inéquivalve, et dans ce cas ik manquent de pied| soit comuie les moules à l'aide d'un h^s

<H<, OU paquet r]o fils par lesquels ils sont seulement 5u3l>eDd)U ou amarres, et ijuî su clélacbent de la base du pied; dans ce cas, ilseniplokni celut-ci pour produire eiut fib, les diriger et les placer.

LearudUtes soDtdcs coquilles bivalves, épaisses, CT"' «ièrc», à lexlure celluleusc, à valves très -in égal es, l'int rieure fixée cl presque toujours plus grande que la supé- I iiîuie, qui tst eu forme d opercule. Les principaux genres qui se rapportent à cet ord)«, soiil 1 1« iphérulitei, co- ([uillei urliicmaires, inéquiraWes, foliacées à l'exte'riear, U mUc inférieure hémisphérique, la supérieure presque plaue. — Les Itippuriier, coquilles à valve inférieure coiii<fuij{fig. 7. pi. &o), plus ou moins alloi^éc et adbért^^alc p.irlecit^, à valve supérieure plate. — Les radîoliia, (oquillei à valves formant deux canes opposos p^r \ew Itaso . et dout la surface extérieure est striée locgiiudiiialcinciil.

L'ardre des lamellibranches comprend un très-gnm^ nombrM de inolltisquen h coquilles bivatvtis , dont les genres ont^t^S répartis eti plusieurs familles. Sana la fainillE ,les ourarés, noua citerons les genres suivuns : les 'iw- 1res, {l\(f. I, pi. 40 ^i*' sont dépourvues de pieds, JuiiL le manteau est garui d'une double rangée de franges, el dont les coquilles (fig. 2) ont une cbarnière s.ms deois, et sont composées du feuillets qui se séparent aisémeni : elles se fixent aux rochers, et même les unes sur les autres par leur valve la plus convexe. — Les gryphées, a i sont des huîtres où le sommet de la valve inférieure, plw ^ande et plus bombée, se retourbe eu spirale ; la fig. 8,

PL 4»! représente la grfphée arquée, espèce communei état fossile. — Les Hmei et plagiosiomes, qtii sont mania d'un pied. — Les peignes ou pèlerines (Gg, 3, pi. ^\), j coquilles inéquivalves , demi-circulaires, tniirquées A« côtes rayonnantes du sommet vers les bords, et qui sc font re manquer par l'éclat de leurs couleurs. — Les mertcauT, coquilles irréf^ultères dans lesquelles le côlé delà chaniitre forment deux oreillettes, d'où résulte la (igait d'ua marteau , et qui ont une écbnncrure pour le pssnge d'un byssus.

Dans la famille des mylHacéi , nous citerons : les avicirlfs ou nrojidci, Acn\\ Vcî'çciul la ^iliis célèbre e '

