DEUXIÈME CLASSE, LES ÛCMINOOERMES
t .Animaux revèitis d'une peau (ipiisse, covia«« ou cal- ■;aï>'e , armée de pointes ou d'rpines articulées et niobi- HeSi la plupart cili'eut à la suilace de cette enveloppe ■Kolide des vangi-esi du trouS par les(|uels BOrlenl des pieds V^tracliles , csptceslde ientacBles qui servent à la loco- Wiolionparluutdiepositiuh eu suçoirs. Souvent leur bou- ^e est garnie de pièces calcaires, qui lieunent lieu de lients et de ii>àclioires, Gelte classe se subdivise en deux Wdres : ceu\ (|ui n'ont point de semblables pieds ( les ^cbinodermes sans pieds) , et ceux qui en sont pourvus "tieapédicellrs).
.L'ordre des éebinodenn«s sans pieds ne eoiuprend 'Qu'un petit nombre d'animaux qui ont des rapports ■U'uiie part avec les vers intestinaux , d'une autre part 4yee les holothuries , mais qui n'ont pas comme celles- |Ci de pieds rcliacliles ; tels sont les nponclei, qui vivent bufoUiB dans le sable sur les places de l'Ooéau indien, et nui serrent ii la nourriture de rhomrae.
L'ordre des ptfdicellés ctMnpiend trois j'amillea i i " les nolollutrif..! (lig. I , pi. 47)1 qui ont le coi-ps oblong.iou- Vçi't aux deux bouts , et revèlu d'tuie peau coriace trés- ÎK^talile, pourvue de pieds rétraciilts. La bouche est entoOFee de tentacules, branchus, très- compliqués , qui |»euventreptrer eutièreinent. Plusieurs de ces animaux Se contraeteutetchaiigentde forme lorsqu'on les touche. — a° Les échinirics ( vulgairement oursins ou hMitons de nier), ont le corps revêtu d'un test calcaire , couvert de Jkjqunns ou de baguettes artieuli^es sur des mamelons ou t.ubercules, et mobiles au gré de l'animal. Ce test est perce de plusieurs rangées régulières de petits uous . par où sortent des pieds rctractiles. Ils ont un anus dia^ct de la bouclie , qui est sarnie de cinq dents encbâs- ,8ées dons une charpente calcaire très-coniplinuée appelée laniernc. Tons sont libres , et peuvent changer de '|>lace au moyen de leurs cirihes lentaculaîrea et de leurs
^tqanns. Ils offrent dans la forme de leur corps aae d»position plus ou moins binaire ou radiaii't'. Onleg trouTc ti'Ès-coininutiëmeut à l'état fossile. Le test est compojr de plaques polygonales disposées sur vingt rangées ;lef sét'iesdepetits trous forment parleur assemblage coidih des allées de jardin, ce qui a faitdonneràces espaculi j nom à'eunbalacres. C'est sur le nombre et la disposiiisi des fs[>aces ambulacraires que porte en partie la diiiinr I tion des espèces. On distingue plusieurs genres d'cdu- I nides : les spatangues, dont le test est ovale , pins Isçt ) im avant qu'en arrière , avec un sillon à l'extreniiduterienre, vers laquelle estlabouchey les ananchtit!,'^ ont aussi le corps ovale , mais sans sillon aDtéricBRmt'Dl-, les oursins proprement dits (Kg, 5 et 6) , qaioni' corps plus ou moins convexe et circulaire, la boucbm iiiiliea de la face inférieure, l'anus diri;ctcincntau-dGsus , l<;s ambulacres allant de l'un à l'autre , et di le test en cdles cniiime un melon. Ou les trouTi loutesnosmers, et oncLiniangeplusieurs espèces.— î'Le atiéries ( ou étoiles de mer ) ont le corps aplati , et l«mant un disque d'où naissent cinq rayons principam. quelquefois subdivisés (fig. a et 3, pi. 47). AucenifeJ ivs rayons eslla bouche, qui sert en même temps d'aniu Cliacuu de ces rayons aen dessous { Bg. 2) , duciilfw est la bouche, un sillon longitudinal, dans lequel stn
