‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 35 sur 105 · INFLUENCE DE L'ÉLECTRICITÉ. F · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ÉLECTRICITÉ. F

Nous ne possédons à cet égard que des choses vagues, qui ne peuvent encore donner lieu à aucune application en hygiène. Il faudrait d’abord savoir dans quels cas les fluides qui composent le fluide naturel sont unis dans l'atmosphère, dans quels casils sont séparés, comment ils se comportent, quelle est l’action de chacun d’eux sur l’économie ; et nous n’en avons rien. . #4

| ÿ INFLUENCE DU FROID.

Nous ne devons nous occuper que du froid auquel ‘homme est habituellement exposé et peut résister ans trop d'efforts. On doit le considérer sous deux ispecis : 1° dans les effets produits par la sensation j dans son influence absolue, qui varie suivant qu'il st sec ou humide, et dont dépend Le refroidissement ucorps. | x À Les premiers effets de la sensation du froid sont une

| moment, le sang s'accumule dans les organes inté- L rieurs, les sécrétions des muqueuses internes et des L reins sont augmentées. Mais bientôt de la respiration. devenue plus grande résulte une circulation plus” active, une production de calorique plus considé-s rable; il y a réaction vers la peau, et, ces premiers! effets passés, il ne reste plus qu'un équilibre parfait \ dans l’énergie des divers organes et.des diverses fonc-" tions, équilibre qu’on observe rarement dans les” autres circonstances atmosphériques ; l'appareil res- À ‘piratoire et circulatoire jouissent de la plus grandek dose d'activité; l'appareil gastrique exige beaucoup d’alimens, et les digère bien ; lecerveau acquiert une grande puissance; l'exercice des fonctions intellec-# tuelles est facile, et ellesse ressentent de.ce sentiment, de force qui existe dans toute l’économie. La vie des l'appareil génital est seule diminuée. Il est facile de! voir que l’action du froid est totalement inverse den celle de lachaleur : il tend en effet à produire le tem pérament sanguin, et Ôte à l'appareil digestif cette

susceptibilité si redoutable, existante dans les temps, chauds, en même temps qu’il aceroit sa puissances

Aussi alors le goût indique l'usage des viandes , des. substances et des liqueurs toniques et excitantes. 4 Les bons résultats de cette sensation peuvent être altérés et même anéantis par l’état d'humidité de Vair, état douùt nous examinerons l'influence pli tard. Nous savons déjà que les conditions les plus favorables sont celles qui laissent l’homme sous Piufluence du froid seul , savoir, une température assér basse pour être sèche, et la purétéde l'air, avantages qu’on rencontre le plus constamment dans les lieux! élevess x: Ms be ia Le refroidissement du corps arrive lorsque lesin: dividus sont dans des conditions défavorables à le

PID'AVGIENE (xs

résistance, ét lorsque la température est trop basse.

L'enfance est une de ces conditions peu favorahles :

chez les enfans, en effet, le refroidissement se produit

plus facilement et plus vite qu’à toute autre époque de

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la vie. Cependant on croit le contraire en général, et

on pense que le froid est propre à leur donner des forces : c’est un préjugé auquel on doit renoncer. Il il est certain que pour la première enfance le froid est une des causes morbifiques"les plus redoutables.

- Rien n’est si évident dans la pratique de la méde-

cine, et l'expérience directe en confirme les résultats.

Il est vrai que, si les enfans se refroidissent plus vite, ils se réchauffent aussi plus facilement. 3

. Lorsqu'un homme est à jeun, à plus forte raison lorsqu'il souffre de la faim, ou qu’il n’usé que d’alimens peu nourrissans, 1l est dans une disposition qui le rend incapable de supporter. un froid qui, dans

toute autre circonstance, lui serait salutaire. En gé- . néral, les conditions les plus favorables pour résister au refroidissement sont la jeunesse, le tempérament

sanguin ou bilioso-sanguin , lesexe mâle . lé mouve- 1 2 ?

. ment, l’élat de veille, e#la puissance de la volonté.

Dans ces cas favorables, l'homme peut supporter pen dant plusieurs jours 46° C. au-dessous de zéro. Autre-

ment, àunetem pérature deux fois moins basse, comme

dans k campagne de 1812en Russie; on verrasurvenir les accidens de la congélation. Celle-ci envahit tan-

tôt une partie du corps, tantôt sa totalité. Dans le

p'émier cas, la partie, après avoir été le siége d’une

douleur cuisante, puis colorée en rouge obscur,

s’engourdit, devient insensible, immobile. froide et le) , , ?

livide. Danslesecond, le malheureux menacé éprouve des douleurs vagues * puis un frisson général, des vértiges, un penchant excessif au sommeil; s’il a le malheur d’y céder, la congélation fait des progrès plus rapides ; la respiratiorr etda circulätion, déjà ralenties', cessent entièrement. Il y a mort apparente.

On ditavoir vu cet état durer plusieurs jours. Sides

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#9 bi à Les Pa ë 7. 1 de ARE à E LA 2 à \ge 58?

4 ; . ELEMENS 4 secours ne sont pas administrés alors , la vie est pour toujours éteinte. RE

Quand un individu a une partie congelée, il doit bien se garder de l’approcher du feu : une chaleur

brusque amènerait lagangtène. Il doit la frictionner

avec de la neige; puis, au fur et mesure que la sensi-

bilité se rétablit, y appliquer des corps ou de l’eau successivement moins froide. Quand il y a mort ap-

parente , le malade doit être transporté dans un lieu dont la température ne s'élève pas au-dessus de 2° ou

30. Là, on cherche à exciter la respiration et la circulation par des frictions sur la région du cœur, sur la poitrine, sur le ventre; on insuffle de l'air chaud dans ses poumons; on irrite la gorge avec la barbe d’une plume ; on cherche à faire pénétrer dans l’estomac des liqueurs spiritueuses. Tels sont les premiers soins à administrer : le reste du traitement exige Ja connaissance de la médecine.

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