‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 24 sur 105 · HORS 36 ÉLÉMENS · texte numérisé non relu

HORS 36 ÉLÉMENS

nis beaucoup d'hommes finit par devenir impropre à la vie, s’il n’est renouvelé.

La quantité d'acide carbonique contenue dans l'air varie en raison de plusieurs circonstances : elle est un peu plus considérable en été; elle est plus grande dans les lieux où il y a des fleurs, et la nuit, . dans ceux où sont des végétaux. Ceux-ci, en effet, fournissent à l'ombre beaucoup d’acide carbonique :. aussi est-il malsain de se promener la nuit sous des arbres, et de renfermer des plantes dans le lieu où l’on couche. Il en est tout autrement le jour. Les végétaux placés sous l'influence de la lumière dépouillent l’atmosphère.de son acide carbonique, s’en emparent et le remplacent par de l’oxygène. Aussi leur présence est-elle aussi saine à cette époque qu’elle l’était peu auparavänt. Cependant, toutes choses éga les d’ailleurs, comme ils absorbent pendant le jour plus d’acide carbonique qu’ils n’en forment pendant la nuit, leur culture est, en général, avantageuse à. Ja salubrité de l’air.

Propriétés physiques.

Nous n’avons à examiner ici que la pesanteur et la densité de l'air. Nous traiterons de sa fluidité lorsqu’il s’agira des vents. 2

La hauteur de l'atmosphère au-dessus du niveau. de la mer n’a encore pu être appréciée qu’approximativement. Les termes extrêmes se trouvent renfer-. més entre 30,700 toises, plus de douze lieues, et 41,200 toises, ou dix-huit lieues. Les différences dans l'appréciation tiennent-elles à la latitude des’ ! points où les observations ont été faites, à la diversité: des mesures, ou à des erreurs de calculs? Ce n’ést pas ici le lieu de le rechercher. Quoi qu’il en soit, il paraît certain que l’enveloppe atmosphérique est plus épaisse à l'équateur , et qu’elle décroît en profondeur depuis cé point jusqu'aux pôles. Son poids, au niveau. de la mer, est égal à une colonne de vingt-huit pouces de mercure ou trente-deux pieds d’eau. Il.

D'HYGIÈNE. lbs en résulte qu’un homme de stature moyenne éprouve sur toute la surface de son corps une pression dont le total est de 16,000 kilogrammes ou 30,600 livres. Plus le terrain que nous habitons est élevé, moins cette pression est grande ; et, au contraire, plus il est bas, plus aussi elle est considérable. Ainsi l’expérience nous a appris qu’une ligne de diminution dans la colonne de mercure du baromètre répond à une élévation verticale de 12 toises et demie ou de 108 décimètres. FAN

Plusieurs circonstances indépendantes de Péléva- ‘tion peuvent faire varier les pesanteurs relatives de l'atmosphère , appréciables au baromètre; nous les examinerons plus tard. Elles sont toujours en rapport avec les variations de densité.

* L’atmosphère pèse sur elle-même: en sorte que ses couches sont d'autant plus denses, toutes choses égales d’ailleurs , qu’elles sont plus inférieures, c’està-dire que , sous un volume égal, elles renferment un plus grand nombre de molécules. Ainsi, l'air, dans les lieux bas, est déjà 811 fois et demie plus léger que l’eau, et sous une quantité égale en poids, occupe une espace 811 fois et demie plus grand ; si on s’élêve, il devient encore plus rare. En général, quand les hauteurs sont en progression arithmétique , les densités correspondantes décroissent en progression géométrique: ainsi, dans les lieux élevés, l’air non seulement pèse moins, parce que sa profondeur est diminuée, mais encore 1l est moins dense, ses molécules sont plus écartées les unes des autres et occupent un espace plus grand. ;

La densité comparée des couches atmosphériques éprouve en outre des variations bien faibles, il est. vrai, mais en rapport avec leur degré de température. L'air, en effet, comme tous les corps, se dilate FA suite de l’accumulation du calorique: son vo-. ume, dans ce cas, est augmenté sous la même pression de 0,003575 par chaque degré du thermomètre centésimal ou de 0,375 par cent degrés. Des diffé-

58 ÉLÉMENS rences de ce genre nesont pas appréciables au baromètre, parce qu’en même temps l'air se charge d’une plus grande quantité d’eau, comme nous le verrons plus tard. Cependant nous devons tenir compte de cette dilatation qui ‘existe dans les pays chauds, dansé lesmines, et dans certaines usines, car l’organismé vivant perçoit même ces petits changémens et en reproduit les’effets. Le froid, au contraire, contribue efficacement à laisser les diverses couches sous la seule action de la pression de celles qui leur sont superposées. | Ainsi les changemens physiques de l’atmosphère que nous venons d'examiner sont de deux espèces : tantôt il y'a raréfaction de l’air par suite de l’éléva= tion ou de la chaleur, tantôt condensation par suite de l’'abaissement du niveau et par le froid. Nous verrons plus tard quelle est action de l'humidité. Quoi qu'il en soit, ces deux états opposés exercent leur influence principalement sur l'appareil respiratoire ét circulatoire. Ce n’est que postérieurement à eux, et médiatement , que les autres appareils sont modifiés.

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