iiercés tous les petits trous qui laissent passer les pifà .e reste de la surface inférieure est muni de peliiescpiies mobiles. l£ côté opposé (lîg. 3} est ilépourml pieds , mais il est garni de tubes beaucoup plu; pelii' cjue l'animal n'étend que lorsqu'il est dans l'eau, ctij» jiaraissent servir ù la pomper. Cesanimaux se nourris^ de vers et de petits tnislacési ils ont une grande fon;c<! reproduction, et non seulement reproduisent les rat»' qui leur sont enlevés avec une extrême ra]>idilc,iiu> un seul rayon détaché peut reproduire tous les nuln^ On distingue les genres : aslénes, comalules , ophim'
'fttrytUes. Ces dernières espèces , dont les rayons se ié divisent dès la base , se nomment vulgaîrenienl lùi-
'tie-mêiliise. Les encrînes sont des espèces de coinatuin portées sur une tige composée d'un grand nombre di-
•ticVes, et fixe'e par une partie radiciforme. Leurcoijijt-
M-olége par une soi loubles et diclioLoi »lcs à kur base. La tige »u polygonaux, percés tl'i
Jna
sorte de cupule radiaire , à cinq vayunâ c (rois ariiculfltious sini- I fni'iuée d'arlicles ronds trou à. leur centre, et sa de veriicilk'3 accessoires, vivante sur les eûtes
e espèce
K-^Irlande ; mais c'est surtout ii l'état fossile qae ce genre SA connu (fig, 4ipl- 4?) = "" lui donnait aucieiuiement « nom de Ifs da pierres. Les articles de la tige m îles -ayons, qui se rencoiilient souvent isoléi , soûl ce [[u'ou somme des entroques.
TROISIEME CLASSE, LES MALACODElliVItS.
Ettvier 'Tgoatimics , ir -4bre , de foru teau extrêniei ine sorte d'i sdeft
I^es malacodermes ou médiues ( aealèpkes liérej du
' orliei de mer, sont des animaux
, charuus ou eélatineux, dont le corps
t Tiiie, produisant sur celle de l'iiomnie présente des appendices rajOR- On apevfoit eucore dans ces
Inimaux de traces de fibres , d'intestins et d'ovaires. On a les rencontre que dans la nier, où ils flottent et naentàleargré : plusieurs mèinc s'y soutiennent à l'aide e vessies remplies d'air. Les principaux f^enres de celle lasse sont : les mêduseï proprement dites ( fig. 3 , pi. 48), ui sont des masses gélatineuses , transparentes , diver- Bernent colorées, de forme he'miBpliéri<[ne dans l'éint de "epos ; elles ressemblent en quelque sorle à des cbam- :3ignons ou à des ombrelles , ce qui a valu ce dernier nom k leur corps. La face inférieure de l'omliielle est souvent garnie de divers tentacules et d'appendices foliacés, ^es animaux nagent fort bien à l'aide des contraclîons 't dilatations alternatives de leur corps. — Les vélelies, les porpites, qui ont leur ombrelle soutenue à l'inltlrteur le sa face dorsale par un cartilage, et pourvue dans toute ia face inférieure de cinhestentaculiformcs, irè.'i-exlentibles, qui leur servent à frapper l'eau. — Les physalts , fuiontune sorte de vessie natatoire. — Les ic'roëj, à cô- '<^% saillantes garnies de cils , à l'aide desquels ils nagent
(lutci'iuîiie , i{ui s'(-|),'iii(iuiss[>Dt comme 1 flL-ur : de là k-s noms iFaitcmonet de mer ^ajtrurt animales , i\t\e l'on a donnes à c Ces niiiiiiaux soni (i'DiUcm-g orués de c \arH'cs; ctilsont Dinbitudcdesc fixcrj Icfl roctic-i-s , ù la surfnrc desquels la plu «-oiilinucllL-Hient atiarlirs , tandis que c peuvent se déplacer en rampant. Les act sent de petits crabes, qu'elles saisissent avec leurs tentacules. Elles sont ce'ltbre de reproduction. On distingue parmi aeimiei mo/lei, ou actinies propremeni corps est tnou et conti-actilc dans toute les actinies cor/acc«ou7onntlies,doDtle ci extérieurement ou sulidifii* à l'intérieu cules étrangères , et donne par la dcssl de polypier coi'iace. M. de lilainville rai la même classe , sous le nom d'actiniei madrépores , (jue Cuvicr place parmi It iypier.
