CHAPITRE V
1. ENFANCE DE JOSEPH. SES SONGEs.— Jacob, au milieu des chagrins qui attristaient sa vieillesse, concentrait toutes ses affections sur Joseph, le premier enfant de Rachel,‘ sa femme bien-aimée. Cette prédilection particulière excitait contre leur frère les autres fils de J acob, dont la jalousie et la haïne s’aècrurent encore davantage après que Joseph leur eut raconté un songe qui présagcait sa grandeur future. ‘“ Nousétions dans un champ, leur dit-il, et nous étions occupés à lier des gerbes: il me semblait que ma gerbe se levait et 80 tenait debout, tandis que les vôtres so rangeaint autour d’elleet l’adoraient.” Ses frères lui répondirent : “ Croyez-vous donc devenir notre roi
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et nous soumettre à votre puissance ?” Une autre fois Joseph raconta qu'il avait vu en songe, le soleil, la lune ct onze étoiles qui l’adoraient, Son père le réprimanda de son orgueil et lui dit: ‘Que peut vouloir dire ce songe ? Est-ce que vos frères, votro mère et moi, nous vous adorerons en nous Prosternant jusqu’à terre ?” Sesfrères, qui avaient recueilli ces paroles, le haïrent davantage et pensèrent dès lors à se venger.
2. JOSEPH EST VENDU PAR 6Es FRÈRES (2096).—Un jour Jacob envoya Joseph vers ses frères dans la vallée d'Hébron où ils avaient çoutume de faire paître leurs troupeaux. Quand ils le virent se diriger de leur côté, ils s'écrièrent : “Voici le songeur, tuons-le et jetons-le dans une de ces citernes ; nous dirons qu’une bête sauvage l’a dévoré, et nous verrons ce que deviendront ses songes.” Mais Ruben, dans l'intention de le délivrer plus tard et de le rendre à son père, s'opposa vivement à ce forfait, “No lui ôtez pas la vie, ! dit-il, jetez-le seulement dans la citerne qui est À dans le désert, mais ne souillez Pas vos mains dans son sang.” Ses frères s'étant rangés à cev avis, s’emparèrent de Joseph qu’ils dépouillèrent de sa tunique,et le jetèrent dansune citerne qui était à sec,
Cependant ils virent une caravane de marchands | arabes, les uns Ismaélites ct les autres Madianites, k qui venaient de Galaad avec leurs chameaux, portant en Égypte des aromates, du baume et de l’'ambre. Juda dit alors à ges frères: “ Venez, vendons Joseph aux Ismaélites, et que notre main
reste pure de toute tache, car il est notro frère et
notre Chair.” Tous applaudirent à ces paroles; ils tirèrent Joseph de la citerne, et le vendirent aux Ismaélites pour vingt pièces d'argent. Ils prirent
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OISE
ince ?” Une autre vu en songe, le so-
l’adoraient, Son ilet luidit: “Que t-ce que vos frères, adorerons en nous sfrères, qui avaient davantage et pen-
'AR SES FRÈRES à Joseph vers ses ù ils avaient couaux. Quandilsle , ils s'écrièrent :
ons-le dans une de bête sauvage l'a e deviendront ses tention de le délison pèré, s'opposa 1 Ôôtez pas la vie,
à citerne qui est À
a8 vos mains dans angés à cev avis, ‘pouillèrent de sa rne qui était à sec.
