‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 13 sur 105 · D'HYGIÈNE. 4 MERE DE LA PREMIÈRE ENFANCE · texte numérisé non relu

D'HYGIÈNE. 4 MERE DE LA PREMIÈRE ENFANCE

Dans les premiers jours après la naissance , l’enfant est faible; il laisse aller sa tête ; il ne voit pas encore, il n'entend pas; ses cris sont peu étendus, sa chair est molle, ses os sont encore en partie cartilagineux ou très-flexibles. Cependant le volume de lencéphale est considérable, les yeux sont très-gros ; les testicules, chez les mâles, ont ordinairement dépassé l’anneau inguinal. Mais les forces me tardent pas à croître : on reconnaît leur augmentation à ce qu’il pleure plus souvent, dort davantage et a plus besoin de téter. Le sens de la vue, puis ensuite celui .de l’ouie, entrent en action. Il recherche la lurnières : les sons bruyans l’agitent. Alors son éducation commence réellement ; l’odorat cependant n'existe pas encore. Du septième au quatorzième mois commence, dans un ordre régulier , l’éruption des 20 dents de lait. Elle n’est terminée que vers quatre ans. On voit paraitre d’abord les incisives moyennes inférieures, puis les supérieures ; ensuite les incisives latérales inférieures , puis les supérieures; viennent après les canines , 1es petites et les grosses molaires. | C'est vers le douzième mois que l'enfant commence à essayer des sons, à marcher et à pouvoir retenirses excrémens. L’ossification des os du crâne, de la face, de la poitrine, du bassin et des membres, n’est pas encore achevée, mais elle est très-active. De là les maladies du système osseux, qui se prolongent, mais eu diminuant toujours de fréquence, jusque dans la -deuxième enfance. CE L'appareil digestif est doué d’une grande activité: aussi la faim est impérieusé"et ne peut être supportée. D'un autre côté les maladies de cet appareil sont facilement provoquées. La’ respiration est fréquente - -et.la circulation rapide::Le poulsdonne go à 100 pul- »sations en une minute. Un tissu cellulaire graisseux abondant arrondit toutes les formes; et donne aux enfaus des deux sexes une apparence semblable,

«98 18 "0 ÉLÉMENS | Cet âge se distingue particulièrement par la pré-

dominance de l’encéphale, qui est dans un état de développement et d'activité hors de proportion avec celui de tous les autres organes. Le cerveau est au réste du corps comme. 1.est à 12. C’est aussi dans ce temps de la vie que nous apprenons peut-être le plus de choses. Les maladies à cette époque , ét surtout celles auxquelles donne toujours lieu Péruption des dents, se compliquent fréquemment desymptômes cérébraux, tels que somnolence , convulsions , ete.

DE LA SECONDE ENFANCE. di Cet âge commence à la chute des dents de lait. Ea coustitution acquiert plus de force; la différence des sexes se prononce moins encore par celle des formes que par celle des instincts, dont l’opposition s'annonce déjà. Le tissu cellulaire graisseux , encore abondant, tend à le devenir de moins en moins. Par-là, les:

enfans s’éloignent de la constitution lymphatique ét de toutes ses prédispositions morbides, auxquelles ils … participaient. L'activité de l’encéphale est toujours | considérable ; le rapport du cerveau avec le reste du : corps est encore comme 1 est à 25; mais sa prédominance diminue par degrés. L'appareil digestif, au

contraire , acquiert plus de puissance ; en même temps l'appareil circulatoire et le systèine musculaire se développent successivement, et leur influence ‘

devient , de jour en jour, plus marquée. :

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Et DE L'ADOLESCENCE.

Elle s’annonce par une grande révolution dans toute l’économie, révolution par suite de laquelle les | individus vont cesser de vivre pour eux seuls, et commencer à vivre pour l’espèce. Les organes de la géné- … ration devieunent le principal siége de l’activité vitale et le premier mobile des changemens physiques etmo. raux, Leur développement s’annonce, dans les deux