mère-perle y qu'on pèche dans le golfe Persique; cette coquille arrondie est plissée et d'un vert obscur en denors; Tiatérieur fournit la nacre de perle, et Ie« perles elles-mêmes sont produites par une exsudation de cette partie nacrée sous forme de globules. — Les moules y à coquille close et longitudinale, se fixant par un byssus, et les modioles (fig. 4, pl« 40- — Lesyai»bonneauxj qui ont deux valves égales en forme d'éventail , et dont le byssus est fin comme la soie , et s'emploie pour fabriquer des draps auxquels il donne un .reflet doré. — Les anodonies ou moules des étitngs, — Les tt/iib^ ou mz^/e^/e^, autres coquilles d'eau douce. Viennent ensuite les béniliers^ qui renferment les tridacnes, coquilles fameuses par l'cnorme grandeur qu'elles atteignent ; il en est qui ont plus de six pieds et pèsent plus ae six cents livres. — A la suite des bénitiers , se place la famille des cardiacés qui comprend des genres dont le manteau offre en arrière deux orifices ou deux tubes', un pour les excrcmens, l'autre pour la inspiration, et qui vivent en général dans la vase ou dans le sable : les cames, les bucardes , les tellines, les venus, — Puis vient une dernière famille de mollusques , que l'on nomme les enfermés^ dont le manteau, fermé par devant et plus ou moins tubuleux , s'ouvre par un bout pour le passage du pied , et se prolonge de 1 autre en un double tube pour les excrémens et pour la respiration ; leur coquille est toujours plus ou moins bâillante par s^ deux extrémités. Ces animaux vivent presque tous enfoncés dans le sable , dans la vase , dans les pierres ou dans le bois. Plusieurs espèces ( les lubicoles ) tapissent le trou où elles se tien* uent d'une croûte calcaire qu'elles ont transsudée, et qui leur forment une seconde coquille tubuleuse. Principaux genres t les solens ou manches de couteau, dont la coquille est allongée et cylindrique , et qui vivent enfoncés dans le sable. — Les pholades , qui se creusent des trous dans les galels et les rochers calcaii*cs , d*où elles ne peuvent plus sortir lorsqu'elles y ont pris de l'accroissement. — Les tarets, qui font leur tube dans l'épaisseur des bois •ous-marins. — Lesfislulanes, dont le tube extérieur est entîèfement fermé par le gros bout , et ressemble plus ou moins à une bouteille ou à une massue.

. Le triNMème ordre des ocëpliales comprend \a

'■.fktCÈ uuea ou sans coquille : elles sont en très-peiil

■ iiotnbre. Les unes iloltenl librement dans l'eau, \esu-

m% »e tixi-nt aux fucus ou à divers corps ; on les panai[(

en deux sections : les simples, ou celles dont les inili-

vidus saut isolés et sans liaison organique les uuj am

les sulres, uuoi(|u'ils soient souvent groupes easemllt,

f exemple : les ascidies , les bip/iores) et les agrégea, oi

■•celles (lunt les individus adlièreat entre eux eu pltucs

iRoius grand nombre, au moyen d'une enveloppe cont-

mune, gélatineuse, de manière à simuler un seul mi-

jDttl œinplexe (Exi^mple : les botrjrlles, dont les ioditi-

I dos resseud>leittaux ascidies, et les ;>^rojojne', qmnp-

^ pellent les biphores.

EIXIÈHE CL1S£E, LES CIBBHOPODES,

Ce sont des mollusqaes qut semblent former tine «hH de passage à la ffrande division des animaux arlicnté: ils sonl enveloppes d'un nianluau et d'une coquille qui. 11! plus souvent, est composée de plusieurs pièces ili^ biles ( miUlîfalve) ; ils ont à la boucne des mâchoires li' téiales, et le long du ventre des filets ou cirrlics tenlacu- Liires, de substance coruée, divisés en articulation rangés par paires. Ces auiinaux sont toujours fixés; i en connaît deux genres : les anaiifes ( vulgairenieiii| pouccpiedi) et les ia/anes (ou glands de mer). Les anatifes ont une coquille composée de cinq à sept valtf principales, portée k l'extréuiité d'un long tube clianiPi ( li^. 5 , pi. 1,1); les lialanes n'ont point de lube cbarnU' mais une coquille en forme de cône tronqué dont la base estfixée sur quelque corps, et dont l'ouverture supérieurt se ferme par quatre baiians mobiles. Le.s rocbcrs, les pieux de toutes nos eûtes, sont couverts d'iudividas 1!' ce genre.

M. de Blainville place à la suite des cirrhopodes. dans ■a classe des moHuseaiticulés , les oscabrions , que Cuviei rangeait auprès des patelles. Ce sont des animaux mous, ijUL o&'tent (quelques indices d'articulatioD dans le dos,

lequpl.fist protège par une coquille composée de plusieurs

{>ièces imbriquées > qui permettent à 1 animal de se rouer en boule comme un cloporte.

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