ne de marchands utres Madianitcs, s chameaux, porlu baume et de frères: “ Venez, i que notre main st notre frère et à ces paroles; ils le vendirent aux ont. [ls prirent
smsuite la tunique de Joseph, la plongèrent dans le sang d'un chevreau qu'ils uvaient tué ct l’er voyèrent à leur père en lui faisant dire: ‘“ Nous avons trouvé cette tunique, voyez si ce n'est point celle de Joseph.” Jacob la reconnut, et s'écria : ‘6 C'est la tunique de mon fils; une bête sauvage l'a dévoré.” Il déchira ses vêtements, se couvrit d’un cilice et pleura Joseph pendant longtewps. Tous ses fils ct toutes ses filles se rassemblèrent pour le consoler; mais il ne voulut pas recevoir leur consolation, “Je pleurerai toujours, disait-il, jusqu’à ce que j'aille me réunir à celui que j'ai perdu.” 3. JOSEPH CHEZ PUTIPHAR (2095).—Pendant que Jacob pleurait Joseph qu'il croyait mort, Putiphar, officier de Pharaon, l’achetait des Ismaélites et lui confiait l’intendance de sa maison. La femme de Putiphar essaya de le séduire, mais Joseph résista et s'enfuit, laissant son manteiu entre les mains de celle qui voulait le porter au mal. Cette femme, indignée de se voir ainsi méprisée, résolut de perdre le serviteur dont la vertu lui faisait honte. ‘“L'esclave hébreu, dit-elle à son mari, a voulu m’outrager ; j’ai retenu son manteau entre mes mainsetils’estenfui.” Alors Putiphar, trop crédule, entra dans une grande colère et euvoya Joseph dans la prison où l'on gardait les prisonniers du roi. 4. JOSEPH EN PRISON.—Parmi ces prisonniers, se trouvaient deux des principaux officiers de la cour, le grand échanson et le grand panetier. Joseph étant venu vers eux un matin et les ayant trouvés plus tristes qu’à l'ordinaire, leur demanda la cause de leur tristesse, Ils répondirent: “Nous avons eu chacun un songe qui nous inquiète, et il n’y a personne qui puisse nous l’exliquer.” Le grand échanson prenant la parole le premier, dit:
“J'ai vu une vigne qui avait trois branches, sur ces branches se montrèrent bientôt
des boutons, puis ù 9
des fleurs et enfin des raisins mûrs, Je tenais dans Nm
il ma main la coupe royale, queje présentais à Phara- à Fe
(| Ob, après y avoir exprimé le jus des raisins,” “Voici, | J.
|: dit Joseph, l'interprétation de ce songe: Danstrois ‘ h [HA
jours, Pharaon se souviendra de vo
uset vous rétabli. À .
Ta dans votre ancien rang. Souvenez-vous demoi. ie de
VOUS prie, quand vous serez heureux, car c’est sans D © avoir mérité que j'ai été jeté dans cette prison.” À 0
À son tour le grand panetier raconta que, dans €:
8 songe qu'il avait eu, il portait trois corbeilles M 56
8 élevée de ces cor. M se:
beilles, il y avait des pâtisseries de toute e
Vehaient manger les oiseaux du ciel, ‘“
Dans trois AL
Jours, dit Joseph, Pharaon vous fera trancher la [us
te et suspendre à une croix, où les oiseaux du a
ciel viendront se repaître de votre chair.” (Ces pré- : dictions se réalisèrent ; mais Je grand échanson ne
avait rendu.
ù 05 5. JOSEPH DEVIENT wINISTRE DE PHARAON— M voi EUX ans après, le roi d'Kgypte ayant eu dans une À He même nuit deux songes qui le préoccupaient beau- ton Coup, fit venir tous les sages et tous les devins de L. àJ
son royaume pour en avoir l'explication, mais au- Ù d Cun ne put le satisfaire, Son grand échanson se M dbr
{| ressouvint alors de J oSeph. Pharaon ordonna que À | ce jeune Hébreu fût tiré de rison, qu'on lui cou. À Ce ji pât les cheveux, qu'on lui Donne d'autres vête. pe || M ments et qu’on le lui présentât. Dans son premier é Fi QUES il semblait à ce prince être sur le bord du sic
belles qui se mirent à paître sur ses bords; bientôt M il en sortit sept autres d’une extrême maigreur qui P
OISE
trois branches, sur
Ôt des boutons, puis rs. Je tenais dans résentais à Phara- 8 raisins,” “Voici, songe: Danstrois Dus et vous rétablinez-Vous de moi, je BUX, Car c’est sans ns cette prison.’ raconta que, dans Ib trois corbeilles levée de ces cortoute espèce que el. “Dans trois fera trancher la | les oiseaux dn Chair.” Ces pré.
