SAMSON, HÉLI, SAMUEL. A
champ, tandis que les autres préparaient le bois pour offrir un sacrifice d'action de grâces à l'Eternel. Un grand nombre d'habitants de Bethsnméès ayant alors enfreint la loi qui défendait de regarder l'arche du Seigneur lorsqu'elle n'était pas voilée, fut frappé de mort. Ronol d'é- Page par un aussi terrible châtiment, les
ethsamites n'osèrent conserver l'arche au milieu d'eux; ils envoyèrent proposer ‘uux habitants de Cariathiarim, autre ville de la éribd de Juda, dela placer parmi eux. Ceux-ci vinrent chercher l’arche du Seigneur ct la conduisirerit dans la maison d'Abinadab, située dans la partie la plus élevée de
leur pas.
5. SAMUEL. — Samuel ‘Jevenu juge était parvenu à proscrire le culié des idoles et dès lors Israël retourna vers Dieu. Mais l'oppression des Philistins pesant toujouts, sur la nation, Samuel la convoqua à Maspha où, après une pénitence d'un jour, il offrit à Diéü un holocauste. A peine avait-il achevé le sacrifice que les Philistins, accourus pour surprendre les Israélites au milieu do leurs cérémonies religieuses, commencèrent l'attaque. Aussitôt la foudre gronda avec un bruit terrible et l'Eternel fit fondre sur lc ennemis un orage si violent, que, prenant la fuite, ils abandonnèrent aux Israélites toutes les villes qu'ils possédaient, depuis Accaron jusqu’à Geth.
6. ÉTABLISSEMENT DE LA ROYAUTÉ.—Samuel continua à rendre la justice dans Israël. Quand il sc sentit affaibli par les années, il établit ses deux ls Joël et Abia pour remplir ses fonctions à Bersabée, dans le midi, tandis qu'il s'en acquittait lui-même dans le nord, Mais ses fils ne suivirent pas la voie qu'il leur avait tracée; ils se laissèrent
corrompre par les présents. Alors tous les anciens d'Israël se rassemblèrent à Ramatha et prièrent Samuel de leur donner un roi our les gouverner. Samuel consulta l'Eternel, qui lui dit: “ Faites tout ce que le peuple vous dira ; Car ce n'est pas vous qu'ils rejettent, c'est moi, pour que je ne règne plus sur éux. Écoutez donc à présent leur de. mande; mais auparavant représentez-leur avec assurance quel ser4 le gouvernement du roi qui ré. gnera sur cux.”. . :
Samucl exécuta:}és ordres de l'Eternel, et dit au uple : “ Voici ceqüe sera le roi que vous demanke + Îl prendra vs fils pour conduire ses chars et our en faire des cavalicrs qui marcheront devant ui; ilen fera des tribuns et des centurions pour son ‘armée, des laboüreurs pour cultiver ses champs, des moissonneurs pour recueillir ses blés, des ouvriers pour fabriquer ses chariots et ses armes. Il prendra vos fllos pour apprêter ses par. fums, le pain ct les mets. de sa table, T1 prendra encore les meilleurs de vos Champs, de vos vignes et de vos oliviers pour ses serviteurs, Il vous enlèvera la dîme de toutes vos récoltes pour ses eunuques et ses esclaves, Il prendra vos servi. teurs, vos servantes, les jeunes gens les plus robustes ainsi que vos animaux domestiques, et les fera travailler pour lui” Malgré cette vive peinture du despotisme d'un roi qui abuse de son pouvoir, le peuple persévéra dans ses sentiments,
et Samuel, d'après l’ordre de Dieu, condescendit à 5a demande,
ment se vengea-t-il d’une injure quo lui avait faite son beau-père? De quell
tous les anciens atha et prièrent our les gouverlui dit: “Faites ar ce n'est pas pour que je ne présent leur deez-leur avec as- | du roi qui ré.
ernel, et dit au que vous deman.
re ses chars et cheront devant enturions pour cultiver ses ueillir ses blés, chariots et ses prêter ses pare. Il prendra de vos vignes k, Il vous enoltes pour ses dra vos servi.
s les plus romestiques, et ré cette vive abuse de son s sentiments, condescendit
ace de Samson ?
s révela-t-il ça épouse? Comavait faite son Jour mettre en
RÊGNE DE SAUT, 101
fuite les Philistins? Comment perdit-il sa force? A quel supplice le condamnèrent sus ennemis? Com. ment mourut-fl?
