‹ Précis élémentaire d'histoire sainte suivi de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ [microforme]Chapitre 173 sur 186 · DES JUIFS JUSQU'À LEUR DISPERSION · texte numérisé non relu

DES JUIFS JUSQU'À LEUR DISPERSION

Archélaüs que le titre d’ethna

le titre de roi aussitôt qu'il s'en serait montré digne. Mais Archélaüs, prince

domination oppressive, l’accusèrent devant Auguste, ui l’envoya en exil à Vienne, dans les Gaules es biens furent confisqués, ses palais vendus et ses Itats réunis à la Syrie.

2. LES PROQURATEURS (6-37).—La Judée et Ja Samarie furent alors Bouvernées par des procurateurs dépendants du roconsul de Syrie. Sous ces gouverneurs, et à l’occasicn du

8 seigneur et de maître, Ils formérent dans l'Etat, sous le nom de zélateurs, une secte semblable à celle des pharisiens et des saducéens, et leurs doctrines anarchiques contribuèrent à Ja destruction de leur patrie.

3. RÉTABLISSEMENT DE LA ROYAUTÉ, RÈGNE D'AGRIPPA (37-44).—Après la mort d’Archélaüs, les frères de ce prince, Philippe et Hérode Antipas, étaient restés à la tête de leurs Etats, Philippe étant or6 sans enfants (55), Tibère réunit encore son &oOUVernement à la Syrie, Hérode Antipas continua

à vivre trés-paisiblement sur les bords du la de

Génézureth, prés des sources thermales d'Emmaüs, dans le pays !e plus fertile de la Galilée. A la mort de Tibère, Caligula, monté sur le trône des Césars, prodigua ses faveurs à Apgrippa, petit. fils d’Hérode le Grand, qui vivait depuis longtemps à Rome et le nomma roi de la tétrarchie que Phi. lippe avait possédée. Ce titre excita la jalousie d'Hérodiade, sœur du nouveau roi et femme d’Hérode Antipas, tétrarque de Galilée. Elle ne pouvait voir, sans un amer chagrin, que son frère fût élevé au-dessus de son mari, et elle engagea celui-ci à se rendre près de Caligula pour solliciter le même honneur. Mais Agrippa, informé de cette démarche, acousa son beau-frère de trahison, et, sur cette seule délation, Caligula l’envoya pour jamais en exil, à Lyon dans les Gaules, Hérode Antipas avait fait mourir saint Jean Baptiste, et sa disgrâce fut considérée comme le châtiment de ce crime. :

Agrippa fit le bonheur de la nation juive en la gouvernant d’après ses lois, en + “ectant ses usages et ses coutumes, ct en ibellissant d’un grand nombre de munuments remarquables. Il élargit et rehaussa les murs de Jéru. salem, et il eût rendu cette ville imprenable, si l’empereur Claude ne l’eût empêché de poursuivre ses travaux. Agrippa se dédommagea en répandant ses libéralités sur plusieurs autres cités. Béryte lui dut des bains splendides, de superbes portiques et un amphithéâtre, Il obtint de Claude deux édits qui assuraient aux Juifs, disséminés dans tout l'empire, la liberté de leur culte et le maintien de tous leurs priviléges. On regrette seulement que ces faveurs aient été achetées par un servilisme abject et dégradant.

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