and échanson ne service qu’il lui
DE PHARAON — ant eu dans une >CCupaient beauus les devins de cation, mais aund échanson se on ordonna que , Qu'on lui coud’autres vête.
ns son premier ur le bord du ches grasses et bords; bientôt # maigreur qui
BISTOIRE DE JOSEPH. 5i
À dévorérent les premières. Dans un autre songe, il À avait vu sortir d'une même tige sept épis d’une
merveilleuse beauté, puis sept autres qui, dessé.
| chés par un vent brûlant, avaient absorbé la force
des sept ). ul épis. ‘Ces deux songes, dit Joseph à Pharaon, ont une mêmesignification. Les sept vaches grasses et belles et les sept épis bien fournis marquent sept années d’une grande abondance : les vaches maigres et les épis desséchés désignent sept années stériles qui suivront les années d'abondance et épuiseront tout ce qu’on avait amassé dans ces heureuses années, Maintenant choisissez un homme sage et industrieux, et donnez-lui le pouvoir d'établir des intendants dans toutes les provinces et de recueillir dans des greniers la cinquième partie de ce qu’on récoltera dans les années d’abondance. Ce sera le moyen d'éviter les maux dont l'Egypte est menacée par la famine.”
Ce conseil plut à Pharaon, et il dit à J oseph : “ Puisque Dieu vous a fait connaître tout cela, il n’y a personne qui soit plus sage et plus éclairé que vous; vous serez préposé à l'administration de
N ma maison et au gouvernement de mon royaume,
et je serai seul au-dessus de vous.” En même temps il tira son anneau de son doigt, et le remit à Joseph; il le revêtit d’une robe d’une fine étoffe
à de lin, lui mit un collier d’or autour du cou, et lur
donna la seconde place dans son char. Un héraut le précédait et tous se prosternaient devant lui. C’est ainsi que Joseph fut élevé en dignité dans la terre d'Egypte (2190).
6. PREMIER VOYAGE DES FRÈRES DE Josepa EN EGYPTE. —La prédiction de Joseph s’accomplit : après les sept années d’abondance vinrent es sept années de stérilité. Les Egyptiens ne souf: frirent point de la disette, grâra à la prévoyance
de Joseph, mais la famine s'étendit sur tous lesh autres pays, et principalement sur le pays de Cha:
€ patriarche, ayant| appris qu'on vendait du blé en Egypte, y envoya ses fils pour en acheter, Il ne garda près de luill
naan où demeurait Jacob. C
que Benjamin, car il craignait, ä cause de son
jeune âge, qu’il ne lui arrivât quelque malheur} pendant le voyage, Les dix enfants de Jacob se pré.h Pharaon sans savoir ui]!
sentèrent au ministre de fût leur frère. Mais Joseph les reconnut et affect: d'abord de les traiter rudement. “Vous êtes des| espions, leur dit-il, vous n’êtes venus ici ue pour! écouvrir les points les moins fortifiés de l’I:.| gypte.” “Seigneur, répondirent-ils, nous ne de:! ‘mandons qu’à acheter du blé; douze frères, enfants d'un pasteu hanaan; le dernier de tous est r père, et l’autre n’est plus.”—“Je vais vous!
éprouver, reprit Joseph, vous ne sortirez d'ici que! sen votre jeune frère y sera venu; envoyez l’un | entre vous le chercher.” Trois jours après, Joseph ayant changé de sentiment, Simécn et renvoya les autres chercher Benjamin. | 7. RETOUR DES ENFANTS pe JACOB À CHANAAN. | —De retour dans le pays de Chanaan, ils furent ‘ saisis d’étonnement lorsqu'en vidant es sacs de blé ils y trouvèrent le prix acheté. Ils racontèrent à Jacob tout ce qui leur | était arrivé, et la promes au ministre de Pharaon. J acob leur dit :
n’est plus! Siméon est captif ! et vous voulez encore m'enlever Benjamin | Non, mon fils ni
avec vous; car son frère est mort et lui seul est
resté; si quelque mal lui arrivait dans la terre Où vous allez, je mourrais de douleur.” Ce.
pendant la disette augmentant toujours dans le
nous sommes |
MOISE
’étendit sur tous les 4 t sur le pays de Cha:.!