Israel? Racontez la naissance de Samuel,
fut-cllo d'abord conduite? Quelle faute commirent les Betlsamites? Combien d'entre eux furent punis? Où conduisit-on l'arche ensuite? 5. Quelle victoire Samuel
CHAPITXKE VI.
1. Eceorion er SAcRe De SAur. Il y avait dans la tribu de Benjamin un homme illustre du nom de Cis, dont le fil, appelé Saül, était d’une taille et d’une beauté remarquables. Son père l'ayant un jour envoyé chercher des finesses qui s'étaient égarées, il se présenta à Samuel pour le consulter. Or, la veille, Dieu s'était montré au prophète et lui avait dit: ‘ Demain, à cette heure, je Vous enverrai un homme de la terre de Benjamin, que vous sacrerez roi en Israël: il sauvera mon peuple de la main des Philistins.” Samuel reçut donc Saïül avec de grands honneurs, et, l'ayant pris à l'écart, il lui versa l'huile sainte sur la tête, en disant: Par cette onction, je vous consacre au nom de l’Eternel et vous fais prince sur son peuple que vous délivrerez de a main des ennemis qui | pr Saül s’en retourna dans 8s
102 DS MOISE À SALOMAN.
famille où il ne
parla pas de ce
où 1 lent Jait
mur!
outr:
Le sort tomba sur la tribu do Benjamin Pou:
uis sur la famille de Métri, et enfin sur Saül, fils M en 62
e Cis. Les Israélites cherchèrent l'élu de Dieu, H oùi
* mais ne le trouvant point, ils consultèrent l'Eter. ” nel, et apprirent qu’il se tenait caché dans Ja mai. LS son de son père. ls y Coururent, le ramenèrent avec nité,
eux, et Samuel le proclama roi au milieu de vives ne
acclamations. I] Jut ensuite terne
à sou
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peuple, et Saïül retourna sembl
dans sa demeure de Gabaa, suivi de cux ui étaient més, (
inspirés de Dieu. Mais les enfants de Bélial re- Le pr
fusèrent de lui offrir les présents d’usage et pronon- vais
cèrent contre lui des paroles de mépris que Saü} M
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“a VeurS Quand le soleil sera dans ga force.” En 2.4 effet, le area il divisa son ermée en trois je ‘yant
Corps, pénétra au milieu du Camp des Ammo- combat
nites, et les frappa du glaive jusqu'au moment as
s'était passé,
nvoqua le peutribu ct à chae Seigneur pour tic de la dignité à do Benjamin, à sur Saül, fils l'a de Dieu, Jtèrent l'Eter.
8 dans la mai.
imenèrent avec iilieu de vives set les devoirs dans un livre
Saül retourna Ux qui étaient de Bélial reage et prononpris que Saü}
AMMONITES montrer qu’il habitants de
des Ammo-
il fit appel à ille hommes e trouvèrent.
Ilen rents de Jabès arrivera des force.” En 6e en trois les mo- AU morent
RÈGNE DE SAUL, 103 où le soleil devint le plus ardent, Le peuple, dans l'enthousiasme d’une victoire aussi éclatante, voulait qu'on fit mourir les factieux qui avaient osé murmurer contre le nouveau roi, et qui l’avaient outragé; mais Saül eut la sagesse de s’y opposer. Pour pNasr des bonnes dispositions du peuple j en sa favour, il le convoqua tout entier à Galgala à où il se fit de nouveau reconnaître pour roi.
