‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 33 sur 105 · INFLUENCE DU CALORIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU CALORIQUE

fi bise … L'élévation de la température n’exerce point d’action sensible sur l’économie, à moins qu’elle ne dépasse 15 ou 14° R. Elle se fait d’abord ressentir à la peau, dont elle augmente la vitalité; celle-ci devient le siége d’une transpiration considérable; elle est plus sensible ; ses vaisseaux capillaires sanguins se développent. De la surexcitation de la surface cutanée résulte l’augmentation de vitalité de l’appareil gastrique; il a plus de sensibilité et par suite plus de disposition à s’irriter 5 il supporte mal, et non sans danger, le contact d’alimens toniques et excitans ; le goût éprouve une modification analogue; il y a appétence des acides , des substances végétales, dégoût des alimens tirés du règne animal, et surtouttdes viandes noires. Le foie acquiert une activité et un volume proportionné re-marquable; la sécrétion de la bile augmente, et semble amener la coloration jaunâtre de la conjonctive. L'augmentation de sensibilité dela surface cutanée ne se borne pas là : elle agit sympathiquement sur les organes génitaux, dont la susceptibilité s’accroît ; c’est le même effet produit et observé dans toutes les affections dartreuses. En même temps, l'air respiré étantsplus dilaté, soit par la chaleur , soit par la vapeur dont il est chargé, contenant par conséquent sous un volume donné une moindre quantité dé gaz respirable, les fonctions des poumons sont moins complètes; ils sont moins développés, moins vivans : aussi les phthisiques se trouvent bien de l'habitation des pays chauds; la poitrine est plus étroite; les inspirations sont moins grandes, mais plus fréquentes ; les battemens du cœur sont plus rapprochés; le sang veineux est proportionnellement plus abondant que le sang artériel, toutes les choses égales d’ailleurs ; il i 54

Egypte, autant d'individus que pouvait le faire las

tout à l'intensité de la lumière que cet,état.est dû.

-nière surtout remarquable: je veux, parler des or

- précoce. et considérable. En résumé, c'est ce dernien

Li | AE APRES Qi > "| à EME ANNEES D TR URS à * LRATT d x 58 “ÉLÉMENS ME e est vrai qu'on a remarqué qu'ils différaient peu l'un de l’autre ;°les veines sont très-dilatées, et les artères! très-petites : de à l'abondance de varices et des hé morrhagies veineuses. C'est surtout dans les parties. sous-diaphragmatiques que le système vaseulaire estu développé. L'appareil nerveux subit aussi une modi-« fication remarqueble :sous l'influence dont il s’agit La puissance cérébrale est évidemment diminuée sous beaucoup de: rapports; mais le reste du système” jouit d’ane grande susceptibilité et d’une grande mobilité. Aussi il ya fréquence des maladies convul= sives , du tétanos , etc. F4 ti La chaleur ne s'oppose pas, comme on l'a dit, aw développement du tissu cellulaire , des glandes et de la graisse. Au contraire, ceux qui vivent à ombre dans les pays chauds, tels sont les femmes, les:ou-# vriers de professions sédentaires, les hommes XIe ches', ete., sont surchargés d’embonpoint ; les enfans qui setrouvent dans le même cas sont sujets aux sCrOx phules et au rachitis, maladies qui enlèvent, 4

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peüte-vérole chez nous. On sait combien est grand, le développement des lèvres chez les nègres , du pré?| puce dans quelques contrées d'Afrique; chez les fem=| mes on remarquesouvent l’alongement des nym phes,. la proéminence, difforme à nos yeux, des mamelles,, du ventre et des fesses ete. Le crétinisme se rencons) tre dans les vallées -chaudes du Mexique et de l'Inde; comme dans celles de la Suisse et du Jura. Ainsi, cel

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n'ést.pas à l'action immédiate de la chaleur quall

faut attribuer l'habitussec.et maigre de Ja plupart d 6

habitans des tropiques. Nous.verrons que c’est sur=)

* Iliest un appareil dont l'énergie, sous l'influence d’une:tempéraiure élevée, est augmentée d’une ma: ganes génitaux, dont l'activité est, enamême.temps,

appareillet Le système digestif qui acquièrent la pré

ä Ta FARAUR IT | pb a) TRE à D MAMAN. « 7 5 * dominance. fl est inutile de rapporter les caractères de ces deux états ,*qui ont été suffisamment décrits plus haut. Ilsse produifent également sous l'influence de la chaleur artificielle; ïl est vrai qu'ils sont moins | marqués, parce que l’action de celle-ci n’est pas aussi . constante. Les Samoièdes , et quelques autres habi- * tans du nord, qui vivent dans des huttes très-échauf- |. fées, ont une puberté précoce; les ouvriers dont la || profession exige l'emploi d’une srande quantité de caloriqte offrent: une prédominance gastrique reconnaissable , surtout aux incommodités auxquelles il sont sujets, etc. |

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