CliSQUltME CLASSE, LES POL'
polypes à bras ou les hj dres (fig. 4)9 dont le corps transparent , et que Ton trouve dans les eaux dorntes , attachés à des corps solides , principalement slesleutilles.d'eau. Ib vivent de petits anima uxaqua- ^es , qu'ils saisissent avec leurs tentacules, et mettent LS la poche formçe par leur corps; la digestion s'o- « dans cette espèce a'estomac , et le résidu est rejeté la Louche. Ces polypes d'eau douce sont célèbres les expériences auxquelles ils ont donné lieu. Un po- « dont on retranche une partie quelconque la repousse Kitot. Si on le coupe en deux, chaque moitié redevient polype entier. On peut greffer deux polypes, ou deux itiës de polype ; on peut retourner un polype comme gant , sans qu' il cesse pour cela de remplir ses foncus.
lics polypbs i\ polypier sont de petits animaux plus ou ins analogues aux polypes à bras, qui se réunissent en .nd nombre pour former des animaux aggregés qui sont soutenus dans l'intérieur de leur masse par réseau de parties solides , calcaires ou cornées , qui ^stitue ce que l'on nomme un polypier. Le plus oriairemeut, ces animaux composés sont fixes comme s végétaux , et leur polypier prend une forme arbo- • cente : aussi les a-t-on long- temps regardés comme 3 plantes marines. Les animaux particuliers, sont liés is par un corps gélatineux commun , au moyen duel ils sont en communauté de nutrition et quelquefois Ime de volonté. L'ordre des polypes à polypier com- 2nd les polypes à polypier pierreux , les polypes memaneux , les polypes douteux et les zoopny tes propre- But dits.
Les polypes à polypier pierreux (les lithophytes de ivier en partie ) sont des animaux contenus dans des Uulcs calcaires fort petites, le plus souvent accumulées manière à former un polypier solide , fixe et ordinaitnent arborescent. Ils comprennent les tribus des maépores, des millépores, des tubipores et des tubulipores. Les madrépores^ que M. de filainville range dans la isse précédente , sont en effet des animaux analogues X'Jâctinie8^y simples on plus ordinairement aggregés , plus ou iinôiiu déformés alors par leur grefTe récipro-
Jftt \ contenant dans leur tissu une plus ou inoilu j^iif^ I <|uniitité de matière calcBÎi>e , d'où résulte par la ijcû-l kalton un polypier solide, pien-euv , souvent arbon^V ' -^tfutfdont lasurfacepréfjente des cellules oulogej,^ nies de lamelles convei'gentes qui forment connut 4 «toiles. t)ans l'état de vie, ce réseau calcaire rempli» 'les mailles de la partie animale ; la pi'0|>ortioii rdi tive de la niaiiére calcaire à la matière vivante varicic l'iîge ,de sorte que la base et l'iulerieur du poljpiao lu plus sonveut durs el prrsque coinplÈtenieatm tandis que le sommet elles boi-ds sont encore leodi vivans, àpcu pri^SL'ommedans Les arbres. Lespetitii* maux sont enlrcgreffés par leur coq>s , ce qui ptoà U partie commune calcaréo-meiiibi-aneuse, elcbM{Uii dividun'adediïtinctquesnbuuclic eises tenlamlali madrépores sont excessivement abondans dans la v des Indesetdel'AniériqueiOnen connaît un mai» brc de genres, les uns vivans, les autres fossiles, p« lesquels on distingue i Les eycloiilesi polypiers slmffc 'déforme orbic nuire , aputis; les ^^m^w, poljlîi «impies, présentant en dessus une seule étoile fom par des lamelles tonvergentts; les liirhinolics, polji" f simples, libres , sillonnés en deliors , clai'^is à uncl /a extrémités, où ils se tenninenipar une grande celluirV /in Diellifère; \ei caryophyllûs, polypiers simples, ou àp^f ce/ complexes, brancbus, avec des étoiles seulemcnit chf bout des branches ; \escaténipores, polypiers coinpln les formés de loges tubuleuses , lamellifùres , réunit-s pn br.i côté de manièi'e à former des lames épaisses anosiMi 'es sees i les méeuidrinei, composées de loges eonflueniaj Ud | confondueslatér3lenient,uonl la