8. ABDICATION DE SAMUEL.— A vant de terminer les réjouissances qui signalèrent cette solennité, Samuel entra, pour ainsi dire, en jugement avec le peuple. Ille somma, en présence de l’Eternel et de Saül, son élu, de rendre i oignage à sou gouvernement, protestant qu'il était prêt à réparer les torts qu’il aurait pu faire. Toute l’assmblée s'écria: “ Vous ne nous avez point opprie més, et vous ne vous êtes pas laissé corrompre.” Le prophète montra ensuite que le peuple ne pouvait pas se rendre à luimême un semblable témoignage, car il avait été souvent ingrat envers l'Eternel qui l'avait comblé de bienfaits, Il l'exhorta à être docile à l'avenir, et avertit le nou- ‘eu monarque que le sort de sa dynastie dépendait entièrement de sa fidélité aux ordres de Dieu.
4 PRE FAUTE DÉ SAUL.—Après l’abdication de Samuel, tout le peuple s'était retiré dans ses tentes. Saül n'avait conservé de son armée que trois mille hommes d'élite; deux mil'e L restaient avec lui soit À Machmas, soit sur la monæ tagne de Béthel, et nille avec Jonathas son fils, 1 Pour attaquer les Philistins, qui avaient fait inva, sion sur les terres des Hébreux. Jonathas les p “Jent vaincus, les Philistins se soulevèrent pour
combattre Israël ; ils assemblèrent leurs forces er vinrent camper à Machmas, avec trente mille honae
mes montés sur des chariots, six mille cheveux et un peuple aussi nombreux que le sable de la mer. Les Israélites, épouvantés, se cachèrent dans les cavernes, dans les rochers, dans les forteresses, eb ceux mêmes qui s'étaient réunis à Saül, enfer. mé dans Galgala, partagenient cet effroi général, À cette frayeur se mêla bientôt le découragement : Samuel avait dit qu'après sept jours il viendrait dans le camp offrirà Dieu un sacrifice, pour le ren. dre favorable à son peuple. Le prophète ne paraissant pas, les soldats étaient Consternés ; alors Saïül ne pouvant contenir son impatience ge rendit coupable, en offrant lui-même l’holocauste, Il achevait à peine lorsque Samuel vint a lui: « Qu'’avez. vous fait ? lui dit le prophète, vous avez agi comme un insensé et vous n’avez pas gardé le comman. dement que le Seigneur vous avait donné. Si vous
v’aviez pas fait cela, l'Eternel aurait affermi votro |
royauté sur Israël, mais ‘elle ne subsistera point, L'Eternel cherchera un homme selon son cœur et l’établira sur son peuple, parce que vous n’avez point observé ce qu'il vous avait comman. dé.” Cette menace, qui ne s’accomplit que lors. que Saül fut tombé dans une nouvelle faute, éloigua de luila plus grande partie de son armée. Alors Dieu se servit de son fils Jonathas pour sauver Israël.
5. NouveLzes vicrommxs ne SAUL.—Jonathas sortit un jour secrètement du Camp avec son écuyer et surprit dans un poste avancé quelques Philis tins qui, se croyant trahis, donnèrent l'alarme : tous s'enfuirent alors et tournèrent leurs armes les uns contre les autres, Saül, témoin de ce dé. sordre, fondit aussitôt su les ennemis av
ON
nille chevsux et sable de la mer.
ièrent dans les les forteresses, s à Saül, enfer.
€ffroi général.
écouragement :
urs il viendrait ce, pour le renohète ne paraisés; alors Saïül se rendit couuste, Il acheui: 4 Qu’avez.
Avez agi comme 6 le comman.
lonné. Si vous à affermi votre bsistera point, lon son cœur que vous n’avait comman.
pli que lors.
lle faute, éloile son armée, has pour sau.
L.—Jonathas ec son écuyer lques Philis nt l'alarme; leurs armes in de ce dé.
