L'ATMOSPHÈRE
Et
De l'air.— Influence des propriétés chymiques. \
Nous avons vu comment l'air devenait impropre y L4 conservation de la vie, quels étaient les degrés
Fr PER" 5 > TRE
D'HYGIÈNE. 55 de modification dans sa composition chymique compatibles avec notre conservation, enfin comment il arrivait un moment où l'individu maintenu en contactavec lui périssait asphyxié. Nous possédons à cet égard un moyen d'appréciation: excellen t : toutes les fois qu’une chandelle allumée brûle bien , etne s'éteint pas dans le milieu où on la place, nous Sommes.assurés que là l’homme peut respirer et vivre. Les qualites chymiques de l’airexercent leurinfluenee par l’acte de la respiration sur toute l’économie : ainsi, la diminution de l’oxÿgène*et la surabondance de l'acide carbonique, diminuent l'énergie circulatoire, la production de chaleur animale , la vigueur de toutes les fonctions. Lorsque Pair est pur, il en és tout autrement. Or il l’est d'autant plus que le terrain est plus élevé : car là il est plus sec, moins chargé d’émanations, et privé de l’acide carbonique, toujours emporté par sou poids dans les couches in. férieures; et dans ces lieux, quand rien ne les domine, il est constamment agité et renouvelé avant qu'il ait eu le temps de s’altérer. | La bonne influence d’un air pur sur l’économie est un fait expérinental pour tout le monde ; il convient à tous les tempéramens; il favorise la respiration, la digestion, là nutrition. Lui seul suffit pour contrebalancer les effets d'une mauvaise nourriture. Comparez les habitans pauvres des Campagnes aux ouvriers des villes : même défaut de propreté, mêmes excès dans les travaux, ordinairement habitation Également malsaine, enfin même usage d’alimens indigestes et peu nutritifs, Si le-paysan est plus robuste, a meilleur aspect que le citadin, vit davantage, il ne le doit qu’à la pureté de Pair qu’il respire. On doit conseiller cet air aux asthmatiques, aux personnes dont l'appétit et les digestions sont en mauvais état, a celles qui sont affaiblies , aux convalescens, etc. f
ll ne Couvient pas aux seuls phthisiques : chez eux il iccélère Ja mort. |
HSE | "US . ù qui ë ‘#
Influence des qualités physiques. ?
L'air agit sur l’économie par sa pesanteur et sa densité. Comme nous l'avons vu, l'une n’est pas toujours en rapport exact avec l’autre. PSE
La pesanteur de l'atmosphère exerce sur la sur. face de notre corps une pression énorme, égale, nous le répétons, à 16,000 kilogrammes. Cette pres sion est nécessaire à notre existence. : Sans elle le fluides contenus dans nos vaisseaux s’échapperaient , ! la forme même qui nous distingue cesserait d'exister. Dans nos contrées, à une hauteur de 7,000 mètres, le sang s'échappe par les muqueuses du nez, de la. bouche, des bronches, etc. — effet de la dilation del Vair sur l'économie est d'autant plus marqué que l'on s'y trouvesoumis par une transition plusrapide. Ainsi, les voyageurs qui vont visiter-les somnités des Alpes éprouvent d’abord de la difficulté à respirer, de l'ac= célération dans le pouls, ensuite ue faiblesse , une fatigue sans rapport avec l'exercice qu’ils ont fait, et cessant à l’instant où iis quittent ces lieux: 13974
Cassini se trompait en disant qu'aucun animal ne pouvait respirer au delà de 2,446 toises. On s’est élevé beaucoup plus haut; mais il est vrai quil en résulta desincommodités analogues à celles que nous venons de décrire. M: Gay-Lussac entre auires est
parvenu dans une ascension aérostatique à 3,600
toises. Cependant l'habitation des lieux élevés aus
dessus de ia mer de 2,075 mètres n’est déjà plus favo: rable à ta santé dans nos climats. Les religieux qu habitent l’hospice placéà cette hauteur sur le Saint: Gothard ne peuvent yséjourner toute l’année san: + danger; ils sont obligés de temps en temps à des ceridre dans les vallées pour rétablir Jeurs forces
D'ailleurs, l'élévation à laqueile l’homme peut vive ‘sans éprouver aucune atteinte défavorable n’est pa
absolue. Elle dépend de beaucoup de circonstance
particulières qui peuvent faire varier la densitét
id + | | Se Es 55 » l'air, et qui sout loin d’être sufisamment connues. Dans ce nombre nous devons placer sa stagnatiori causée par des montagnes environnantes, la latitude … d'où résulte l'abondance des plantes et des grands | arbres , et peut-être la plus grande hauteur de la che atmosphérique.-La plaige de Quito, à 2,908 ètres au-dessus dela mer, est bien peuplée; mais Île est en même temps riche en végétaux de toute Spèce. Mexico et son lac sont situés au fond d’une - large et feftile valléeà 2,277 mètres.
