CHAPITRE VIIL
DEPUIS LE DERNIER DES MACYABÉES JUSQU'À L'AVÉNE. MENT D'HÉROÿE (107-39),
1. DÉCADENCE DE LA NATION. DES SEOTES.— Dans ces derniers temps tout unnonce la ruine prochaine de la nation juive. Ses prêtres, qui, dans l'esprit de la loi, devaient être ses plus fermes ap. puis, ne sont plus que des hommes d’intrigues, de meurtres et de rapines. Plusieurs sectes s'élèvent, et les Juifs se divisèrent au sujet des croyances. Les plus importantes de ces sectes furent celles des Saducéens, des Pharisiens et des Esséniens. Les saducéens, ainsi appelés parce qu’ils eurent pour chef un docteur nommé Sadoc, n’admettaient ni prières, ni récompenses au delà de cette vie; ils niaient l’existence des anges, la résurrection des corps, et n'étaient guère occupés que du svin de bien vivre. Les pharisiens prétendaient que, indé-
ndamment de la loi écrite, Moïse avait reçu de
‘ange Raziel une loi orale qui s’était transmise à travers les âges par Josué, les juges, les prophètes et les membres de la grande synagogue. Cette tra. dition fixait, à leur avis, le vrai sens des cérémonies, des prophéties et des mystères. Ils enseignaient l'existence d’une autre vie, et regardaient le jeûne, les aumônes, les ablutions, les sacrifices et les prières comme un moyen efficace de se préserver des châtiments qui attendent les coupables. Leurs vêtements étaient bizarres, et ils affectaient une austérité qui trabissait l’orgueil de leur esprit et la bassesso de leur cœur. Les esséniens étaient les
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