S avec ce qu iue son cou.
| rage,
RÈGNE DE SAUL. 105 il maudit et dévoua à la mort quiconque prendrait de la nourriture avant que la victoire ne fût complète. Tous respectèrent ce serment, mais Jonathas n'en ayant pas été instruit, mangea d'un rayon de miel sauvage qu'il trouva dans un bois, Le soir, après la défaite des Philis. tins, Saül éleva un autel au Scigneur et le consulta pour connaître sa volonté; mais le Seigneur ne répondit point.
Alors le roi, comprenant qu'un crime avait été commis, rassembla son peuple et dit: “ Celui de vous qui est coupable, fût-ce mon fils J onathas, gra puni de mort. Mettez-vous tous d’un côte, moi je me mettrai de l’autre avec mon fils, et nous consulterons Dieu.” Le sort étant tombé sur Jonathas, son père voulut savoir do quel crime il s'était rendu coupable, “ J'ai goûté un peu de miel à l'extrémité du bâton que j'avais à la main, ré. pondit Jonathas, et voilà que je meurs.” La ter. rible sentence de mort prononcée par Saül allait être exécutée lorsque le peuple, prenant la défense du coupable, s’écria: Non, il ne mourra pas; c'est lui qui aujourd’ hui a sauvé Israël d’une ma, nière merveilleuse, Dieu est donc avec lui; ilne doit pas tomber un seul cheveu do sa tête.” C’est ainsi que la reconnaissance du peuple sauva ce héros,
6. NouvezLx rAUTE DE SAUL.—Nous voici arrivés à l’époque glorieuse où Saül illustrant son règne par de nouvelles victoires, fut tour à tour vainqueur des Moabites, des Ammonites, des
domites, des Philistins et des rois de Soba, en ün mot, de tous les peuples qui l’environnaient. Après tant de triomphes Samuel vint lui ordonner, au nom de l'Eternel de marcher contre les Ama-
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lécites, ces terribles ennemis d'Israël, d’en anéan. tir la race et de détruire, sans exception, tout ce qui appartenait à ce peuple.
Aussitôt, pour exécuter les ordres du Seigneur, À ne & Saül fit appel à ses sujets, enrôla plus de deux cent mille guerriers sous ses étendards et marcha gra contre cette nation. Il extermina le peuple, mais W 6clu il épargna Agag son roi, et conserva la meilleure tête partie du butin. Samuel descendit à Galgala où &E 8 trouvait Saül, pour lui reprocher son crime. Comme M non il s’excusait, en disant qu'il n’avait conservé une M hais partie du butin que pour l'offrir en holocauste au trist Seigneur: “ L'obéissance, répondit le prophète, ge vaut mieux que le sacrifice; puisque vous avez re- D Alor jeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous rejette ; quel il ne veut plus que vous régniez sur Israël.”
Après avoir prononcé ces terribles paroles, Sa- Æ ente mue] voulait se retirer, mais Saül le retint si fort | joue. par son manteau que le vêtement se déchira. “Ainsi, env s’écria le prophète, le Seigneur a déchiré aujour- D les f d'hui entre vos mains le royaume d'Israël pour le Æ sais donner À un autre qui sera meilleur que vous.” D ça h: En même temps, pour exécuter le loi de l'ana- 9, thème, le prophète se fit amener le roi d'Amalec, E firer et ordonna qu'on le mît à mort sous ses yeux. Israi
7. ELEcTIoN pe Davin.—Samuel pleura sur Æ je S Saül parce que le Seigneur se repentait de l'avoir sence établi roi d'Israël. A Îa fin l'Eternel lui dit : “ Jus- des : ques à quand pleurerez-vous Saül, puisque je l'ai rait ] rejeté? Emplissez votre corne d'huile; je vous en- Pend verrai vers Isaï à Bethléem, car je me suis choisi un parm roi parmi ses fils.” Samuel alla donc à Bethléem, avec y fit un sacrifice, et appela les enfants d’Isaï. Il les mais présenta tous à l'Eternel, mais l'Eternel ne choisit À aucun de ceux qui étaient venus au sacrifice. Alors