DU CALORIQUE
Le calorique agitsur l’économie de deux manières: diréctement par son action sur la peau, médiatement par les changemens qu’il apporte dans la pureté et la densité atmosphériques dont nous venons de parler. Il mous reste à traiter des causes qui produisent les deux autres eflets.
Les sources naturelles de la chaleur sont, à la surface du globe, l’action dés rayons solaires réfléchis ; dans sa profondeur, la température propre de ses
couches. On la produit aussi artificiellement. Toutes ces causes sont sujettes à varier. L'organisation humaine seule est douée d’une quantité de calorique propre, dort elle est la source, qui varie peu, ne descend jamais au-dessous de Æ 34 C, ne dépasse pas + 58e : c’est une des conditions de son existence.
D'HYGIÈNE. 59 Ghez lestenfans , la température est inférieure à celle des adultes : sa moyenne, chez les premiers, est de 54° 75C, etchez les seconds 36° 12. L'expérience nous apprend qu’elle augmente jusqu'à un certain point par l'accélération de la respiration, et diminue par la transpiration. Aussi, le froid comme le chaud du milieu où il vit n’ont presque aucune influence, soit en moins, soit en plus. Il n’en est autrement que dans les cadavres. AE Le calorique rayonnant fourni par le soleil est d'autant plus abondant que celui-ci est plus perpendiculaire. Sa quantité se mesure par le thermomètre, Son degréest à peu près le même dans les temps chauds des divers climats; il varie de30 à 35°C. Mais si on établit la moyenne pour une année entière, les résultatssontbien différens : elle est en France de + 12° C; et sous les tropiques , de 27°. Ce que nous disons n’est applicable qu’à ce qu’on observe dans la couche inférieure de l'atmosphère. Dès qu'on s'élève il n’en est plus de même. D’après les recherches de Saussure, dans les zones tempérées, la température décroît en été d’un degré centésimal par-cent soixante mètres de hauteur verticale , et en hyvér seulement par deux cent trente mètres. Il en est sans doute de même dans la zone torride, quoique dans des proportions différentes. Au reste, diverses circonstances que nous ExXaminerons bientôt, telles que l'exposition des lieux, la transparence de l’air, son état hygrométrique, apportent quelques variations dans cette mesure d’appréciation. FAST À ÿ = Dans les mines, la température augmente en généralavec la profondeur, dit-on, de 1° C par 30 ou 5o mètres ;tel est du moins jusqu’à présent le resultat de la majorité des expériences : car on ne peut encore décider si la chaleurest propre à la masse du globe lui-même, ou à chacune des roches ou filons qui la composent. Ainsi, en Cornouaiïlles, à 840 pieds
anglais, elle est de 24° C , ét à 540 pieds plus bas,
dans une autre mine, il est vrai, on l’a trouvée Égas lement de 240. ET di x La chaleur artificielle, lorsqu'elle est prolongée, produit sur nous des effets qui sont absolument les. mêmes que ceux qui résultent des agens naturels. Elle peut être portée à un très-haut degré. Lorsqu'elle est sèche, l’homme la supporte pendant quelque temps. On a vudes personnes s’exposer pendant plusieurs mi-. nutes à une température de 109°, et même-L1 28°C, sans éprouver de dérangemens dans leur santé.