Ce patriarche, ayant!
en Egypte, y envoya ne garda près de lui alt, à cause de son vât quelque malheur fants de Jacob se pré.
a0n Sans savoir qu’il!
es reconnut et affecta nt. “Vous êtes des S venus ici que pour!
ns fortifiés de l'IE.
ent-ils, nous ne del blé; nous sommes!
asteur du pays de!
est resté avec notre!
’—“Je vais vous!
1e sortirez d’ici que!
venu; envoyez l’un | Jours après, Joseph | retint en otage que | hercher Benjamin. | [ACOB À CHANAAN. | Chanaan, ils furent 1 vidant les sacs de À rain qu'ils avaient | b tout ce qui leur u'ils avaient faite | leur dit: “ Joseph | Vous voulez encore on fils n'ira point | ort et lui seul est ait dans la terre e douleur.” Ce.
toujours dans le
HISTOIRE DE JOSEPH. 53 pays de Chanaan, Jacob se vit forcé de renvoyer ses fils en Egypte, et de laisser partir avec eux Benjamin. Il leur donna des présents pour le premier ministre de Pharaon, et leur commanda de reporter l'argent qu'ils avaient trouvé dans leurs sacs, de peur que eela n’eût été fait par mégarde.
8. SECOND VOYAGE DES FRÈRES DE JOSEPH.— Lorsqu'ils se présentèrent à Joseph, celui-ci dit à son intendant de les conduire dans son palais et de ieur préparer un festin. Ils furent d’abord saisis do frayeur quand l’intendant de J oseph les conduisit à la nraison de son maître, mais cet oficier les rassura. Il leur présenta de l’eau pour laver leurs pieds e introduisit dans la salle du festin, Quand «222 parut, il leur demanda des nouvelles de leur vieux pére, Aprèsavoir reçu leur réponse, il jeta les yeux sur Benjamin et ajouta: “Est-ce là votre jeune frère dont vousme parliez ? Que Dieu vous soit miséricordieux, mon fils!” En prononçant ces mots, Joseph sentant qu'il ne pouvait plus retenir ses larmes, se retira dans une autre salle et pleura. Il se lava ensuite le visage, pour effacer la trace de son émotion, et revint manger aveo ses frères,
Le lendemain il les congédia; mais, voulant encore les éprouver, il commanda à son intendant de leur donner du blé, de remettre leur argent dans leur sac, et de cacher sa coupe d'or dans celui de Benjamin. Lorsque, joyeux de l'accueil qui leur avait été fait, les enfants de Jacob se furent éloignés, l’intendant, sur l’ordre de Joseph, se mit à leur poursuite et leur reprocha d’avoir dérobé la coupe de son maître. Tous affirmèrent n’avoir commis ce crime ct cependant la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin. Les enfants de Jacob déchirèrent leurs vêtements et retournèrent près
b4 DU DÉLUGE À MOISE,
île Joseph pour lui demander grâce en faveur de icur jeune frère, ‘Mon père mourra de douleur, | disait Juda, si je me présente devant lui sans Me être accompagné de Benjamin; j'ai répondu de sa ré vie, permettez que je reste prisonnier à sa place.” Mét: 9. JOSEPH EST RECONNU PAR SES FRÈRES. — ét Alors Joseph ne pouvant se contenir davantage, te fit sortir tous les assistants qui étaient auprès de tré lui et dit à ses frères d’une voix entrecoupée de À sauglots: “Je suis Joseph! Mon père vit-il en- $eF core?” Ses frères ne pouvaient lui répondre, tant sa il étaient effrayés à son aspect; mais il les rase mo sura en disant: “ No craignez rien, car c’est pour Qu votre bonheur à tous que Dieu m'a placé ici, Ha. ma tez-vous d'aller vers mon père et dites-lui qu'il vienne; je lui ferai donner une terre fertile en pâturages. Annoncez-lui ma gloire et ma puissance et amenez-le près de moi.” Puis il se jeta au cou de Benjamin, l'arrosa de ges larmes, et embrassa tous ses frères avec une égale affection.