Lorsque la raréfaction de l'air , suite de sa diminution de densité, est portée à un hant degré, la respiration esb pénible, haletante; la circulation s’accéère ie° pouls devient fréquent.et fort; la fatigue est “extrême ; à peine quelques pas sont ils faits que l’in- . dividu est essoufllé et a besoin de s’arrêter et de dormir, il éprouve de l'embarras danslawtéte, suivi bien MÔôt d'éblouissemens, de vertiges. S'ilcontinue à s’éle: … ver, le sang s’échappe par la bouche, le nez, les ” orcilles, les pourhons; il éprouve des nausées, des Vomissemens et un abattement insurmontable. Un tel - état prolongé n’est pas compatible avec la vie; il est . véritablement maladif, Sur les montagnes, où l'air est moins raréfié, ce qui peut se reconnaître à ce que la végétation conserve ioute sa vigueur, les habitans présentent les caractères suivans :: Ja respiration est arge.et fréquente, la circulation rapide; le système irtériel prédomine sur le veineux; la tête est volumineuse , l'appétit vif, la digestion facile, les jambes grêles, le système musculaire développé; l’embonpoint médiocre, souvent nul. Is ont une grande nergie vitale, beaucoup de hardiesse et d'activité ; - leurs facultés intellectuelles sont développées, Mais -ces avantages qu’ils devraient à la naîture de leur - habitation sont souvent en partie neéutralisés par le - défaut du régime aliméntaire, Ainsi ; usage continu du serum du lait, de pain grossier et mal euit, de Der , arrête l'influence dela vie des montagnes, 5Y nn".
MN di Ju … SUURSUES CET 56 5 de ÉLEMENS ‘es | À et amène souvent le mélange della constitution lymphatiqueavec letempérament sanguin; maistoujours le tempérament y est plus sanguin que celui deshabitans des plaines sous la même latitude. Les maladies y sont inflammatoires et attaquent ordinairement les organes contenus daus la.cavité pectorale. Au demeurant, lorsque chez les montagnards la misère ne con- « trebalance pas les avantages de leur habitation, ils” sont robustes, et parviennent à une vieillesse avan= … cée. Des étrangers qui viendraient se fixer sur ces … hauteurs auraient beaucoup à craindre s'ils étaient. uisposés à des maladies des poumons ou à des anévrismes. ke La dilatation des couches atmosphériques dues à … la chaleur est assez faible, puisqu'elle n’est que de 0,00555 de son volume par degré du thermomètre ; mais il faut remarquer que, lorsque l’air est très-chaud, ." quoiqu'il paraisse très-sec, il contient des vapeurs M aqueuses qui diminuent de beaucoup sa densité. Les effets qui en résultent ne devraient pas être passés « sous silence; mais, comme ils se combinent avec ceux # du calorique,rils sont assez difhciles à distinguer. | Ë Nous en traiterons dans l'instant. Cependant nous : croyons. que c’est à la raréfaction de l’air qu’on doit attribuer cette difficulté de respirer, cette faiblesse presque insurmontable observée dans quelques cas 5: “on a vu des individus tomber comme asphyxiés et" pour ne plus se relever. WECA ER
Entre le sammum de,dilatation de l'air et son sum-" mum de densité tel que nous l’observons dans la cou-. che inférieure, à une température au-dessous de Zéro, M ilexiste une multitude de degrés intermédiaires mensurables. Mais, à cet égard, l'expérience physique” manque entièrement : nous sommes donc réduits à 4 ne faire connaître que les extrêmes. Quoi qu'ilensoit, dans les cas où la densité est la plus considérable, la: à respiration éprouve une action remarquable. Sous un volume donné, il y a plus d'oxygène ; les poumons
à HPRASENTE : WhCe
. D'HYGIÈNE... arr remplissent avec facilité leurs fonctions ; la chaleur animale augmente, et l'individu éprouve un sentiment marqué de force et de bien-être.