surface présenlecoMi 'ubu des vallons séparés pardescolliDessillonne'esen tn"! uem les monliat/aires, qui offrent des collines élevées ai ^nt nés, comme si c'éùit des étoiles saillantes ; les/»»»* 'nen à collines élevées en feuilles ou en crcles tranibanW <^'>rji sillonnées des deux c6tés , les astrées , qui présenicDiV *''s d large surface bombée, creusée de larges étoiles ; l«T P^t » -drèpore s proprement dits, dont les polypiers sontf»! "^w néral arbores cens , à loges petites , et ConstanniH'Ri' A reux dans les intervalles et dans les parois des ctllit^ "Qn -lautsarWceeï^fa&issée de pe^ilesétoUoai bords sat!l^^"x
Les miUépores, sont les animaux polypiformes ousemlabiés aux hydres, à tentacules filiformes disposés sur a seul rang , constamment aggrégés^ et formant un popier creusé de pores simples ou de cellules sans lamels (fig. 0 et 7, pi. 4^). Principaux genres : les/at^sites , >Qt le polypier est composé de cellules hexagones, seres les unes contre les autres , et à parois communes, .visées par des cloisons trans verses; les alvéolites , les bitoUteSj etc. — Les /M^iywrej , animaux polypiformes, >ntenus dans des tubes calcaires, cylindriques , parallès; et unis ensemble de distance en distance par des laies transverses, ce qui les a fait comparer à des tuyaux 'orgue. Ex. : le lubipore musique, (fig. 5, pi. /|8 ; qui U d'un beau rouge et dontles polypes sont verts. — Les tbulipores , dont les polypiers sont des amas de petits tbes plus ou inoins distincts , formant une masse peu lide.
HiCS polypes membraneux sont des animaux contenus ais des cellules , rarement calcaires , et disposées en ^ mbrane appliquéeou encroûtante : leurs polypiers sont ^s ou moins flexibles. Tels sont : les escnares , dont le l.ypier calcaire , cassant et friable , se développe en existons aplaties, ou en croûtes adhérentes. — Les rété^ ^es , qui sont des eschares percées de mailles. — Les Spores , amas spongieux de petites cellules percées ^cuno d'un petit trou. — Les cellulaires, dontles cellu- L se disposent en quinconce circulaire à la surface des Eanches d'un polypier arhorescent. — Les/luslres, dont ^ cellules, unies comme des rayons d'abeille , forment . polypier flexible , étalé en une sorte de croûte. -^ Les ^idaires, et les seriulesy dont les polypiers membra* ^x , formés de celluleuses tubuleuses ou non, représen* rit de petites plantes délicates : ils sont connus vuigaire* ^nt sous le nom de plantes marines. Ils offrent une tige ^mée, fixée par des filamens radiciformes^ sur les côfe de laquelle sont les cellules; cette tige est traversée T un axe gélatineux , sorte de moelle qui se continue LDS le corps de chaque polype.
A la famdle des polypes douteux se rapportent des anirnvLX et des corps assez semblables aux polypes et IX polypiers , mais dont la nature n'est point encore
iui:,ceiiew.S toop/iytes ;<lont M. de Blainville fait une classe à j <le> mniinaux polypifonnea , pourvus d simple de tcntacuU'S pinnés (ordinaircm de liuil), a^gréffdB et liés entre eux par u inune vivante , à peu prés comme les h arbre par la lige, cls'accroissant à la mai tes. Ces niiininuN sont placi'S dans uuo sa vaille , qui enveloppe un axe solide , cal< composé de coudics conc<:nlriqucs , lib uu large cm|);Jtcment. Tels sont : les cot toujours lixés , et auxquels apparliennei commerce, que l'on pèche dans In Me'ditc les gorgones , les antipalhes. — Les pcnn< mes de mer, qui sont libres et na^entpar combine de tous leurs polies. Une de le sans polypes, cylindri(|ue , et représent
Elumc; l'auti'e partie est gaiDÏe dechaqui es soutenues par des épines ou aciculi c'est d'entre ces barbes que sortent les p alcyons, animaux polypiformes , faisant masse commune , vivante , sans forme dé tenue par des acicules calcaires , et toujoi A la suite des alcyons, on place ordi