DES IDIOSYNCRASIES
Il est des individusquine peuvent manger certains mets, sains d’ailleurs, sans éprouver des accidens
graves; ilenestchez qui la circulation est très-rapide,
d’autres chez quielle est très-lente. C’est surtout dans | l'appareil nerveux que se rencontrent ces bizarres | anomalies. Un jeune homme éprouvait une attaque | d’épilepsie en voyant du rouge, un autre en enten-
dant de la musique. On connaît-les effets singuliers de certaines odeurs sur quelques personnes : la rose donne des convulsions ; le tabac, la corne brülée, l’assa fœtida , font les délices d’une femme ; d’autres fois, le tac du velours , du duvet de la pêche, cau- | sent des frissons ou des nausées, etc. Tous ces phé- | nomènes insolites sont des idiosyncrasies. Ils ont pour cause un état organique spécial de la partie où ils se | manifestent ; mais rarement cet état est-il appréciable. | Ils doivent aussi fréquemment leur origine à l’état de | grossesse ou à des maladies nerveuses.
Il est une autre espèce d’idiosyncrasies, et celles-ci méritent des ménagemens particuliers : la santé dé- | pend souvent de leur conservation. Ainsi, quelques individus sont sujets à des sueurs considérables dans quelque partie du corps, à des flux, des hémorrha- | gies , des hémorrhoïdes périodiques. D’autres éprouvent des éruptions cutanées, des maladies pédiculaires régulières dans leur retour. Enfin, souvent, | un moyen employé dans un butthérapeuthique mo- } mentané devient par la suite une idiosynerasie vé- | ritable : tels sont l'emploi des saignées, des purgatifs, à certaines époques de l’année, les vésicatoires, les cautères , etc.