' D'HYGIÈNE. Lite sexes, par un changement de la voix, plus marqué chez les garçons : de grêle qu’elle était, elle devient d’abord rauque, puis grave ou sonore. En même temps il y a apparition des poils sur le pubis , aux ainés et aux aisselles, etc. Chezles femmes, la puberté est signalée par des phénomènes particuliers , parmi lesquels on doit placer au premier rang létablissement de la menstruation et le développemenit des mamelles. L'apparition de ces derniers phénomènes est d'autant plus précoce que le climat est plus méridional , et que, dans les âges précédens , la:sensibilité a été plus exercée. Les deux termes extrêmes se reuferment entre la huitième et la dix-huitième année., Dans nos contrées, elle a lieu vers douze ans dans les villes , et quatorze où quinze ans dans les campagnes. À cette époque, les jeunes filles exigent une attention particulière de la part de leurs mères : la plus légère imprudence, retardant lirruption des règles, peut. devenir l’origine de maladies graves ; souvent'elle décide de la santé de toute la vie. D’ailleurs, on voit à l’avance survenir des accidens précurseurs , qui ne permettent pas de se tromper sur la cause, On remarque le plus constamment le besoin de ‘Ja solitude, et la répugnance pour lesoccupations ha- “bituelles ; il y a morosité, disposition au chagrin, à la crainte, pleurs sanssujet , désirs vagues:sans objet dé- "terminé, et qui ne causent que de la fatigue. En même temps se développent les signes d’une pléthore générale , tels que maux de tête , bouffées de chaleur au visage, vertiges, palpitations , sommeil troublé par des rêves, éruptions variées à la peau. La jeune fille DRIONTE des douleurs dans les lombes, dans le sein , … des lassitudes dans les cuisses et dans tous les memi NE Ces symptômes acquièrent souvent assez d’in< tensité pour constituer une maladie ; mais ils cessent aussitôt l’éruption des règles.

… Chez les garçons, l'établissement de la puberté a lieu sans orages. Le moral seul éprouve d’assez grands . changemens ; c’est pour eux , comme pour l'autre

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sexe , le temps de la mélancolie.et de Héds accidens nerveux dont l’origine est daus la vitalité PRU'ÈME de l'appareil:g oénilal. :

… Dès ce Hbment, la différence des deux sèxés se prononce, tout-à- fit et l'achèvement de l’organisation s avance ra pidement. Les systèmes respiratoire et cireulatoire acquièrent progressivement la prédomibance sur les autres appareils, ce qui s'annonce par la fré équence des hémorrhagies et par Paugmentation de la caloricité; on voit disparaître les scrophules ; le rachitisme, les téigues les maladies éonvulsives propres à Len ab Mais Had vers la fin dei cette fé riocle , les poumons sont principalement menacés ils deviennent le,siége d'inflammations, d'hémorr bagies, qui sigualent trop souvent tes cE ae et les premiers, temps de l’âge adulte. D'un autre côté, le sut - | croît desensibilité ANT sont pourvus les: o\eses gé nérateurs, ainsique cela a lieu toujours dans les premiers dévelop )pemens d’une faculté nouvelle ; porte les adolescens aux jouissances de Pamour. De là des

maladies de la colonne vertébrale, des irritations de.

poumons et des p'édispptrns à n. phühisie.

; a PROS SR à RARE DE L'AGE ADULTE. , tTRELR?

L'âge: adults commence au moment où cesse l’ac-

Mur da corps en hauteur, où l’ossificätion a acquis lPétendue nécessaire. Al se divise en tr o1$ époques mar quées par des états organiques dif Hérens. Dans la première, l'accroissement du corps en lar geur s'achève; les mustles acquièrent tout leur dé veloppéement À toute leur force; les parties antérieus. res .ct supérieures du cerveau CCI UERT a croître ; : les, fonctions organiques possèdent toute leur puis2 sance, et leur imite est assez également répartie : aussi Ace alors que l’homme est lé plus propre Me

lines à l'acte de la génération ; ; cependant les appa= d

reils respiratoire et circulatoire restent le siége d'un

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surcroît d'activité qui ne cesse complétement que Yers trente-cinq ou:trente-six ans. C’est À peu près à cet âge que se.termine la période de jeunesse ou de virilité croissante dont: nous venons de païler. Elle fait place à un état stationnaire qui dure jusqu’à la quarante-cinquième ou ciñiquantième année , et pendant lequel l'appareil gastrique acquiert la prédominance ; le veutre fait saillie et se charge de graisse; la secrétion de la bile devient plus activé ; la circulation se ralentit et le Sang veineux est plus abondant. C’est dans cette période que cesse l'accroissement du cerveau. Elle est suivie de la virilité décroissante, dont le commencement est marqué par l’affaiblissement de l'appareil de la génération. Alors Ja peau se flétrit et se ride; les cheveux blanchissent et tombent; la puissance musculaire s’affaiblit ; le volume du cerveau et la sensibilité générale diminuent ; l’ossification, qui n’a pas cessé de s'étendre, envahit jusqu'aux cartilages dont la mobilité est nécessaire ; les os deviennent durs plus cassans. En même temps que la circula- LS er encore et fournit moins de sang artériel, l'appareil digestif p'édomine de plus en plus; céperdant l'appétit est moindre, lesexcrétions nesont plus aussi abondantes et deviennent plus difficiles. Aïusi arrive Progressivement la vieillesse. 1 - Chez les femmes , l’époque de décroissance est annoncée par une. révolution analogue à celle de l’affaiblissement des:organes de la reproduction chez ‘homme ,. mais bien autrement marquée, La menstruation se supprime. AU |

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| " DAT om md VIEILLESSE.

