‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 14 sur 105 · CHAPITRE NE · texte numérisé non relu

CHAPITRE NE

DE L'INFLUENCE sn SEXES.

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Nous avons déjà vu qu 'avañt la puber té la die rence entre le mâle et la femelle était peu tran= chée dans les formes extérieures, et qu’elle rési= dait presque entièrement dans les instincts et les par: * tiessexuelles. Mais, aussitôtque celles-ci ontacquisleur développement, cette similitude équivoque disparaît, et un rôle nouveau commence pour chacun 1 d'eux,

Chez la femme, ces organes deviennent la base de la structure entière ,; et c’est avec raison que l’on a. dit: Propter solum uterum mulier est id quod est. Leur action sur son moral a lieu dans presque tous “ | instans de la vie, tandis que chez l’homme elle n est. que hinentanée, et beaucoup moins puissante : on | voit en cffet survenir fréquemment chez la femme des

” dérangemens physiques et moraux qui ne Se qu’à son EE Chez l homme, 3 en est ra rement ainsi. me

Nousne présenterons point un bleu des Aittére hé |

* ees extérieures existantes entre les deux sexes, soit sous | le rapport de la taille, soit sous le rapport: des formes : ce serait dire ce que tout le moude sait. Il nous !

suflira de faire connaître les dHHérences Que | en décrivant un seul individu. ;

L Chez la femme, comparée à l’ homme , l'encéphale |

en totalité estmaiiis gros; les lobes antérieurs du cer- | | veau sont moins développés, tandis que les posté- | rieursle sont davantag ge. Cependantles nerfs sont pres |

| D'HYGIENE. | 25 gros et plus mous: de là plus de sensibilité et moins de raison. Les parois osseuses de la poitrine sont plus étroites, Ja respiration est moins grande, le cœur moins volumineux, les veines et les artères plus petites, la circulation moins active, le sang en quantité plus petite et moins riche, Le tissu cellulaire, au contraire, est plus abondant : aussi les fluides blancs prédominent ; les os sont plus mous et moins forts, leurssaillies moins marquées, les muscles pâles et faibles ; la peau plus fine, plus douce, plus blanche, dégarnie de poils, excepté au pubis et aux aisselles ; les cheveux sont plus fins et plus longs : il faut remarquer qure leur grand accroissement en longueur date de la puberté. Mais c’est à sa charpente osseuse que la femme doit surtout des formes extérieures particulières. Elles se rapportent à la nature même de 6es fonctions sexuelles : elles sont donc les niêmes partout. Aussi constituent-elles, dans le monde entier, le seul caractère général de la beauté dans les femmes. Le tronc est proportionnellement plus alongé que chez l’homme; le milieu du corps, au lieu de tomber au pubis , est chez elles entre le pubis et l’ombilie. De Jà une taille plus svelte et plus gracieuse. Les clavicules sont plus droites et donnent aux épaules plus de lareur apparente ; le sternnm est plus court et plus relevé en avant: de ces dispositions osseuses il résulie que la ‘poitrine. paraît plus bombée, et offre une place suffisante aux mamelles. Les os dn bassin , plus distans des dernières côtes » Sont plus évasés ; leur capacité estaussi plus grande et leur convexité @n dehors plus considérable dans tous les sens: d’où la largeur des hanches, et en partie la proéminence des fesses et du pubis. Cette dernière, qui d’ailleurs est due en grande partie à des masses de tissu cellulaire graisseux , est liée à la menstruation , Car elle n'existe que chez les singes, qui y sont sujets ; elle commence et finit avec elle. Enfin il y aun d'intervalle plus grand: hez l’homme entre les articulations des fémurs vec le bassin, et ces os se rapprochent par leurs ex

20 - ÉLEMENS ÿ trémités inférieures : C€ qui produitla direction desge- ‘noux en dedaus. Il en résulte encore que les muscles qui prennent leur point d'attache au bassin, et vont delà aux membres inférieurs, occupent un espace plus grand : d’où une grosseur plus considérable des cuisses. Telles sontles principales différences quiexistent entre | le squelette de la femme et celui de l’homme. l Nous venons de voir que la constitution de la fem- À me se rapproche du tempérament lymphatique, ou, plutôt de celui del’enfance. Aussi la femmereste-t-elle, : toutes choses égales d’ailleurs, plus sujetteque lemäle … aux maladiespropres à cet âge, et la puberté chez cbei a moins d'influence pour la disparition des. affections morbides-qui signalaient les époques précédentes, La diète. la fatigue, les maladies, la maigrissent rapidement; mais son embompoint se répare aussi facile. ment, Elle a d’ailleurs moins besoin de nourriture; “elle doitrecourir plus souvent aux-soins de propreté, parce que sa peau est plus sensible et plus sujette aux maladies ; elle doit redouter les affections catarrhales, auxquelles elle est trop prédisposée. L’abus ducoït ;! surtout prématurément exercé, lui est plus funeste. encore qu’à l’homme, principalement-par les maladies nerveuses et utérines dont il-devient l’origine: Enfin, les dérangemens dela meustruation, facilement, provoqués, amènent des accidens graves. Il est vrai: que son genre de vie sédentaire la soustrait à beau: coup de causes morbifiquesque l’homme estcontraint, mais capable de braver. ;

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