DES MALADIES
Les maladies amènent souvent des modifications
organiques qui peuvent se concilier avec l’état de
santé; soit qu'il en résulte augmentation ou diminution d’action de la part de certains appareils, soit qu'il y ait accroissement de leur sensibilité, il se produit toujours alors une mutation dans les fonc-
tions et les actions sympathiques. Ainsi, à la suite des
affections du système digestif, on voit assez sonvent le tempérament changer; de sanguin , il devieut bilieux; les apparences extérieures , les penchans, les prédispositions morbides ne sont plus les mêmes. On sait quelles traces laissent de leur passage Îles. snflammations du foie : la coloration de la peau; les appétits sont modifiés ; le caractère, de facile et de léger qu'il était, devient morose etdéfiant. A la suite des affections de l’encéphale, on voit souvent la mé-
moire rester affaiblie, et plus souvent les souvenirs.
étreeffacés en totalité ou en partie. Il fautalors recom-
mencer l'éducation. Ilest assez rare qu’une maladie de,
ce genre devienne l’origine d’un accroissement d’in-. telligence. Il ÿ en a cependant quelques exemples."
De ce que nous venons de dire il résulte une conséquence très-importante dans la pratique de l’hygiène: c’est que, dès qu'une maladie a existé, quel que bien guerrie qu'elle ait été, elle laisse une pré disposition au retour des mêmes accidens, et l’individu reste moins capable de résistér à l’ordre des causes morbifiques analogues. "4