Cet âge se divise en deux époques variables dans leur durée ; et difficiles à préciser : la vieillesse pro= Prément dite ‘et la décrépitude, A ie * Les changemens qui marquent la virilité décroisaute:se prononcent davantage. L’épiderme est plus

; Li tn épais et plus sec; la peau, moins perspirable , se prête mal à l'absorption et à la transpiration. Les petits vaisseaux deviennent moins nombreux, ét disparaissent dans beaucoup de parties : c’est ce que rouvent la rareté des maladies inflammatoires et la difficulté d’injecter le système capillaire dans le vieillard. Le sang est plus noir, moins fibrineux. L’embonpoint du corps diminue presque toujours. Au reste, on a remarqué que les vieillards dont l’habitus est sec vivent plus long-temps que ceux qui sont chargés de graisse, Le système musculaire s’affaiblit; les mouvemens sont lents et tremblans; la voix est. cassée. Cet affaiblissement musculaireest porté, dans la décrépitude, au point qu’il y a impossibilité de retenir la salive, les urines et les matières fécales. Les véicue séminales s’effacent ; la secrétion du sperme” cesse. Wependani l’ossitication continue à s’accroître; elle rend les os secs et fragiles. Les cartilages intervertébraux s’ossifient en diminuant de volume. Le corps des vertèbres s’aplatit également : de Jà ure taille voûtée et diminution de la stature. Enfr#, l’os-! sification envahit les cartilages des côtes et des arti-! eulations , dont elle détruit la mobilité; elle encroûte lesartères et les veines, en un mot, ’elletend à sem parer des parties même qui exigent le plus de mobilité: Aussi, la respiration difheile et incomplète, et la circulation ralentie d’un quart au moins, et embarras-, sée, deviennent fréquemment cause d'asthme, d’apoplexie ; la chaleur vitale diminue , ainsi que la puis-" sance de résister au réfroidissement ; les veines se laissent distendre et forment des varices. En même temps , les organes digestifs opèrent mal leurs fonctions; l'absorption et la nutrition languissent; et l'encéphales’affaiblit. Du changement organique général résulte la faiblesse dans l'exercice des fonctions. Elle est bien sentie par le vieillard: aussi est-il dur, craina tif, égoïste, opiniâtre, cie. Hs: dati La vieilesse est plus précoce chez les femmes que . chez les hommes. On peutdire qu'elle succède immé-

FE D'YGIENE. D 25 diatement à la cessation de la menstruation’; au moins dès ce moment elle arrive par une marche de décroissance progressive et régulière. L'âge critique et la vicillesse arrivent vers trente-cinq ans dans les

pays méridionaux, et vers quarante-cinq à cinquante

dans nos climats, mais toujours plus tôt chez les femmes délicates, qui ont mené une vie sédentaire, que chez les autres. Divers signes précurseurs annoncent que les règles vont cesser de paraître. D'abord, diminution de l'écoulement aux époques menstruelles., augmentation de l'intervalle qui en sépare les retours, puis irrégularité dans leur apparition ; assez souvent des fleurs blanches les suppléent pendant quelque

temps. Lorsque les phénomènes de la suppression des

règles suivent cette marche, elle ne donne ordinairement lieu à aucune incommodité grave : autrement, elle devient la cause de maladies dangereuses. Avec la menstruation cesse l’influence exercée par les organes génitaux sur l’économie ; et en même temps que les ovaires s’atrophient , que la cavité de la matrice s’efface, lesséins diminuent de volume le corps perd ses formes arrondies ; la peau s’épaissit, brunit, se couvre souvent de poils; le caractère même de la femme change, et se rapproche de celui de Vhomme. | Nous venons de parcourir l’histoire abrégée des différens âges ; nous avons vu que dans l’enfance l'appareil nerveux et le tissu céllulaire prédominent ; dans ladolescence , les organes les plus vivans et les plus influens sont ceux dela génération; À fin de l'adolescence et le commencement de l’âge adulte sont marqués par la suractivité des appareils circulatoire et respiratoire ; dans la virilité stationnaire ou confirmée, le système digestif acquiert la principale influence; enfin, dans la vieillesse, toutesles fonctions Jauguissent, s'effacent, pendant que l’ossification tend à envahir toutes les parties de l’économie. Ainsi & l'homme depuis sa naissance jusqu’à sa mort, dans les

“diverses époques de sa vis, passe, en quelque sorte,

d ?, € , 24 & ÉLÉMENS $ L FE ï ‘ ‘e - nd te par tous les tempéramens, et éprouve successive He toutes les prédispositions morbides qui sont proprés à chacun d'eux. Cette vérité est d’une prandes Fin sit tance en hygiène. ta

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