haraon sut ce qui s'était passé et approuva tout ce qu'avait fait Joseph. Il l'engagea à faire venir en Egypte son père avec tous les siens, et chargea ses frères de magnifiques présents, Jacob ne put croire au récit que lui firent ses fils ; mais quand il vit les chars et les présents qui lui étaient envoyés, il se ranima et s'écria avec transport: ‘Joseph, mon fils bien-aimé, vit #ncore | Je veux partir sans retard afin de le voir avant de mourir,” 10, Eragcissemenr pes Hésreux EN Ecvpre.
(2076). oseph, auquel Juda vint annoncer l’ar. rivée de leur père, fit atteler son charetalla à sa rencontre, Dès que Jacob fut près de lui, il se jeta à son sou et lui dit en pleuränt: “Je mourrai heureux maintenant que j'ai vu votre visageetque vons vives MBuère
OISE
râce en faveur de iourra de douleur, devant lui sans j'ai répondu de sa nnier à sa place.” R SES FRÈRES.— ntenir davantage, étaient auprès de x entrecoupée de [on père vit-il enlui répondre, tant , mais il les ras- 0, Car c’est pour ‘aplacéici, Hi.
et dites-lui qu’il rre fertile en pâeb ma puissance il se jeta au cou nes, et embrassa ction.
assé et approu- Il Lee à > avec tous les nagnifiques pré.
it que lui firent s et Îles présents nima et s’écria Is bien-aimé, vit d afin dele voir
UX EN EavpPre.
& annoncer l’ar- *etalla à sa reni, il 8e jeta à son ourrai heureux ‘que vons vivez
h vint annoncer au roi l’arrivée de à son père et deses frères et les lui présenta. Pharaon demandé quelle dati profession, ils de Joseph, qu'ils comme l'avaient nce leur donna la
dans le sépuicro de ses pères,
M puis il ft approcher ges deux fils Doassé, afin
Epbraïm et Maque le vieillard les bénît.
es ichémites, et annonça que Juda “Et vous, Juda, Œlui dit-il, vos frères Vous loueront et les fils de 4 Prosterneront devant vous. Le | e Ï 1 VOS mains jusqu'à ce Me vienne celui qui doit être envoyé, le Messie, l'attente des nations.”
Après qu'il eut ainsi parlé à ses enfants, Jacob FCommanda encore do l’ensevelir dans la caverne
que son ère venait d'expirer, le tint pendant longtemps
+ Il ft embaumer p°2 Corps et alla j’ensevelir lui-même dans le pays hanaan, Les ministres de Pharaon, les officiers ais ot les grands de l'Ecypte l’accompa- Bucrent, et tous les Egyptiens Célébrèrent les fané-
5e DU DÉLUGE A MOUSE.
raiiles de Jacob avec une pompe vraiment royale. Ë 12. Mort ne JosEPH.—Joseph retourna en M
8ypte avec toute sa famille. Il vit les enfants d'Ephraïm jusqu'à la troisième génération, et s'éteignit à l’âge de cent dix ans. Sur son lit de mort 1l dit à ses frères: “Je meurs, et Dieu vous visitera ct vous fera remonter de cette terre à celle
que a promis de donner à Abraham, à Isaac et à
acob, et alors vous cmporterez mes os avec M vous.” Moïse, en effet, emporta les restes de cet À
auguste patriarche, et après la conquête de la
terre promise ils furent ensevelis à Sichem dans |
de champ que Jacob avait acheté des Amorrhéens. (
QUESTIONNAIRE —]1, Pourquoi Joseph fut-il détesté de É ses frères ? Quels songes lui vrésagèrent sa grandeur ?